<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926</id><updated>2011-09-30T04:55:10.472-07:00</updated><title type='text'>Le XVIIe siècle</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>74</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-5001671963799312153</id><published>2008-12-05T22:01:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T22:02:06.276-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIe siècle « le siècle classique »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un "Grand siècle"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIle siècle est le siècle de l'ordre, de la grandeur et du classicIsme, sur fond d'autoritarisme gouvernemental et de pauvreté populaire. Pendant la première partie du siècle, la France domIne l'Europe par les lettres, les arts et les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle commence le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.Historiquement il commence en 1610 avec la régence de Marie de Médicis mère de Louis XIII et se termine en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV.Ce siècle est souvent appelé le siècle de Louis XIV en France .L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'avènement de Louis XIV s'établit l'ère la plus resplendissante de la monarchie absolue en France. La cour représente le plus grand centre intellectuel du pays, littérature et arts y sont associés dans le culte de la grandeur royale. La culture de la France (avec son art et sa littérature), ses acquisitions dans le domaine des sciences se trouvent à l'avant-garde de la culture, de la littérature et des arts européens. Tout comme la Pléiade, le XVIIe siècle se propose de rivaliser avec les Anciens mais il le fait avec un dessein réfléchi, avec méthode et non plus guidé uniquement par l'enthousiasme. Pour veiller aux principes, aux usages admis de la pensée et des arts de nombreuses académies sont fondées (l'Académie française — 1635, l'Académie de peinture et de sculpture — 1665, l'Académie des sciences — 1666). Le français devient la langue internationale de l'élite. Spécifiquement français, le classicisme, courant dominant du siècle, exprime le style de la monarchie absolue, nationaliste et centralisatrice. Il se répand peu à peu en Europe et impose un modèle du Beau qui se prolongera jusqu'au XVIIIe siècle. La gamme des écrivains, leur talent, leurs œuvres sont diversifiées et riches au cours du siècle, au sein même du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin).La religion s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de saint Vincent de Paul… Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansénistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;le siècle classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long et paneuropéen, est le mouvement baroque, l'autre, plus spécifiquement français et moins long (il ne dure qu'un quart de siècle), c'est le classicisme. Cependant ce courant dominant s'est imposé dans la lutte idéologique contre le baroque. Quelque chose de plus, il ne s'agit pas d'une opposition de façon absolue entre les deux formes de pensée mais plutôt d'interférences, de complémentaires, de continuité. D'ailleurs, les notes de baroque et de classicisme sont utilisées bien plus tard dans la littérature. On ne retrouve jamais la théorie achevée de ces deux courants appliquée dans une seule œuvre. Le baroque et le classicisme coexistent, y compris chez un même auteur. Ces contrastes, cette diversité, cette complexité font le charme du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'héritage humaniste a aussi donné naissance à un mouvement très controversé mais dont l'influence sera importante, le libertinage. le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux courants esthétiques avec deux tendances opposée sont à certains égards contradictoires: traduction privilégiée des émotions, déploiement parfois débridé de l'imaginaire dans le cas du Baroque, priorité à la raison et à la mesure dans les oeuvres marquées par le Classicisme. Néanmoins il est parfois difficile d'établir une frontière entre les deux mouvements.On peut en effet relever dans les deux cas des préoccupations liées au christianisme notamment l'obsession de la mort et du temps qui passe. En France, le baroque est réputé avoir eu peu d'impact. Nous proposons néanmoins à travers ces pages de constater la présence de l'esprit baroque à travers des oeuvres picturales et littéraires dont certaines figurent dans l'anthologie du Classicisme. Ces pages seront progressivement complétées. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le XVIIème est avant tout le siècle classique c’est un siècle qui aime l’ordre et qui a le goût profond de l’indépendance . le classicisme se définit surtout dans la seconde moitié du siècle . car les œuvres publiée dans la première moitié sont d’une diversité bien surprenant , puisque les thème et formes littéraires du siècle précédent persistent&lt;br /&gt;Continuation et révision de la Rennaissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle a absorbé la Renaissance avec toutes les valeurs qu'elle avait accumulées, mais il les a aussi révisées et en a fait un choix. L'humaniste du XVIe siècle est remplacé par l'honnête homme. Danser, converser, savoir briller en société, plaire, séduire, être spirituel, courtois, brave, naturel, simple, avoir une capacité d'adaptation, posséder une élégance extérieure et en même temps une vraie noblesse de cœur sont les qualités de l'honnête homme qui plaisent au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse antique redécouverte par les hommes de la Renaissance continue à exercer son influence au XVIIe siècle mais les esprits éclairés imitent l'Antiquité en appliquant la methode rationnelle et l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;À la recherche de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est inséparable des courants d'idées de l'époque. Leur importance est très grande sur le développement et l'extension de la pensée en France et sur les courants littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de René Descartes (1596-1650), le cartésianisme, devient celle de la monarchie absolue. Elle est à la base de la littérature classique par son souci d'ordre et de discipline. En érigeant le doute comme principe de son système métaphysique, Descartes arrive à sa célèbre formule «Cogito, ergo sum» (Je pense, donc je suis). De cette façon il affirme la raison comme critère de la connaissance et non pas les sentiments ni l'imagination.&lt;br /&gt;Les Jésuites, de leur côté, contribuent à la formation de la pensée du siècle et à l'élaboration du style classique. Leur philosophie est celle du stoïcisme. Les écoles jésuites apportent deux éléments essentiels dans la formation du classicisme : le goût pour les Anciens comme modèle de beauté et de sagesse (un goût fondé sur l'éducation humaniste) et la psychologie, comme deuxième élément (connaître l'homme, discuter sur lui, mesurer la puissance de ses passions et de sa volonté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jansénisme exerce une influence plutôt indirecte. Selon les Jansénistes, Dieu est une perfection infinie, entièrement maître du destin des hommes, omniprésent et l'homme est d'une impuissance totale, un néant, ce qui les oppose aux Jésuites qui laissent à l'homme une certaine liberté d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'importance idéologique de son œuvre et sa valeur esthétique Blaise Pascal (1623-1662), janséniste, exerce également une influence énorme sur son temps. Aujourd'hui encore, il continue de susciter des discussions et des interprétations très variées. Son apport pour la littérature classique c'est d'y avoir introduit le lyrisme. Quant à son plus grand mérite envers le classicisme et la littérature en général, on le retrouve dans le domaine de l'éloquence. Il a découvert que le premier principe de l'art de bien écrire est l'art de bien penser. Il recommande aux écrivains de «se refermer dans le naturel», une phase qu'on retrouve à plusieurs reprises dans ses "Pensées" et qui représente un mot clef pour l'art classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de Descartes qui luttait contre la scolastique avec les armes de la raison, Pierre Gassendi (1592-1655), matérialiste sensualiste, a choisi d'autres armes - l'expérience. Son esthétique est celle du libertinage, un mouvement de contestation des idées traditionnelles. Les libertins remettent en cause la religion, considèrent que pour comprendre l'univers l'homme doit saisir ses lois exclusivement grâce à sa raison, contestent souvent le pouvoir royal. Ce courant idéologique qui avait adopté les idées de Montaigne et surtout de Charron occupera tout le XVIIe siècle et assurera le lien avec le XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche de la vérité du monde, croyant ou non en Dieu, la raison devient la source de toute connaissance, une arme efficace pour saisir la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Écrivains et public&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand nombre d'écrivains sont issus de la bourgeoisie instruite, fait explicable parce que c'est la classe cultivée par excellence. La laïcisation est pratiquement achevée au XVIIe siècle. Par contre, les nobles, plutôt à l'écart jusque là, font irruption dans le monde littéraire. Le peuple analphabète est en fait exclu de la création ainsi que de la lecture. Le livre est encore un objet de luxe et le nombre de lecture est réduit. A côté du petit monde des «Doctes», érudits descendants des humanistes, se forme un milieu mondain qui devient par son nombre le destinataire principal de la production littéraire. Mais le développement des moyens de diffusion de la culture attire progressivement la petite bourgeoisie des villes à la lecture. Les lecteurs désargentés vont consulter les livres dans les cabinets de lecture, ancêtres des bibliothèques. Parallèlement, les colporteurs (marchands ambulants) diffusent à travers les campagnes la littérature pour le grand nombre, des almanachs et des collections populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Codification du langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relation avec les salons et les cercles littéraires, commence très tôt un mouvement de codification du langage. Le XVIe siècle s'était occupé d'enrichir la langue française pour la rendre rivale des autres langues anciennes. Les auteurs accueillaient volontiers toute invention. Le XVIIe siècle se charge de la rendre plus précieuse, de l'épurer. Il est plus exigeant et fait la différence entre l'exercice de la pensée et la pratique littéraire ainsi que l'écriture à des fins non esthétiques. L'Académie française se propose de codifier le vocabulaire, la syntaxe, la poétique. La Grammaire de Port-Royal, élaborée par les Solitaires de Port-Royal-des-Champs, fixe pour la première fois les règles grammaticales et sert de base, jusqu'à nos jours, à la grammaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la culture subisse les conséquences du centralisme politique, à la fin de la période commence à se sentir la contestation de l'imitation des Anciens et en même temps apparaissent une volonté de modernité et un désir qui tient davantage compte de l'évolution historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un parcours en quatre grandes étapes avec deux parties .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIII( 1598 - 1660 ) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;ordre et prestige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Henri IV (mort en 1610) donne à la France paix et prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, Richelieu (mort en 1642), lucide et intransigeant, puis Mazarin (mort en 1661), diplomate et insinuant, établissent solidement la royauté absolue en bridant les protestants et les nobles, dont la Fronde (1642) est la dernière velléité d'indépendance. Le roi est très puissant : tout le monde a les yeux fixés sur Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les salons s'impose l'idéal de l'honnête homme : à la recherche d'une élégance physique et morale, cultivé, sociable, aimable, il tend par tous les moyens à se perfectionner toujours davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la langue française et sa littérature, Richelieu fonde l'Académie française en 1635. Il organise ainsi en corps constitué une assemblée de bourgeois qui se regroupaient hebdomadairement pour parler littérature et lire leurs productions. Le but de cette assemblée placée sous la protection du Cardinal est de perfectionner la langue française, notamment en composant des instruments de référence : un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique, une poétique. Le besoin d'ordre qui domine tout le siècle apparaît dans un ouvrage de l'académicien Vaugelas (1585-1650), Remarques sur la langue française (1647), destiné à fixer le bon usage (« celui de la plus saine partie de la cour»), en affaiblissant le mauvais usage ou usage populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre, le besoin d'ordre et de rigueur trouve son expression dans une contrainte - le dramaturge doit respecter la règle des trois unités - lieu, temps et action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La période Baroque(1598-1630)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est période historique située entre la Renaissance et le classicisme, période placée sous le signe de l'irrégularité, du spectaculaire, de la métamorphose, de l'éphémère, de l'illusion et de l'identité vacillante. Le baroque est né en réaction contre l'austérité protestante. Il est attaché à une conception d'un monde instable, d'un monde en transformation incessante. Ce courant est avide de liberté et ouvert à la complexité de la vie. c’est un style architectural qui s’est développé du XVI au XVIIème siècle , caractérisé par la liberté des forme et la profusion ornements qui est à l’opposé du classicisme . Le Baroque accompagne ainsi le développement d'une spiritualité nouvelle en France qui se définit à partir du Concile de 30 (1545-1563) en réaction au protestantisme qui prône un art plus sobre, plus sévère et se caractérise par une exubérance au service de la foi catholique. ". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les caractéristiques du baroque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n'est définitif. L'univers n'est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change. Il est, par exemple, très sensible à la nature, parce que, pour lui, les modifications qu'elle subit, la succession des saisons, sont des signes palpables de ces transformations incessantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme baroque refuse de s'enfermer à l'intérieur de lui-même. Il est largement ouvert sur l'extérieur. Il aspire à s'emparer de toutes les expériences qui s'offrent à lui, à les utiliser pour son épanouissement comme remèdes à l'aliénation. C'est pourquoi les romans de l'époque sont emplis d'événements et se déroulent dans des lieux multiples et divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baroque rejette l'absolu : il ne croit pas en des vérités définitives, mais pense au contraire que tout relève des apparences. Ce qui compte pour lui, n'est pas ce qui est, mais ce qui paraît être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le goût de l'ornement, voire de la surcharge, l'attirance pour le mouve ment et pour la ligne courbe, le culte du lyrisme et du pathétique, la recherche du concret manifeste dans l'emploi des images autant de traits qui donnent à l'expression baroque une grande sensualité.&lt;br /&gt;La pensée libertine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot libertinage ne désigne pas, comme aujourd'hui, la pratique de moeurs dissolues. Il s'applique à un mouvement de contestation qui refuse l'idéologie dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libertins partent d'une conception philosophique, le matérialisme, qui explique tout à partir de la matière. Ils contestent Dieu. Ils remettent ainsi en cause la validité d'une société et d'une monarchie dont le pilier principal est la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La morale des libertins s'inscrit dans cette perspective : Dieu n'existant pas, l'homme doit réaliser son épanouissement sur cette terre, recher cher les plaisirs offerts par la nature, mais avec une certaine modération dictée par la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque et troubles politiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1598 à 1630 à la fin du régne d’Henri IV ( 1598 – 1610 ), puis sous la régence de Marie de Médicis et durant la première partie du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) c’est le temps de l’instablité. La remise en ordre du pays ets longue et difficile . le conflit religieux , qui continue à couver sous la cendre , est sans cesse prét à se rallumer. C’est là une situation propice à l’épansouissement du baroque , au triomphe d’une literature marquee par la démesuré, à l’écoute de la diversité de la vie , telle que la pratiquent le poète Théophile de Viau ( 1590 – 1626 ) , ou les romanciers Honoré d’Urfé ( 1567 -1625 ) et Charles Sorel ( 1602 – 1674 ) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Henri IV meurt assassiné en 1610, et Louis XIII (1610-1643) prend sa succession, après la Régence&lt;br /&gt;-troubles politiques, guerres de religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;revendication de la liberté de l’art&lt;br /&gt;attirance pour l’excès&lt;br /&gt;expression de la fantaisie et de l’imagination&lt;br /&gt;monde en évolution&lt;br /&gt;refus des absolus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;en même temps, Malherbe remet en cause le baroque et prône la modération et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;d’où une autre période qui va se fonder sur le culte de la raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Roman :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Guez de Balzac, Honoré d’Urfé, Charles Sorel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Théophile de Viau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du baroque au classicisme (1630-1661)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Vers la normalisation et le classicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1630 – 1661 , à la fin du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) et sous la règence d ‘ Anne d ‘Autrriche ( 1643 – 1661 ) , voient la persistance des troubles . Mais , à partir de 1630 , grace à la consolidation du pouvoir du minstre Richelieu, la situation , malgré de nombreux soubresauts , commence à se rétablir , l’autorité de l’état tend à s’affirmer.&lt;br /&gt;Après la mort de Richelieu , en 1642 , son action sera Mazarin , Durant cette période contrastée , le baroque continue à exercer son emprise sur la literature , notamment par le biais de la préciosité et du burlesque . Mais une aspiration à la raison et une recherche de la perfection cautionnée par la vérité , qui étaient déjà sensibles chez François de Malherbe ( 1555 - 1628 ), se développent , en particulier , dans les oeuvres de René Descartes ( 1596 – 1650 ) , de Blaise Pascal ( 1623 - 1662 ) et de Pierre Corneille ( 1606 - 1684 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : cette volonté de normalisation se précise avec la volonté d’unification de la France ; moins de troubles, la monarchie absolue s’installe de plus en plus : fin du règne de Louis XIII (1630-1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les nobles cherchent à retrouver le pouvoir&lt;br /&gt;-le pouvoir royal s’appuie sur la bourgeoisie et le développement économique de la France&lt;br /&gt;-après 1643 : la Régence d’Anne d’Autriche (mère de Louis XIV) dure jusqu’en 1661 ; le pouvoir est affaibli par la Fronde notamment (1648-1652)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité est une mode née en 1654, qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes.&lt;br /&gt;Il existe quatre formes de la Préciosité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. la Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. la Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d'un tour original, métaphores, périphrases...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. La Préciosité du goût ; mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "précieux" existe dès le XIIème siècle dans son sens actuel de « valeur, rareté ». Dès le XIVème, il se double d'un autre sens, et désigne certains manèges de la féminité « les manières affectées ». Disons que strictu sensu, ce terme doit être réservé à un phénomène social et littéraire qui émerge entre 1650 et 1660. La principale caractéristique - qui sera développée ci-dessous - est : La volonté d'épuration des mœurs, de la vie amoureuse et du langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;-littérature pré-classique : 2 types d’écrivains :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;exhubérants : Scarron, le Roman Comique&lt;br /&gt;rationnels : Pascal, Descartes : en quête de vérités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance du Baroque : Scarron, Voiture (poésie précieuse dans les salons) et le roman réaliste : Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIV( 1661 - 1685 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;étonnement et éblouissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Louis XV étonne l'Europe et l'éblouit de l'éclat de sa cour, une architecture grandiose et imposante voit le jour, En 1665, sur les plans de Mansart, on achève le Val-de-Grâce, à ParisHarcicuin- Mansart, à qui on doit les Invalides, dirige les agrandissements du palais de Versailles, dont Le Nôtre dessine les jardins, En peinture, c'est le règne de Lebrun, Poussin et Philippe de Champaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;mouvements d'idées au XVIle Siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le jansénisme. Mouvement intellectuel et religieux, le jansénisme a une bible, publiée en 1640 - un ouvrage posthume de Jansénius (ou Jansen), évêque d'Ypres. Dans l'Augustinus, Jansénius avance la thèse que la volonté humaine n'est jamais libre, et que la grâce du salut n'est accordée par Dieu qu'à un petit nombre d'élus : les prédestinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lieu d'élection du jansénisme en France est un couvent de femmes situé aux environs de Paris, dans la vallée de Chevreuse, Port-Royal. L'abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld et son frère, surnommé le grand Arnauld, propagèrent la doctrine et accueillirent des religieux et des laïcs désireux de suivre l'enseignement janséniste, et de vivre conformément à ses règles : les « Solitaires » ou les « Messieurs» de Port-Royal. Les Jésuites s'opposèrent à cette doctrine et l'histoire de Port-Royal est entrecoupée de querelles et de persécutions : emprisonnement en 1638 d'une haute figure du jansénisme, Saint-Cyran, surveillance policière des religieuses qui ont refusé de signer un document désavouant Jansénius, etc. En 1705, la situation se dégrade ' elle aboutira en 1709 à la dispersion définitive des religieuses, et, en 1712, à la destruction des bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pensée janséniste eut une influence profonde sur la littérature : elle domine l’œuvre de Pascal, elle marque celle de Racine et laisse son empreinte dans les oeuvres de Madame de La Fayette, Boileau et La Bruyère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mouvement libertin. Ce courant est lié à une crise d'incrédulité qui éclate au début du XVI le siècle, le poète Théophile de Viau, par exemple, appartient à ces esprits qui avancent que 1 univers n'est pas régi par Dieu mais par une force inconnue, Théophile de Viau sera banni puis emprisonné Autre penseur libertin célèbre, Gassendi (1592-1655) ressuscite le courant épicuriste, la doctrine du philosophe Épicure, né à Athènes (ou s 8~n0s) en 341 et mort à Athènes en 270 av J -C Il réunit autour de lui des lettrés épris de philosophie qui pourchassent la sottise et la superstition et se réunissent chez les frères Dupuy. Quand le cercle des frères Dupuy disparaît en 1655, la pensée libertine apparaît dans le cercle de grands seigneurs comme Conti, Condé, Gaston d'Orléans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le quiétisme. Le quiétisme est une doctrine qui interprète le catholicisme dans un sens mystique. Cette doctrine se fonde sur l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila. C'est Madame Guyon, auteur d'ouvrages de dévotion, qui propagea le quiétisme dans un texte qu'elle publia en 1689 - Le Moyen court et très facile de faire oraison, vive louange de l'oraison,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amie de Madame de Maintenon et de Fénelon, Madame GuVon fit du prosélytisme, et des prélats hostiles à sa doctrine procédèrent à une analyse minutieuse de son oeuvre Madame Guyon fui mise en état d'arrestation et Fénelon, partisan de Madame Guyon, s opposa à Bossuet qui avait été son MaÎtre et son ami&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;La période Classique (1661-1680)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le classicisme est un mouvement à la fois typiquement français et très court. Le but premier de ce mouvement est de concevoir une harmonie dans les approches esthétiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un homme soumis à la fatalité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monde classique est donc un monde qui dépend de règles de fonctionnement très strictes. Il en est de même de l'homme qui apparaît profondément aliéné, soumis à son destin imposé par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étroitement subordonné à la fatalité qui, inexorablement, malgré ses efforts, le conduit à sa perte : tels se révèlent les personnages du théâtre de Racine qui sont dans l'incapacité de faire un choix, d'imposer leur volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie : la décadence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En accordant une place prépondérante à la raison, la période précédente mettait déjà gravement en danger la poésie. La décadence s'accentue. La volonté d'instruire l'emporte sur l'inspiration lyrique; la véritable poésie cède au prosaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman : la remise en cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman subit lui aussi, une grave crise d'identité. Le rejet de l'idéalisme, la remise en cause du roman historique débouchent sur une tendance à la parodie des thèmes traditionnels et sur une conception réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre : la stagnation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période est caractérisée par le maintien de la tradition théâtrale précédemment établie. Les efforts d'innovation ne sont guère impor tants. Le genre comique accentue encore sa prééminence au détriment de la tragédie qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du règne de Louis XIV, marquée par l'austérité des moeurs et par les attaques contre les spectacles, n'est pas propice au développement du théâtre qui ne se renouvellera que plus tard, avec Marivaux et Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis XIV commence véritablement à régner à partir de 1661. La politique qu'il mène jusqu'à sa mort, en 1715, a pour objectif la centralisation du pouvoir. Pour y parvenir, il restreint les prérogatives du Parlement ainsi que les privilèges du clergé. Mais il domestique également la noblesse en la rassemblant autour de lui. L'esthétique classique, qui se développe alors, est étroitement liée à ce projet. Les pensions royales accordées aux artistes s'inscrivent dans cette stratégie qui impose bientôt la norme du bon goût. La littérature de la seconde moitié du XVIIe siècle est donc fortement influencée par les options politiques de ce roi qui prend le soleil comme symbole de son autorité. Ainsi, les "privilèges du roi", nécessaires à toute publication sous peine de poursuite, agissent comme un organe de censure. Mais la vie littéraire est également marquée par les tensions religieuses qui persistent. Une politique de plus en plus répressive est menée à l'égard des protestants. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, leur interdit d'exercer leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume de discerner durant le XVIIe siècle le développement de deux tendances opposées : le baroque et le classicisme. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle baroque l'esthétique du début du XVIIe siècle. Emprunté au vocabulaire de la joaillerie, où il désigne une pierre aux contours irréguliers, cette notion imprécise est caractérisée par le goût du mouvement, de l'abondance décorative, du fragment, du possible, de la ligne courbe, du mystère, du tragique, voire du morbide. En littérature, il regroupe des auteurs aujourd'hui peu lus comme Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, ou Racan, mais aussi le Corneille des comédies. Ce courant rencontre un grand succès auprès des lecteurs qui y trouvent peut-être un exutoire aux troubles et aux incertitudes de leur époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En architecture et en musique, le baroque bénéficie de la Contre-Réforme que l'Église met en place pour lutter contre la propagation du protestantisme. L'art religieux devient à cette occasion fastueux et édifiant. Mais, en littérature, il est surtout influencé par les grandes découvertes qui remettent en cause tout ce qui était jusqu'à présent admis comme des vérités. La place accordée à l'individu lui-même, la relativité des coutumes et des mœurs en fonction des pays, et les découvertes astrologiques sont autant d'éléments qui trouvent un écho dans la littérature baroque. Le courant libertin, qui rassemble les libres penseurs et ceux qui s'opposent à l'Église, s'inscrit dans cette perspective. Il attire ceux qui, comme Théophile de Viau ou Cyrano de Bergerac, défient les croyances et les certitudes. Cette littérature, qui tend à devenir une littérature d'idées, annonce celle du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au désordre baroque succède un mouvement de réaction qui, accompagnant la reprise en main politique qui suit la période de la Fronde, témoigne d'un souci d'épurement. On a pris l'habitude, depuis le XIXe siècle, de désigner cette réaction qui triomphe avec le pouvoir absolu du Roi-Soleil, sous le nom de classicisme littéraire. Il rassemble ce qui relève du respect de l'ordre, d'une valorisation de l'esprit rationnel, de l'idéal de beauté, de la construction régulière, de l'harmonie, et de la transparence. Il correspond à la volonté d'édifier des règles de l'art, de codifier la poésie, et de perfectionner l'usage de la langue grâce à des instruments comme le Dictionnaire, dont la réalisation est confiée à l'Académie française que Richelieu fonda en 1635. Ce courant bénéficie de la politique fédératrice de Louis XIV, et regroupe des écrivains comme Malherbe, Madame de Lafayette, Bossuet, La Fontaine, Boileau, Racine, ou encore Fénelon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir des années 1660, la littérature développe de plus en plus une tendance moralisatrice. Les Satires (1665) de Boileau font preuve, derrière l'acidité de certaines descriptions, d'une portée moralisatrice évidente. Son Art poétique, publié en 1674, témoigne de cette propension du classicisme à lier morale et codification de la littérature. Cette tendance moralisatrice, qui trouve son expression la plus achevée dans l'œuvre d'un La Rochefoucauld, est à rapprocher du mouvement intellectuel et religieux que fut le jansénisme. L'œuvre dont le jansénisme s'inspire est l'Augustinus (1640) de Jansénius, où sont développées deux thèses principales : la volonté humaine n'est plus jamais libre de tout tenter pour obtenir le salut (liberté perdue depuis le péché originel, qui inflige à chaque être humain, dès sa naissance, la damnation éternelle), et ce salut est seulement accordé, arbitrairement par Dieu, à un petit nombre d'élus, contrairement à ce que soutiennent les jésuites, autres catholiques aux yeux de qui un comportement d'une piété exemplaire permet d'obtenir le salut. Établi à Port-Royal, l'influence de ce courant est manifeste dans l'œuvre de Pascal ou de Racine. D'une manière générale, le jansénisme fut essentiel au développement de la littérature "classique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de préciosité qui connaît un grand succès auprès de l'aristocratie, relève également de cet esprit classique. Il engendre l'idéal de la finesse de l'esprit, de la maxime habilement tournée, de l'élégance et de la distinction du langage, et permet aux femmes de rentrer dans la vie littéraire grâce au phénomène social que sont les salons, comme par exemple, celui de la marquise de Rambouillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La génération classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1661 à 1685, se construit la monarchie absolue . Louis XIV , après la mort Mazarin ( 1661 ) , gouverne par lui-méme et élabore un systeme fondé sur l’ordre et la concentration des pouvoirs . c’est alors que fleurit toute une génération d ‘écrivains – Molière ( 1622 – 1673 ) , Jean Racine ( 1639 – 1699 ) , Madame de la Fayette ( 1634 – 1693 ) , Nicolas Boileau ( 1636 – 1711 ) , etc – qui , sous leur diversité , ont en commun le goût pour une littérature tempérée , équilibrée , reposant sur des règles précises de construction . c’est le triomphe des norms , l’affirmation de ce qu’on appelle le classicism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; monarchie absolue : 1ère partie du règne de Louis XIV&lt;br /&gt;-littérature classique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-le pouvoir renforce son regard sur la culture par la création de l’Académie française et par l’attribution de pensions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-traits communs : ils ont des règles d’écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;absolu&lt;br /&gt;idéal&lt;br /&gt;vérité&lt;br /&gt;richesse d’idées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Corneille, Racine, Molière&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Guilleragues, Furetière, Mme de la Fayette&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Fontaine , Boileau&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Rochefoucauld , Bossuet, Mme de Sévigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;CORNEILLE (Pierre), 1606-1684&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille est né en 1606 à Rouen dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fait ses études au collège des jésuites puis, entre 1622 et 1624, reçoit un formation juridique qui lui permet d'obtenir deux offices d'avocat du roi qu'il conservera jusqu'en 1650. À l'occasion d'une aventure sentimentale, il écrit Mélite ou les fausses lettres, comédie qui sera jouée au théâtre du Marais en 1629, et dont le succès l'incitera à poursuivre dans cette voie. En 1633, il est introduit par Richelieu auprès d'un groupe de cinq dramaturges, mais, de nature indépendante, il s'en détourne et écrit en 1635 sa première tragédie, Médée, qui ne remporte guère de succès. Aussi revient-il à la comédie en écrivant en 1636 L'Illusion comique. La même année, la lecture de Las Mocedades del Cid, comédie espagnol de Guilhem de Castro, lui inspire le sujet du Cid, pièce qui connaît un incroyable succès et engendre une querelle entre partisans et détracteurs de la pièce. À l'issue de celle-ci, Corneille s'écarte du théâtre pendant trois ans. En 1640, il présente Horace, puis en 1642 Cinna, tragédies respectueuses des règles de l'art dramatique dont on lui avait reproché de faire l'économie dans ses œuvres précédentes. Entre 1643 et 1650, Corneille explore de nouvelles voies et renouvelle son théâtre avec des œuvres comme Polyeucte (1643), Le Menteur (1644), Rodogune (1645), ou Don Sanchez d'Aragon (1650). Il est élu à l'Académie française en 1647. En 1651, il remporte un grand succès avec Nicomède, mais l'échec de Pertharite, l'année suivante, lui fait abandonner pour un temps l'écriture dramatique pour se tourner vers la composition d'œuvres de piété, et d'écrits théoriques comme les Discours sur l'art dramatique. En 1658, Fouquet, surintendant des Finances, lui octroie une pension et lui commande une œuvre, Œdipe, qui met fin à sa retraite. De 1659 à 1674, il compose onze nouvelles pièces dont Attila en 1667, et Suréna en 1674. Mais la faveur du public se tourne vers Racine, et, en 1674, Corneille quitte définitivement le théâtre alors que ses dernières œuvres connaissent un regain d'estime. Il meurt à Paris en 1684.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abondante production de Corneille (trente-trois pièces en tout) explore plusieurs veines dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie tout d'abord, avec des œuvres comme Mélite ou l'Illusion comique. C'est par elle qu'il se fit connaître en renouvelant un genre auparavant inexploité. Il y montre un souci de réalisme qui, associé à la fantaisie baroque de certains passages, donne à ces œuvres un ton jusque là absent de la scène théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la tragi-comédie, avec en particulier Le Cid qui marque un tournant dans la carrière de Corneille. En effet, dans Le Cid se dévoile le goût de Corneille pour l'étude des conflits de sentiments humains, thème qui caractérisera toutes les tragédies du XVIIe siècle. Corneille emprunte la trame narrative tragique de l'amour rendu impossible pour des raisons d'honneur, mais en propose un dénouement heureux. Chimène et Rodrigue s'opposent et s'aiment dans un même élan, permettant au récit de multiplier les retournements dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la tragédie, qui fut le genre de prédilection de Corneille. Le thème du pouvoir ou de la faiblesse de la volonté de l'homme dans sa quête de la gloire est présent dans la plupart d'entre elles. Dans les scènes les plus intenses, le héros cornélien est face à un choix : laisser ses passions devenir maîtresses de sa raison, ou, au contraire, parvenir à s'imposer la conduite correspondant à son rang et à ses devoirs. Chez Corneille, les personnages décident toujours de leur destin. Dès Le Cid, Rodrigue et Chimène souffrent avant de se résoudre à obéir à la raison. Dans les tragédies suivantes, ces dilemmes s'intensifient. Pourtant, tous les personnages ne sont pas en proie à ces souffrances : Horace ou Don Diègue sont, par exemple, animés d'une froideur aveugle à tout sentiment. Enfin, d'autres, comme Prusias dans Nicomède, s'abandonnent à leurs sentiments les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille oppose ainsi aux valeurs nobles que sont la gloire, le devoir et le mérite, les travers que sont l'ambition et la haine. La portée morale de cette opposition thématique est donc l'un des aspects d'une œuvre qui cherche autant à plaire qu'à instruire. Par ailleurs, le recours à de grands événements historiques permet à Corneille de traiter des problèmes politiques de son temps de façon détournée. Le tragique cornélien aborde ainsi en filigrane les droits et les devoirs du roi et de ses sujets. Ses dernières tragédies auront une portée de plus en plus en plus pessimiste : les personnages qui luttent pour le pouvoir absolu ne peuvent susciter aucune admiration, et ce sont pourtant eux qui triomphent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Mélite ou les Fausses Lettres (1629).&lt;br /&gt;• La Place Royale (1634).&lt;br /&gt;• L'Illusion comique (1636)&lt;br /&gt;• Le Cid (1636).&lt;br /&gt;• Horace (1640).&lt;br /&gt;• Cinna (1642).&lt;br /&gt;• Polyeucte (1643).&lt;br /&gt;• Le Menteur (1644).&lt;br /&gt;• Rodogune (1645).&lt;br /&gt;• Don Sanchez d'Aragon (1650).&lt;br /&gt;• Nicomède (1651).&lt;br /&gt;• Attila (1667).&lt;br /&gt;• Suréna (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;MOLIÈRE (Jean-Baptiste Poquelin dit), 1622-1673&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1622 à Paris, dans une famille bourgeoise, Jean-Baptiste Poquelin fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). En 1642, il obtient une licence de droit à Orléans, mais sa vocation de comédien lui fait abandonner son milieu social pour fonder en 1643, avec la famille Béjart, l'Illustre théâtre. La troupe ne tarde pas à faire faillite face à la concurrence du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et du théâtre du Marais. De 1646 à 1658, Molière part faire des tournées en province. Il écrit ses premières farces en s'inspirant des principes de la commedia dell'arte italienne. À partir de 1650, la troupe de Molière est protégée par le prince de Conti. Molière compose ses deux premières comédies en cinq actes et en vers : L'Étourdi (1654) et Le Dépit amoureux (1656). En 1658, il retourne à Paris où il joue devant le roi Nicomède de Corneille, suivi de l'une de ses farces, Le Docteur amoureux. Celle-ci connaît un vif succès, et Molière obtient la salle du Petit-Bourbon. L'année suivante, il présente Les Précieuses ridicules dont le très bon accueil lui vaut ses premiers ennemis. En 1661, la "troupe de Monsieur" s'installe au Palais-Royal. Après l'échec de sa comédie héroïque, Dom Garcie de Navarre, Molière présente L'École des maris qui lui permet de regagner l'estime du public. La même année, il répond à une commande de Fouquet en composant Les Fâcheux. Mais c'est en 1662 qu'il obtient son plus grand triomphe avec L'École des femmes. Le roi lui accorde alors une pension. Les attaques contre lui s'intensifient et il y répond en 1663 par L'Impromptu de Versailles. En 1664, Le Tartuffe, ainsi que Dom Juan, font l'objet d'une "cabale" des dévots de la Compagnie du Saint-Sacrement. Malgré le soutien de Louis XIV, il doit sans cesse lutter pour que ses pièces puissent être jouées. En 1666, il présente Le Misanthrope qui n'obtient pas les faveurs du grand public. Entre 1666 et 1668, Molière compose plusieurs fantaisies poétiques comme Amphitryon ou George Dandin. Nommé intendant des spectacles royaux, Molière compose sur commande plusieurs comédies-ballets dont Le Bourgeois gentilhomme et Psyché, qu'il écrit en collaboration avec Corneille, sur une musique de Lulli. En 1671, il renoue avec la farce en composant Les Fourberies de Scapin, et compose, l'année suivante, Les Femmes savantes qui reçoit un accueil chaleureux. Mais la santé de Molière, déjà mise à l'épreuve depuis plusieurs années, se dégrade, et il meurt en 1673 lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Molière témoigne d'une grande continuité. Une pièce tardive comme Les Fourberies de Scapin, par exemple, adapte les registres de la farce française et de la commedia dell'arte qui caractérisaient ses premières œuvres. Toujours soucieux des goûts du public, Molière cherche l'efficacité avant tout. Il utilise donc tour à tour différents registres dramatiques : il peut tout aussi bien faire rire, que rentrer dans des polémiques pour défendre son style, ou encore peindre les mœurs de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son œuvre s'attache surtout au genre de la comédie et lui apporte ses lettres de noblesse. Ses comédies sont riches d'une vérité qui jusqu'alors faisait défaut à ce genre théâtral. Elles témoignent d'un sens de l'observation que Molière a pu aiguiser aussi bien au contact de bourgeois ou des "petits marquis" de province, qu'à la Cour de Louis XIV. Cette réutilisation de tout ce que la vie peut lui apporter se retrouve également sur le plan proprement littéraire : Molière puise partout, aussi bien chez les Latins que chez d'autres auteurs, comme Rotrou, Scarron, ou Cyrano de Bergerac. Cela lui a parfois valu le reproche de plagiat. Par ailleurs, il privilégie les trames narratives simples, et ne se soucie guère du dénouement. Le déroulement de l'intrigue de ses comédies recourt à des procédés comiques qui peuvent porter aussi bien sur les actions de ses personnages, que sur leur manière de s'exprimer, ou encore sur des situations burlesques. Même des pièces plus graves comme Dom Juan, ou Le Misanthrope, contiennent des passages drôles utilisant de tels procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de Molière sont des êtres à mi-chemin entre le personnage-type du théâtre comique et la peinture de caractère. Harpagon correspond au type de l'avare, et Tartuffe à celui du faux-dévot. Toutefois, la démesure d'Alceste, et l'égoïsme de Dom Juan, sont quant à eux associés à un art de la nuance qui leur confère une réelle densité psychologique. Ainsi, les personnages se rapprochent plus ou moins de la vie réelle en fonction de la portée générale que Molière veut donner à ses pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée que la nature est à la fois bonne et raisonnable traverse toute l'œuvre de Molière. C'est là une morale du bon sens et du juste milieu qui va de paire avec une condamnation des artifices. Molière reprend à son compte la devise latine, mais tardive de la comédie : "Elle corrige les mœurs par le rire" (castigat ridendo mores). Il conçoit ainsi la comédie comme un art capable de lutter contre les travers de l'homme. Mais le portrait de personnages en proie à une obsession, et qui, à cause d'elle, perdent toute lucidité, ne conduit pas pour autant à une morale édifiante. Au contraire, cette portée morale témoigne d'une volonté farouche de défendre l'esprit libre de la jeunesse contre l'ordre autoritaire et sclérosant de leurs aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Médecin volant (1645-1650).&lt;br /&gt;• La Jalousie du Barbouillé (1645-1650).&lt;br /&gt;• L'Étourdi (1654).&lt;br /&gt;• Le Dépit amoureux (1656).&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1659).&lt;br /&gt;• L'École des maris (1661).&lt;br /&gt;• Les Fâcheux (1661).&lt;br /&gt;• L'École des femmes (1662).&lt;br /&gt;• L'Impromptu de Versailles (1663).&lt;br /&gt;• Le Tartuffe ou l'Imposteur (1664-1669).&lt;br /&gt;• Dom Juan ou le Festin de Pierre (1664).&lt;br /&gt;• Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666).&lt;br /&gt;• Le Médecin malgré lui (1666).&lt;br /&gt;• L'Avare (1668).&lt;br /&gt;• Le Bourgeois gentilhomme (1670).&lt;br /&gt;• Les Fourberies de Scapin (1671).&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672).&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;PASCAL (Blaise), 1623-1662&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal fut à la fois savant, philosophe et écrivain. À l'âge de 19 ans, il inventa une machine arithmétique avant d'entreprendre des études sur le vide et la pesanteur de l'air, sur le calcul des probabilités, sur le calcul infinitésimal, et sur l'analyse combinatoire. Après avoir été tenté par la vie "mondaine", c'est-à-dire ancrée dans le monde quotidien, il se tourne vers la religion à la suite de l'expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654. Il prend le parti des jansénistes dans la querelle qui les oppose aux jésuites à propos de la condamnation d'Antoine Arnauld par la Sorbonne. Ce dernier est accusé d'hérésie pour avoir nié la présence (question de fait) des cinq propositions condamnés par le pape et extraites de l'Augustinus de Jansénius. Il avait cependant reconnu le caractère condamnable (question de droit) de ces propositions. Pascal publie, entre janvier 1656 et mars 1657, les dix-huit Lettres provinciales sous le pseudonyme de Louis Montalte. À partir de 1656, il entreprend le grand projet d'une "Apologie de la religion chrétienne", mais meurt le 19 août 1662 en laissant cet ouvrage inachevé. Une publication posthume de ces fragments est établie en 1670.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son activité scientifique (Traité des sons en 1634-1635, Essai sur les coniques en 1640, Traité du vide en 1651), Pascal est l'auteur de textes parfois polémiques où se mêlent son "esprit de géométrie" et son "esprit de finesse". Les lettres dites Provinciales témoignent de sa maîtrise parfaite de l'art de la polémique. Sa verve s'illustre ici dans la controverse religieuse opposant jansénistes et jésuites, notamment sur le problème de la casuistique, partie de la morale chrétienne portant sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur la question de savoir si la rémission des péchés est, ou non, indépendante des remords. Mais, par-delà cette polémique sur des questions théologiques précises, Pascal reprend à son compte l'enjeu du jansénisme qu'est l'articulation entre trois notions fondamentales : la prédestination, le libre arbitre, et la grâce. Déchu de son libre arbitre depuis le péché originel, l'homme ne peut espérer le salut que par la grâce arbitraire de Dieu (prédestination gratuite). C'est en abordant ces questions soit de façon directe, soit détournée, que Pascal s'oppose aux jésuites pour qui les fidèles sont en mesure de gagner la grâce divine en témoignant d'une ferveur religieuse suffisante. Mais Pascal ne répond pas par un traitement théologique. Ses attaques contre les jésuites, qu'il déclare hérétiques, procèdent d'une manière tour à tour philosophique, ironique, et rhétorique. Certaines formules sont frappantes, et il ne craint pas de tronquer parfois des citations afin de renforcer son argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, la famille de Pascal a conservé tous les textes portant sur la religion. En 1710-1711, l'abbé Louis Perier a rassemblé l'ensemble composite de ce projet d'une "Apologie" et établi le Recueil original des Pensées, recueil de 958 fragments aux longueurs très inégales. Le désordre de ces feuillets a donné lieu à plusieurs éditions où les fragments sont agencés de manières différentes (éditions Brunshvig, Chevalier, Michaut, Lafuma). Toutefois, nous admettons que les Pensées sont composées de deux parties qui se succèdent selon une logique argumentative simple : "Misère de l'homme sans Dieu", et "Félicité de l'homme avec Dieu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette œuvre s'adresse à un libertin, c'est-à-dire à un impie. Elle se caractérise par un style qui n'est plus polémiste, comme dans les Provinciales, mais apologiste, voire mystique lorsque Pascal succombe à l'élan de sa foi. Elle a pour objet de susciter une inquiétude chez l'homme en évoquant toutes les questions auxquelles il est, par nature, incapable de répondre. Car son imagination, sa vanité, ses opinions ou ses coutumes l'égarent et le font se détourner de sa condition. Plutôt que de s'en détacher et revenir au problème de son existence, il se "divertit" afin d'oublier sa misère. Cette situation tragique ne nous laisse plus d'autre choix que de parier sur l'existence de Dieu. Nous sommes obligés de parier puisque nous sommes "embarqués". Mais ce n'est la qu'un premier pas. La raison doit nous conduire jusqu'à la religion elle-même, jusqu'à l'orthodoxie catholique, puis céder la place à la foi, à l'adhésion du cœur, qui "a ses raisons que la raison ne connaît pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et sur Montaigne (1655).&lt;br /&gt;• Les Provinciales (1656-1657).&lt;br /&gt;• Pensées (édition posthume, 1670).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;RACINE (Jean), 1639-1699&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orphelin dès son plus jeune âge, Racine fait ses études aux "Petites Écoles" de Port-Royal, où il subit profondément l'influence des idées jansénistes. En 1661, il tente en vain d'épouser une carrière ecclésiastique. Il s'installe deux ans plus tard à Paris, où il rencontre La Fontaine. En 1664, il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière, et confie l'année suivante, Alexandre aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. En 1666, il rompt avec Port-Royal qui voit d'un mauvais œil les débuts de sa carrière littéraire. Commence alors une période de dix ans où il compose de nombreux chefs-d'œuvre comme Andromaque en 1667, qui fut un triomphe, Les Plaideurs en 1668, sa seule comédie, puis Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, et Bajazet en 1672. En 1673, il est reçu à l'Académie française et anobli. Il compose, la même année, Mithridate. En 1674, il noue une solide amitié avec Boileau et compose Iphigénie. Il épouse Catherine Romanet en 1677 et compose Phèdre. Cette dernière pièce fit l'objet d'une cabale, mais qui ne parvint pas à porter ombrage à la gloire de son auteur. Malgré son succès aussi bien à la Cour qu'auprès du public, Racine prend ses distances avec le théâtre pour se consacrer à la charge d'historiographe du roi. Réconcilié avec ses maîtres de Port-Royal, il mène une vie pieuse. À la demande de Mme de Maintenon, il compose deux pièces à thème biblique : Esther en 1689, et Athalie en 1691. En 1698, il publie l'Abrégé de l'histoire de&lt;br /&gt;Port -Royal et meurt l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie racinienne s'inspire du modèle grec. La fatalité y joue un rôle prépondérant, et enferme le héros dans une situation inextricable qui, dès le premier acte, annonce un dénouement tragique. L'univers cruel dans lequel les personnages évoluent est marqué par la fatalité et le pessimisme. Les tragédies portent généralement le nom de la principale victime. Le personnage racinien n'est donc pas héroïque comme dans les tragédies de Corneille. Même s'il est roi, il est faible : il hésite longuement quant à ce qu'il doit faire et nous laisse l'image d'une créature subissant l'ordre d'une fatalité émanant soit d'une puissance humaine ou surnaturelle, soit de l'empire d'une passion. Le théâtre racinien met en scène la force dévastatrice de la passion : elle gouverne l'action et détermine les événements jusqu'à s'imposer comme la raison suprême du drame qui se déroule sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concentrée sur les sentiments, l'action des tragédies de Racine est inséparable de la puissance évocatrice du langage. La forme poétique élaborée et la préciosité de la langue sont autant d'éléments qui imposent une distance entre ces œuvres et nous. Pourtant, les périphrases, les allusions, les métaphores, ou les euphémismes sont le véritable théâtre où se noue et se dénoue l'intrigue. Car toute la force de l'action des tragédies raciniennes réside dans l'expression des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoigne le ton général de ses œuvres, il y a une incontestable influence du jansénisme chez Racine. À cela s'ajoute le respect de la règle des trois unités : l'action est simple, se déroule dans un lieu unique, et s'étale sur moins de vingt-quatre heures. De même, Racine respecte la règle de bienséance du théâtre classique en ne présentant jamais sur scène les crimes et les horreurs, qui se déroulent dans les coulisses, à l'abri du regard des spectateurs. La fidélité à ces règles d'écriture contribue à créer la sobriété d'une œuvre qui est au plus près des goûts esthétiques de son époque. Racine l'indique dans la préface de Bérénice : "La principale règle est de plaire et de toucher".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, il épouse les règles d'expression et les codes littéraires en vigueur dans la société mondaine du XVIIe siècle. Ainsi, le choix des sujets, empruntés à l'Antiquité gréco-latine, à l'Histoire, ou à la Bible, participe de cette grandeur et de cette gravité chères au classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Andromaque (1667).&lt;br /&gt;• Les Plaideurs (1668).&lt;br /&gt;• Britannicus (1669).&lt;br /&gt;• Bérénice (1670).&lt;br /&gt;• Bajazet (1672).&lt;br /&gt;• Mithridate (1673).&lt;br /&gt;• Iphigénie (1674).&lt;br /&gt;• Phèdre (1677).&lt;br /&gt;• Esther (1689).&lt;br /&gt;• Athalie (1691).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LA FONTAINE (Jean de), 1621-1695&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine naît en 1621 à Château-Thierry. Sa famille y possède la charge de Maître des Eaux et Forêts, qu'il occupera à partir de 1652. Après des études classiques, il obtient le titre d'avocat au Parlement. En 1647, il épouse une parente éloignée de Racine, Marie Héricart. Le mariage échoue : la jeune femme est une Précieuse, La Fontaine un mari volage. En 1658, La Fontaine s'établit seul à Paris. Il y fréquente le cercle des Chevaliers de la Table Ronde, où il rencontre Furetière et Tallemant des Réaux. Admirateur de Malherbe et de Voiture, il complète sa formation par de multiples lectures. Rabelais, Marot, Boccace, mais aussi Homère, Platon, Horace, Virgile et Ovide lui fournissent des modèles dont l'influence se retrouve dans ses écrits ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1657, il est présenté au ministre des Finances de Louis XIV, Fouquet,&lt;br /&gt;et en obtient une pension. La Fontaine côtoie notamment Mlle de Scudéry, Scarron, Perrault, Corneille et Molière, qui bénéficient du mécénat&lt;br /&gt;du ministre. Il exprime sa reconnaissance dans des pièces comme&lt;br /&gt;Le Songe de Vaux (1658), qui exalte la splendeur (entrevue en rêve)&lt;br /&gt;du château de Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Jaloux du prestige et des&lt;br /&gt;richesses accumulés par son ministre, Louis XIV le fait arrêter en 1661.&lt;br /&gt;Le cercle des admirateurs se disperse, mais La Fontaine manifeste à son ancien protecteur une fidélité qu'il exprime dans des textes (Elégie aux nymphes de Vaux, 1661) où il sollicite la clémence royale. Célèbre mais sans fortune, il cherche de nouveaux protecteurs aristocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduit dans les salons parisiens, chez la duchesse d'Orléans au Palais du Luxembourg, chez Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de la Sablière,&lt;br /&gt;il obtient aussi la protection de Marie-Anne Mancini (nièce de Mazarin).&lt;br /&gt;Ses textes rencontrent une large audience, avec la publication des premiers recueils de Contes et Nouvelles en vers, inspirés de Boccace et de l'Arioste (1665-1666). En 1668, il publie le premier recueil des Fables.&lt;br /&gt;Auteur reconnu, La Fontaine pratique aussi bien des genres légers qu'une littérature à vocation moralisatrice (Recueil de Poésies chrétiennes, 1671).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1672, à la mort de la duchesse d'Orléans, il trouve une nouvelle protectrice en la personne de Mme de la Sablière. Férue de science et de culture, elle permet à La Fontaine de pratiquer ses dons de "papillon du Parnasse" aux inspirations multiples. La Fontaine s'essaie à l'opéra avant de se brouiller avec Lulli. Il publie d'autres Contes (1675). Ses poésies de circonstance (Ode à la Paix, 1674), ses poésies didactiques (Le Quinquina, 1682), mais aussi et surtout le Second recueil des Fables (1678-1679) illustrent son talent de touche-à-tout. Ses succès lui ouvrent les portes de l'Académie Française en 1684. Il prend le parti des Anciens dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Sentant l'âge venir, La Fontaine renonce solennellement à sa vie mondaine et se convertit au christianisme sous l'influence retrouvée de Mme de la Sablière (1692). Il passe les dernières années de sa vie chez M. et Mme d'Hervart à Bois-le-Vicomte, où il compose le Livre XII des Fables, et meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fontaine laisse une œuvre aux multiples facettes, dont la physionomie s'explique par les conditions de sa rédaction. Il laisse des textes de circonstances, et exerce son talent dans des genres (comme la poésie didactique et descriptive) dont la postérité n'a pas toujours retenu les manifestations. Il demeure donc à nos yeux l'homme d'une grande œuvre, ses Fables imitées des auteurs antiques (Esope et Phèdre). A la différence de ces derniers qui plaçaient la narration au service exclusif de la moralité,La Fontaine l'enrichit de dimensions nouvelles. Un sens aigu de la dramatisation, une grande finesse psychologique, une large faculté d'observation mise au service de valeurs humanistes (derrière les masques animaliers, le fabuliste n'hésite pas à aborder des questions sociales et à dresser le portrait satirique des injustices du temps) permettent au poète de renouveler durablement le genre. Destinées dès l'origine à l'édification de la jeunesse, les Fables connaissent depuis trois siècles auprès de toutes les classes d'âge un succès qui ne s'est jamais démenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le Songe de Vaux (1658)&lt;br /&gt;* Elégie aux nymphes de Vaux (1662)&lt;br /&gt;* Contes et Nouvelles en vers : Premier recueil en 1665, Deuxième recueil en 1666, Troisième recueil en 1671. Nouveaux Contes (1675).&lt;br /&gt;* Epître à Huet (1687), contenant les prises de positions de La Fontaine dans la querelle des Anciens et des Modernes.&lt;br /&gt;* Fables : Premier recueil (Livres I à VI) en 1668, Deuxième recueil (Livres VII à XI) en 1678, Troisième recueil (Livre XII) en 1694.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du classicisme au siecle des lumières( 1685 -1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Querelle des Anciens et des Modernes. C'est la rédaction en français, et non en latin, des inscriptions des tableaux de Lebrun exposés dans la galerie de Versailles qui ouvrit la Querelle. Partisans des auteurs modernes dont ils apprécient le talent et les productions, un certain nombre d'écrivains, dont le conteur Charles Perrault (1628-1703) et le philosophe Fontenelle (16571757), s'opposent à certains de leurs contemporains, comme Boileau ou Racine, convaincus de la supériorité des auteurs de l'Antiquité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le postclassicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1685 à 1715 , Louis XIV consolid son édifice , mais il n’évite pas la rigidité. Elle apparaît . dès le dèbut de la période , avec la révocation de l’édit de Nantes . Elle marque la fin de ce long règne , qui s’achève dans la sclérose . Dans le domaine littéraire , les solutions classiques commencent, elles aussi , à s’user .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman , la poésie et le théâtre sont en crise .mais certains écrivains essaient de faire souffler un vent nouveau : le romancier Robert Challe ( 1658 – 1720 ) remet en cause l’écriture romanesque traditionnelle, tandis que jean de la Bruyère ( 1645 – 1696 ) , pierre Bayle ( 1647 – 1706 ) ou Fontenelle ( 1657- 1757 ) soulignent la nécessité de réformes politiques et sociales : le XVIIIeme siècle se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 2e partie du règne de Louis XIV : sclérose de la monarchie absolue (désenchantement, guerres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-post-classicisme : à l’orée du siècle des Lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-querelle des Anciens et les Modernes : C. Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance de la littérature d’idées : P. Bayle, Fontenelle, La Bruyère, Fénelon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-romanciers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Challe :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; nouveauté, multiplication des ruptures dans le récit ; le narrateur est moins apparent ; roman proche de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lesage :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; idéalisme, roman picaresque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Vers le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s'engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n'y a pas de progrès dans l'art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des «Contes de la mère l'oie» (1697), affirment qu'il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuté, contesté, mis en cause, avec tout cela le XVIIe siècle occupe une place très importante dans la littérature française et s'impose durablement aux écrivains des générations futures. Le XVIIIe siècle s'inspirera aussi de cet héritage et ajoutera son propre apport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est une époque contrastée qui a connu beaucoup de problèmes religieux et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est découpé en 4 grandes périodes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A : Les excès du baroque (1598-1630) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B : Avant le classicisme, vers la normalisation (1630-1661)&lt;br /&gt;C : Le classicisme (1661-1680)&lt;br /&gt;D : Après le classicisme (1680-1715)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( Azadunifr )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-5001671963799312153?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/5001671963799312153/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=5001671963799312153' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/5001671963799312153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/5001671963799312153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-xviie-sicle-le-sicle-classique-un_7390.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-8432983193687348930</id><published>2008-12-05T21:56:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T21:58:10.769-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le roman sous Louis XIII&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Le roman au XVIIème siècle connaît un grand succès&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs voies romanesques sont prises : le public du règne de Louis XIII apprécie les histoires extraordinaires, les duels, les enlèvements, les revirements de situations souvent invraisemblables, l'exaltation des sentiments nobles sublimes. Il s'agit du « roman-fleuve » qui séduit le cercle des Précieuses. Ce public aristocratique apprécie la vision idéalisée de sa classe que lui renvoie ce genre de littérature. Les romans historiques de Melle de Scudéry par exemple, sont très pisés du public qui aime les grands exploits, la grandeur des sentiments et par dessus tout décrypter sous les traits des héros pincipaux du Grand Cyrus les grandes figures de leur époque, comme le Grand Condé, Melle de Rambouillet, etc; Les histoires galantes se mêlent d'intigues historiques souvent invraisemblables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à cette idéalisation de la société s'oppose une autre veine littéraire : les « histoires comiques », burlesques, plus réalistes, qui mettent en scène des personnages banals dans la vie quotidienne.&lt;br /&gt;On y trouve Charles Sorel avec son Histoire comique de Francion (1623), Paul Scarron et son roman comique (1651-1657), Furetière et son roman bourgeois (1666).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux genres se complètent : l'un fait rêver, l'autre rire, quoi qu'il advienne ils assurent l'évasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous Louis XIII c'est la déferlante romanesque qui est frappante. L'instabilité de la Fortune, du Destin, les fausses identités, les quiproquos, les trompe-l'oeil dans la narration , le goût du spectacle dans les descriptions parfois violentes ou érotiques, témoignent d'une influence du courant baroque qui s'estompera au fur et à mesure dans le Grand Siècle, pour atteindre le statut de « roman classique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le roman pastoral&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman fait partie de la tradition pastorale qui vient du XVIème siècle d'Italie et d' Espagne qui revisitent le mythe de l'Age d'or. De jeunes gens évoluent dans un cadre naturel, simple, se préoccupent de problèmes sentimentaux, partagent souci du raffinement et intérêt pour les intrigues galantes. Les émois et pensées de chaque personnage sont analysés, développés de façon précise. A ce titre l'Astrée est appelé « roman d'analyse ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les différentes situations romanesques proposées par le roman, mais aussi les valeurs prônées telles que l'honneur, la vertu héroïque ont inspiré, semble-t-il, le théâtre classique : les amants séparés, l'amant banni par sa belle (comme c'est le cas de Céladon quand on persuade Astrée de son infidélité). Corneille appréciait les héros qui plaçaient l'estime de l'autre avant la passion amoureuse, et qui prenaient pour guide leur volonté et non leur cœur, souvent trompeur. On retrouve ces thèmes dans le Cid, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le roman héroïque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ce type de roman, le roman héroïque remporte aussi un grand succès. L'influence du règne de Louis XIII, de Richelieu, puis de la Régence mouvementée d'Anne d'Autriche et de Mazarin, des conflits avec l'Espagne, les protestants joue un grand rôle sur les goûts du public. Exploits guerriers, prouesses héroïques correspondent plus aux attentes que les discussions raffinées de Céladon et de sa bergère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les romans d'aventures s'inspirent des épopées du roman de chevalerie, les romans historiques mêlent Histoire et amour avec finesse mais dans un nombre de volumes impressionnant (Cléopâtre de La Calprenède, 1646-1657 fait 12 volumes !). Il s'agit de tenir les lecteurs en haleine en multipliant les péripéties, invraisemblables souvent, les quiproquos, fausse nouvelle ou enlèvement. Les héros sont toujours comme dans l'épopée des rois, des princes ou des chefs d'armée animés par des sentiments nobles et purs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire littéraire reconnaît l'importance majeure de Melle de Scudéry qui offre à son public élégant le Grand Cyrus (1649-1653) en 10 volumes et Clélie (1654-1661) dans lequel on trouve la fameuse carte de Tendre. Ces romans sont à la fois héroïques et précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le nom des personnages Cyrus, Mandane, Cléomire ou Sapho, les lecteurs devinent dans l'ordre le Grand Condé, sa sœur la duchesse de Longueville, Melle Rambouillet, et Madeleine de Scudéry elle-même. La vie des salons et son cortège d'intrigues galantes, de conversations sur l'Amour sont transposées dans l'Antiquité. La lecture de ces œuvres propose un excellent témoignage de ce qu'était la société précieuse. En plus de la multiplication des aventures, on trouve une analyse psychologique fine des sentiments humains, mais aussi des préoccupations « modernes » comme l'émancipation de la femme, la tolérance en matière de religion ou l'indépendance politique.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-8432983193687348930?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/8432983193687348930/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=8432983193687348930' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8432983193687348930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8432983193687348930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-roman-sous-louis-xiii-le-roman-au.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-3131093008255649840</id><published>2008-12-05T11:25:00.001-08:00</published><updated>2008-12-05T11:25:32.867-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIe siècle « le siècle classique »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un "Grand siècle"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIle siècle est le siècle de l'ordre, de la grandeur et du classicIsme, sur fond d'autoritarisme gouvernemental et de pauvreté populaire. Pendant la première partie du siècle, la France domIne l'Europe par les lettres, les arts et les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle commence le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.Historiquement il commence en 1610 avec la régence de Marie de Médicis mère de Louis XIII et se termine en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV.Ce siècle est souvent appelé le siècle de Louis XIV en France .L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'avènement de Louis XIV s'établit l'ère la plus resplendissante de la monarchie absolue en France. La cour représente le plus grand centre intellectuel du pays, littérature et arts y sont associés dans le culte de la grandeur royale. La culture de la France (avec son art et sa littérature), ses acquisitions dans le domaine des sciences se trouvent à l'avant-garde de la culture, de la littérature et des arts européens. Tout comme la Pléiade, le XVIIe siècle se propose de rivaliser avec les Anciens mais il le fait avec un dessein réfléchi, avec méthode et non plus guidé uniquement par l'enthousiasme. Pour veiller aux principes, aux usages admis de la pensée et des arts de nombreuses académies sont fondées (l'Académie française — 1635, l'Académie de peinture et de sculpture — 1665, l'Académie des sciences — 1666). Le français devient la langue internationale de l'élite. Spécifiquement français, le classicisme, courant dominant du siècle, exprime le style de la monarchie absolue, nationaliste et centralisatrice. Il se répand peu à peu en Europe et impose un modèle du Beau qui se prolongera jusqu'au XVIIIe siècle. La gamme des écrivains, leur talent, leurs œuvres sont diversifiées et riches au cours du siècle, au sein même du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin).La religion s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de saint Vincent de Paul… Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansénistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;le siècle classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long et paneuropéen, est le mouvement baroque, l'autre, plus spécifiquement français et moins long (il ne dure qu'un quart de siècle), c'est le classicisme. Cependant ce courant dominant s'est imposé dans la lutte idéologique contre le baroque. Quelque chose de plus, il ne s'agit pas d'une opposition de façon absolue entre les deux formes de pensée mais plutôt d'interférences, de complémentaires, de continuité. D'ailleurs, les notes de baroque et de classicisme sont utilisées bien plus tard dans la littérature. On ne retrouve jamais la théorie achevée de ces deux courants appliquée dans une seule œuvre. Le baroque et le classicisme coexistent, y compris chez un même auteur. Ces contrastes, cette diversité, cette complexité font le charme du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'héritage humaniste a aussi donné naissance à un mouvement très controversé mais dont l'influence sera importante, le libertinage. le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux courants esthétiques avec deux tendances opposée sont à certains égards contradictoires: traduction privilégiée des émotions, déploiement parfois débridé de l'imaginaire dans le cas du Baroque, priorité à la raison et à la mesure dans les oeuvres marquées par le Classicisme. Néanmoins il est parfois difficile d'établir une frontière entre les deux mouvements.On peut en effet relever dans les deux cas des préoccupations liées au christianisme notamment l'obsession de la mort et du temps qui passe. En France, le baroque est réputé avoir eu peu d'impact. Nous proposons néanmoins à travers ces pages de constater la présence de l'esprit baroque à travers des oeuvres picturales et littéraires dont certaines figurent dans l'anthologie du Classicisme. Ces pages seront progressivement complétées. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le XVIIème est avant tout le siècle classique c’est un siècle qui aime l’ordre et qui a le goût profond de l’indépendance . le classicisme se définit surtout dans la seconde moitié du siècle . car les œuvres publiée dans la première moitié sont d’une diversité bien surprenant , puisque les thème et formes littéraires du siècle précédent persistent&lt;br /&gt;Continuation et révision de la Rennaissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle a absorbé la Renaissance avec toutes les valeurs qu'elle avait accumulées, mais il les a aussi révisées et en a fait un choix. L'humaniste du XVIe siècle est remplacé par l'honnête homme. Danser, converser, savoir briller en société, plaire, séduire, être spirituel, courtois, brave, naturel, simple, avoir une capacité d'adaptation, posséder une élégance extérieure et en même temps une vraie noblesse de cœur sont les qualités de l'honnête homme qui plaisent au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse antique redécouverte par les hommes de la Renaissance continue à exercer son influence au XVIIe siècle mais les esprits éclairés imitent l'Antiquité en appliquant la methode rationnelle et l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;À la recherche de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est inséparable des courants d'idées de l'époque. Leur importance est très grande sur le développement et l'extension de la pensée en France et sur les courants littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de René Descartes (1596-1650), le cartésianisme, devient celle de la monarchie absolue. Elle est à la base de la littérature classique par son souci d'ordre et de discipline. En érigeant le doute comme principe de son système métaphysique, Descartes arrive à sa célèbre formule «Cogito, ergo sum» (Je pense, donc je suis). De cette façon il affirme la raison comme critère de la connaissance et non pas les sentiments ni l'imagination.&lt;br /&gt;Les Jésuites, de leur côté, contribuent à la formation de la pensée du siècle et à l'élaboration du style classique. Leur philosophie est celle du stoïcisme. Les écoles jésuites apportent deux éléments essentiels dans la formation du classicisme : le goût pour les Anciens comme modèle de beauté et de sagesse (un goût fondé sur l'éducation humaniste) et la psychologie, comme deuxième élément (connaître l'homme, discuter sur lui, mesurer la puissance de ses passions et de sa volonté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jansénisme exerce une influence plutôt indirecte. Selon les Jansénistes, Dieu est une perfection infinie, entièrement maître du destin des hommes, omniprésent et l'homme est d'une impuissance totale, un néant, ce qui les oppose aux Jésuites qui laissent à l'homme une certaine liberté d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'importance idéologique de son œuvre et sa valeur esthétique Blaise Pascal (1623-1662), janséniste, exerce également une influence énorme sur son temps. Aujourd'hui encore, il continue de susciter des discussions et des interprétations très variées. Son apport pour la littérature classique c'est d'y avoir introduit le lyrisme. Quant à son plus grand mérite envers le classicisme et la littérature en général, on le retrouve dans le domaine de l'éloquence. Il a découvert que le premier principe de l'art de bien écrire est l'art de bien penser. Il recommande aux écrivains de «se refermer dans le naturel», une phase qu'on retrouve à plusieurs reprises dans ses "Pensées" et qui représente un mot clef pour l'art classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de Descartes qui luttait contre la scolastique avec les armes de la raison, Pierre Gassendi (1592-1655), matérialiste sensualiste, a choisi d'autres armes - l'expérience. Son esthétique est celle du libertinage, un mouvement de contestation des idées traditionnelles. Les libertins remettent en cause la religion, considèrent que pour comprendre l'univers l'homme doit saisir ses lois exclusivement grâce à sa raison, contestent souvent le pouvoir royal. Ce courant idéologique qui avait adopté les idées de Montaigne et surtout de Charron occupera tout le XVIIe siècle et assurera le lien avec le XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche de la vérité du monde, croyant ou non en Dieu, la raison devient la source de toute connaissance, une arme efficace pour saisir la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Écrivains et public&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand nombre d'écrivains sont issus de la bourgeoisie instruite, fait explicable parce que c'est la classe cultivée par excellence. La laïcisation est pratiquement achevée au XVIIe siècle. Par contre, les nobles, plutôt à l'écart jusque là, font irruption dans le monde littéraire. Le peuple analphabète est en fait exclu de la création ainsi que de la lecture. Le livre est encore un objet de luxe et le nombre de lecture est réduit. A côté du petit monde des «Doctes», érudits descendants des humanistes, se forme un milieu mondain qui devient par son nombre le destinataire principal de la production littéraire. Mais le développement des moyens de diffusion de la culture attire progressivement la petite bourgeoisie des villes à la lecture. Les lecteurs désargentés vont consulter les livres dans les cabinets de lecture, ancêtres des bibliothèques. Parallèlement, les colporteurs (marchands ambulants) diffusent à travers les campagnes la littérature pour le grand nombre, des almanachs et des collections populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Codification du langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relation avec les salons et les cercles littéraires, commence très tôt un mouvement de codification du langage. Le XVIe siècle s'était occupé d'enrichir la langue française pour la rendre rivale des autres langues anciennes. Les auteurs accueillaient volontiers toute invention. Le XVIIe siècle se charge de la rendre plus précieuse, de l'épurer. Il est plus exigeant et fait la différence entre l'exercice de la pensée et la pratique littéraire ainsi que l'écriture à des fins non esthétiques. L'Académie française se propose de codifier le vocabulaire, la syntaxe, la poétique. La Grammaire de Port-Royal, élaborée par les Solitaires de Port-Royal-des-Champs, fixe pour la première fois les règles grammaticales et sert de base, jusqu'à nos jours, à la grammaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la culture subisse les conséquences du centralisme politique, à la fin de la période commence à se sentir la contestation de l'imitation des Anciens et en même temps apparaissent une volonté de modernité et un désir qui tient davantage compte de l'évolution historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un parcours en quatre grandes étapes avec deux parties .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIII( 1598 - 1660 ) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;ordre et prestige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Henri IV (mort en 1610) donne à la France paix et prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, Richelieu (mort en 1642), lucide et intransigeant, puis Mazarin (mort en 1661), diplomate et insinuant, établissent solidement la royauté absolue en bridant les protestants et les nobles, dont la Fronde (1642) est la dernière velléité d'indépendance. Le roi est très puissant : tout le monde a les yeux fixés sur Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les salons s'impose l'idéal de l'honnête homme : à la recherche d'une élégance physique et morale, cultivé, sociable, aimable, il tend par tous les moyens à se perfectionner toujours davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la langue française et sa littérature, Richelieu fonde l'Académie française en 1635. Il organise ainsi en corps constitué une assemblée de bourgeois qui se regroupaient hebdomadairement pour parler littérature et lire leurs productions. Le but de cette assemblée placée sous la protection du Cardinal est de perfectionner la langue française, notamment en composant des instruments de référence : un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique, une poétique. Le besoin d'ordre qui domine tout le siècle apparaît dans un ouvrage de l'académicien Vaugelas (1585-1650), Remarques sur la langue française (1647), destiné à fixer le bon usage (« celui de la plus saine partie de la cour»), en affaiblissant le mauvais usage ou usage populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre, le besoin d'ordre et de rigueur trouve son expression dans une contrainte - le dramaturge doit respecter la règle des trois unités - lieu, temps et action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La période Baroque(1598-1630)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est période historique située entre la Renaissance et le classicisme, période placée sous le signe de l'irrégularité, du spectaculaire, de la métamorphose, de l'éphémère, de l'illusion et de l'identité vacillante. Le baroque est né en réaction contre l'austérité protestante. Il est attaché à une conception d'un monde instable, d'un monde en transformation incessante. Ce courant est avide de liberté et ouvert à la complexité de la vie. c’est un style architectural qui s’est développé du XVI au XVIIème siècle , caractérisé par la liberté des forme et la profusion ornements qui est à l’opposé du classicisme . Le Baroque accompagne ainsi le développement d'une spiritualité nouvelle en France qui se définit à partir du Concile de 30 (1545-1563) en réaction au protestantisme qui prône un art plus sobre, plus sévère et se caractérise par une exubérance au service de la foi catholique. ". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les caractéristiques du baroque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n'est définitif. L'univers n'est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change. Il est, par exemple, très sensible à la nature, parce que, pour lui, les modifications qu'elle subit, la succession des saisons, sont des signes palpables de ces transformations incessantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme baroque refuse de s'enfermer à l'intérieur de lui-même. Il est largement ouvert sur l'extérieur. Il aspire à s'emparer de toutes les expériences qui s'offrent à lui, à les utiliser pour son épanouissement comme remèdes à l'aliénation. C'est pourquoi les romans de l'époque sont emplis d'événements et se déroulent dans des lieux multiples et divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baroque rejette l'absolu : il ne croit pas en des vérités définitives, mais pense au contraire que tout relève des apparences. Ce qui compte pour lui, n'est pas ce qui est, mais ce qui paraît être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le goût de l'ornement, voire de la surcharge, l'attirance pour le mouve ment et pour la ligne courbe, le culte du lyrisme et du pathétique, la recherche du concret manifeste dans l'emploi des images autant de traits qui donnent à l'expression baroque une grande sensualité.&lt;br /&gt;La pensée libertine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot libertinage ne désigne pas, comme aujourd'hui, la pratique de moeurs dissolues. Il s'applique à un mouvement de contestation qui refuse l'idéologie dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libertins partent d'une conception philosophique, le matérialisme, qui explique tout à partir de la matière. Ils contestent Dieu. Ils remettent ainsi en cause la validité d'une société et d'une monarchie dont le pilier principal est la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La morale des libertins s'inscrit dans cette perspective : Dieu n'existant pas, l'homme doit réaliser son épanouissement sur cette terre, recher cher les plaisirs offerts par la nature, mais avec une certaine modération dictée par la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque et troubles politiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1598 à 1630 à la fin du régne d’Henri IV ( 1598 – 1610 ), puis sous la régence de Marie de Médicis et durant la première partie du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) c’est le temps de l’instablité. La remise en ordre du pays ets longue et difficile . le conflit religieux , qui continue à couver sous la cendre , est sans cesse prét à se rallumer. C’est là une situation propice à l’épansouissement du baroque , au triomphe d’une literature marquee par la démesuré, à l’écoute de la diversité de la vie , telle que la pratiquent le poète Théophile de Viau ( 1590 – 1626 ) , ou les romanciers Honoré d’Urfé ( 1567 -1625 ) et Charles Sorel ( 1602 – 1674 ) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Henri IV meurt assassiné en 1610, et Louis XIII (1610-1643) prend sa succession, après la Régence&lt;br /&gt;-troubles politiques, guerres de religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;revendication de la liberté de l’art&lt;br /&gt;attirance pour l’excès&lt;br /&gt;expression de la fantaisie et de l’imagination&lt;br /&gt;monde en évolution&lt;br /&gt;refus des absolus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;en même temps, Malherbe remet en cause le baroque et prône la modération et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;d’où une autre période qui va se fonder sur le culte de la raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Roman :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Guez de Balzac, Honoré d’Urfé, Charles Sorel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Théophile de Viau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du baroque au classicisme (1630-1661)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Vers la normalisation et le classicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1630 – 1661 , à la fin du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) et sous la règence d ‘ Anne d ‘Autrriche ( 1643 – 1661 ) , voient la persistance des troubles . Mais , à partir de 1630 , grace à la consolidation du pouvoir du minstre Richelieu, la situation , malgré de nombreux soubresauts , commence à se rétablir , l’autorité de l’état tend à s’affirmer.&lt;br /&gt;Après la mort de Richelieu , en 1642 , son action sera Mazarin , Durant cette période contrastée , le baroque continue à exercer son emprise sur la literature , notamment par le biais de la préciosité et du burlesque . Mais une aspiration à la raison et une recherche de la perfection cautionnée par la vérité , qui étaient déjà sensibles chez François de Malherbe ( 1555 - 1628 ), se développent , en particulier , dans les oeuvres de René Descartes ( 1596 – 1650 ) , de Blaise Pascal ( 1623 - 1662 ) et de Pierre Corneille ( 1606 - 1684 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : cette volonté de normalisation se précise avec la volonté d’unification de la France ; moins de troubles, la monarchie absolue s’installe de plus en plus : fin du règne de Louis XIII (1630-1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les nobles cherchent à retrouver le pouvoir&lt;br /&gt;-le pouvoir royal s’appuie sur la bourgeoisie et le développement économique de la France&lt;br /&gt;-après 1643 : la Régence d’Anne d’Autriche (mère de Louis XIV) dure jusqu’en 1661 ; le pouvoir est affaibli par la Fronde notamment (1648-1652)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité est une mode née en 1654, qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes.&lt;br /&gt;Il existe quatre formes de la Préciosité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. la Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. la Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d'un tour original, métaphores, périphrases...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. La Préciosité du goût ; mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "précieux" existe dès le XIIème siècle dans son sens actuel de « valeur, rareté ». Dès le XIVème, il se double d'un autre sens, et désigne certains manèges de la féminité « les manières affectées ». Disons que strictu sensu, ce terme doit être réservé à un phénomène social et littéraire qui émerge entre 1650 et 1660. La principale caractéristique - qui sera développée ci-dessous - est : La volonté d'épuration des mœurs, de la vie amoureuse et du langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;-littérature pré-classique : 2 types d’écrivains :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;exhubérants : Scarron, le Roman Comique&lt;br /&gt;rationnels : Pascal, Descartes : en quête de vérités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance du Baroque : Scarron, Voiture (poésie précieuse dans les salons) et le roman réaliste : Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIV( 1661 - 1685 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;étonnement et éblouissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Louis XV étonne l'Europe et l'éblouit de l'éclat de sa cour, une architecture grandiose et imposante voit le jour, En 1665, sur les plans de Mansart, on achève le Val-de-Grâce, à ParisHarcicuin- Mansart, à qui on doit les Invalides, dirige les agrandissements du palais de Versailles, dont Le Nôtre dessine les jardins, En peinture, c'est le règne de Lebrun, Poussin et Philippe de Champaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;mouvements d'idées au XVIle Siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le jansénisme. Mouvement intellectuel et religieux, le jansénisme a une bible, publiée en 1640 - un ouvrage posthume de Jansénius (ou Jansen), évêque d'Ypres. Dans l'Augustinus, Jansénius avance la thèse que la volonté humaine n'est jamais libre, et que la grâce du salut n'est accordée par Dieu qu'à un petit nombre d'élus : les prédestinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lieu d'élection du jansénisme en France est un couvent de femmes situé aux environs de Paris, dans la vallée de Chevreuse, Port-Royal. L'abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld et son frère, surnommé le grand Arnauld, propagèrent la doctrine et accueillirent des religieux et des laïcs désireux de suivre l'enseignement janséniste, et de vivre conformément à ses règles : les « Solitaires » ou les « Messieurs» de Port-Royal. Les Jésuites s'opposèrent à cette doctrine et l'histoire de Port-Royal est entrecoupée de querelles et de persécutions : emprisonnement en 1638 d'une haute figure du jansénisme, Saint-Cyran, surveillance policière des religieuses qui ont refusé de signer un document désavouant Jansénius, etc. En 1705, la situation se dégrade ' elle aboutira en 1709 à la dispersion définitive des religieuses, et, en 1712, à la destruction des bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pensée janséniste eut une influence profonde sur la littérature : elle domine l’œuvre de Pascal, elle marque celle de Racine et laisse son empreinte dans les oeuvres de Madame de La Fayette, Boileau et La Bruyère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mouvement libertin. Ce courant est lié à une crise d'incrédulité qui éclate au début du XVI le siècle, le poète Théophile de Viau, par exemple, appartient à ces esprits qui avancent que 1 univers n'est pas régi par Dieu mais par une force inconnue, Théophile de Viau sera banni puis emprisonné Autre penseur libertin célèbre, Gassendi (1592-1655) ressuscite le courant épicuriste, la doctrine du philosophe Épicure, né à Athènes (ou s 8~n0s) en 341 et mort à Athènes en 270 av J -C Il réunit autour de lui des lettrés épris de philosophie qui pourchassent la sottise et la superstition et se réunissent chez les frères Dupuy. Quand le cercle des frères Dupuy disparaît en 1655, la pensée libertine apparaît dans le cercle de grands seigneurs comme Conti, Condé, Gaston d'Orléans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le quiétisme. Le quiétisme est une doctrine qui interprète le catholicisme dans un sens mystique. Cette doctrine se fonde sur l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila. C'est Madame Guyon, auteur d'ouvrages de dévotion, qui propagea le quiétisme dans un texte qu'elle publia en 1689 - Le Moyen court et très facile de faire oraison, vive louange de l'oraison,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amie de Madame de Maintenon et de Fénelon, Madame GuVon fit du prosélytisme, et des prélats hostiles à sa doctrine procédèrent à une analyse minutieuse de son oeuvre Madame Guyon fui mise en état d'arrestation et Fénelon, partisan de Madame Guyon, s opposa à Bossuet qui avait été son MaÎtre et son ami&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;La période Classique (1661-1680)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le classicisme est un mouvement à la fois typiquement français et très court. Le but premier de ce mouvement est de concevoir une harmonie dans les approches esthétiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un homme soumis à la fatalité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monde classique est donc un monde qui dépend de règles de fonctionnement très strictes. Il en est de même de l'homme qui apparaît profondément aliéné, soumis à son destin imposé par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étroitement subordonné à la fatalité qui, inexorablement, malgré ses efforts, le conduit à sa perte : tels se révèlent les personnages du théâtre de Racine qui sont dans l'incapacité de faire un choix, d'imposer leur volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie : la décadence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En accordant une place prépondérante à la raison, la période précédente mettait déjà gravement en danger la poésie. La décadence s'accentue. La volonté d'instruire l'emporte sur l'inspiration lyrique; la véritable poésie cède au prosaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman : la remise en cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman subit lui aussi, une grave crise d'identité. Le rejet de l'idéalisme, la remise en cause du roman historique débouchent sur une tendance à la parodie des thèmes traditionnels et sur une conception réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre : la stagnation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période est caractérisée par le maintien de la tradition théâtrale précédemment établie. Les efforts d'innovation ne sont guère impor tants. Le genre comique accentue encore sa prééminence au détriment de la tragédie qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du règne de Louis XIV, marquée par l'austérité des moeurs et par les attaques contre les spectacles, n'est pas propice au développement du théâtre qui ne se renouvellera que plus tard, avec Marivaux et Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis XIV commence véritablement à régner à partir de 1661. La politique qu'il mène jusqu'à sa mort, en 1715, a pour objectif la centralisation du pouvoir. Pour y parvenir, il restreint les prérogatives du Parlement ainsi que les privilèges du clergé. Mais il domestique également la noblesse en la rassemblant autour de lui. L'esthétique classique, qui se développe alors, est étroitement liée à ce projet. Les pensions royales accordées aux artistes s'inscrivent dans cette stratégie qui impose bientôt la norme du bon goût. La littérature de la seconde moitié du XVIIe siècle est donc fortement influencée par les options politiques de ce roi qui prend le soleil comme symbole de son autorité. Ainsi, les "privilèges du roi", nécessaires à toute publication sous peine de poursuite, agissent comme un organe de censure. Mais la vie littéraire est également marquée par les tensions religieuses qui persistent. Une politique de plus en plus répressive est menée à l'égard des protestants. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, leur interdit d'exercer leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume de discerner durant le XVIIe siècle le développement de deux tendances opposées : le baroque et le classicisme. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle baroque l'esthétique du début du XVIIe siècle. Emprunté au vocabulaire de la joaillerie, où il désigne une pierre aux contours irréguliers, cette notion imprécise est caractérisée par le goût du mouvement, de l'abondance décorative, du fragment, du possible, de la ligne courbe, du mystère, du tragique, voire du morbide. En littérature, il regroupe des auteurs aujourd'hui peu lus comme Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, ou Racan, mais aussi le Corneille des comédies. Ce courant rencontre un grand succès auprès des lecteurs qui y trouvent peut-être un exutoire aux troubles et aux incertitudes de leur époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En architecture et en musique, le baroque bénéficie de la Contre-Réforme que l'Église met en place pour lutter contre la propagation du protestantisme. L'art religieux devient à cette occasion fastueux et édifiant. Mais, en littérature, il est surtout influencé par les grandes découvertes qui remettent en cause tout ce qui était jusqu'à présent admis comme des vérités. La place accordée à l'individu lui-même, la relativité des coutumes et des mœurs en fonction des pays, et les découvertes astrologiques sont autant d'éléments qui trouvent un écho dans la littérature baroque. Le courant libertin, qui rassemble les libres penseurs et ceux qui s'opposent à l'Église, s'inscrit dans cette perspective. Il attire ceux qui, comme Théophile de Viau ou Cyrano de Bergerac, défient les croyances et les certitudes. Cette littérature, qui tend à devenir une littérature d'idées, annonce celle du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au désordre baroque succède un mouvement de réaction qui, accompagnant la reprise en main politique qui suit la période de la Fronde, témoigne d'un souci d'épurement. On a pris l'habitude, depuis le XIXe siècle, de désigner cette réaction qui triomphe avec le pouvoir absolu du Roi-Soleil, sous le nom de classicisme littéraire. Il rassemble ce qui relève du respect de l'ordre, d'une valorisation de l'esprit rationnel, de l'idéal de beauté, de la construction régulière, de l'harmonie, et de la transparence. Il correspond à la volonté d'édifier des règles de l'art, de codifier la poésie, et de perfectionner l'usage de la langue grâce à des instruments comme le Dictionnaire, dont la réalisation est confiée à l'Académie française que Richelieu fonda en 1635. Ce courant bénéficie de la politique fédératrice de Louis XIV, et regroupe des écrivains comme Malherbe, Madame de Lafayette, Bossuet, La Fontaine, Boileau, Racine, ou encore Fénelon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir des années 1660, la littérature développe de plus en plus une tendance moralisatrice. Les Satires (1665) de Boileau font preuve, derrière l'acidité de certaines descriptions, d'une portée moralisatrice évidente. Son Art poétique, publié en 1674, témoigne de cette propension du classicisme à lier morale et codification de la littérature. Cette tendance moralisatrice, qui trouve son expression la plus achevée dans l'œuvre d'un La Rochefoucauld, est à rapprocher du mouvement intellectuel et religieux que fut le jansénisme. L'œuvre dont le jansénisme s'inspire est l'Augustinus (1640) de Jansénius, où sont développées deux thèses principales : la volonté humaine n'est plus jamais libre de tout tenter pour obtenir le salut (liberté perdue depuis le péché originel, qui inflige à chaque être humain, dès sa naissance, la damnation éternelle), et ce salut est seulement accordé, arbitrairement par Dieu, à un petit nombre d'élus, contrairement à ce que soutiennent les jésuites, autres catholiques aux yeux de qui un comportement d'une piété exemplaire permet d'obtenir le salut. Établi à Port-Royal, l'influence de ce courant est manifeste dans l'œuvre de Pascal ou de Racine. D'une manière générale, le jansénisme fut essentiel au développement de la littérature "classique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de préciosité qui connaît un grand succès auprès de l'aristocratie, relève également de cet esprit classique. Il engendre l'idéal de la finesse de l'esprit, de la maxime habilement tournée, de l'élégance et de la distinction du langage, et permet aux femmes de rentrer dans la vie littéraire grâce au phénomène social que sont les salons, comme par exemple, celui de la marquise de Rambouillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La génération classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1661 à 1685, se construit la monarchie absolue . Louis XIV , après la mort Mazarin ( 1661 ) , gouverne par lui-méme et élabore un systeme fondé sur l’ordre et la concentration des pouvoirs . c’est alors que fleurit toute une génération d ‘écrivains – Molière ( 1622 – 1673 ) , Jean Racine ( 1639 – 1699 ) , Madame de la Fayette ( 1634 – 1693 ) , Nicolas Boileau ( 1636 – 1711 ) , etc – qui , sous leur diversité , ont en commun le goût pour une littérature tempérée , équilibrée , reposant sur des règles précises de construction . c’est le triomphe des norms , l’affirmation de ce qu’on appelle le classicism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; monarchie absolue : 1ère partie du règne de Louis XIV&lt;br /&gt;-littérature classique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-le pouvoir renforce son regard sur la culture par la création de l’Académie française et par l’attribution de pensions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-traits communs : ils ont des règles d’écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;absolu&lt;br /&gt;idéal&lt;br /&gt;vérité&lt;br /&gt;richesse d’idées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Corneille, Racine, Molière&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Guilleragues, Furetière, Mme de la Fayette&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Fontaine , Boileau&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Rochefoucauld , Bossuet, Mme de Sévigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;CORNEILLE (Pierre), 1606-1684&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille est né en 1606 à Rouen dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fait ses études au collège des jésuites puis, entre 1622 et 1624, reçoit un formation juridique qui lui permet d'obtenir deux offices d'avocat du roi qu'il conservera jusqu'en 1650. À l'occasion d'une aventure sentimentale, il écrit Mélite ou les fausses lettres, comédie qui sera jouée au théâtre du Marais en 1629, et dont le succès l'incitera à poursuivre dans cette voie. En 1633, il est introduit par Richelieu auprès d'un groupe de cinq dramaturges, mais, de nature indépendante, il s'en détourne et écrit en 1635 sa première tragédie, Médée, qui ne remporte guère de succès. Aussi revient-il à la comédie en écrivant en 1636 L'Illusion comique. La même année, la lecture de Las Mocedades del Cid, comédie espagnol de Guilhem de Castro, lui inspire le sujet du Cid, pièce qui connaît un incroyable succès et engendre une querelle entre partisans et détracteurs de la pièce. À l'issue de celle-ci, Corneille s'écarte du théâtre pendant trois ans. En 1640, il présente Horace, puis en 1642 Cinna, tragédies respectueuses des règles de l'art dramatique dont on lui avait reproché de faire l'économie dans ses œuvres précédentes. Entre 1643 et 1650, Corneille explore de nouvelles voies et renouvelle son théâtre avec des œuvres comme Polyeucte (1643), Le Menteur (1644), Rodogune (1645), ou Don Sanchez d'Aragon (1650). Il est élu à l'Académie française en 1647. En 1651, il remporte un grand succès avec Nicomède, mais l'échec de Pertharite, l'année suivante, lui fait abandonner pour un temps l'écriture dramatique pour se tourner vers la composition d'œuvres de piété, et d'écrits théoriques comme les Discours sur l'art dramatique. En 1658, Fouquet, surintendant des Finances, lui octroie une pension et lui commande une œuvre, Œdipe, qui met fin à sa retraite. De 1659 à 1674, il compose onze nouvelles pièces dont Attila en 1667, et Suréna en 1674. Mais la faveur du public se tourne vers Racine, et, en 1674, Corneille quitte définitivement le théâtre alors que ses dernières œuvres connaissent un regain d'estime. Il meurt à Paris en 1684.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abondante production de Corneille (trente-trois pièces en tout) explore plusieurs veines dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie tout d'abord, avec des œuvres comme Mélite ou l'Illusion comique. C'est par elle qu'il se fit connaître en renouvelant un genre auparavant inexploité. Il y montre un souci de réalisme qui, associé à la fantaisie baroque de certains passages, donne à ces œuvres un ton jusque là absent de la scène théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la tragi-comédie, avec en particulier Le Cid qui marque un tournant dans la carrière de Corneille. En effet, dans Le Cid se dévoile le goût de Corneille pour l'étude des conflits de sentiments humains, thème qui caractérisera toutes les tragédies du XVIIe siècle. Corneille emprunte la trame narrative tragique de l'amour rendu impossible pour des raisons d'honneur, mais en propose un dénouement heureux. Chimène et Rodrigue s'opposent et s'aiment dans un même élan, permettant au récit de multiplier les retournements dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la tragédie, qui fut le genre de prédilection de Corneille. Le thème du pouvoir ou de la faiblesse de la volonté de l'homme dans sa quête de la gloire est présent dans la plupart d'entre elles. Dans les scènes les plus intenses, le héros cornélien est face à un choix : laisser ses passions devenir maîtresses de sa raison, ou, au contraire, parvenir à s'imposer la conduite correspondant à son rang et à ses devoirs. Chez Corneille, les personnages décident toujours de leur destin. Dès Le Cid, Rodrigue et Chimène souffrent avant de se résoudre à obéir à la raison. Dans les tragédies suivantes, ces dilemmes s'intensifient. Pourtant, tous les personnages ne sont pas en proie à ces souffrances : Horace ou Don Diègue sont, par exemple, animés d'une froideur aveugle à tout sentiment. Enfin, d'autres, comme Prusias dans Nicomède, s'abandonnent à leurs sentiments les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille oppose ainsi aux valeurs nobles que sont la gloire, le devoir et le mérite, les travers que sont l'ambition et la haine. La portée morale de cette opposition thématique est donc l'un des aspects d'une œuvre qui cherche autant à plaire qu'à instruire. Par ailleurs, le recours à de grands événements historiques permet à Corneille de traiter des problèmes politiques de son temps de façon détournée. Le tragique cornélien aborde ainsi en filigrane les droits et les devoirs du roi et de ses sujets. Ses dernières tragédies auront une portée de plus en plus en plus pessimiste : les personnages qui luttent pour le pouvoir absolu ne peuvent susciter aucune admiration, et ce sont pourtant eux qui triomphent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Mélite ou les Fausses Lettres (1629).&lt;br /&gt;• La Place Royale (1634).&lt;br /&gt;• L'Illusion comique (1636)&lt;br /&gt;• Le Cid (1636).&lt;br /&gt;• Horace (1640).&lt;br /&gt;• Cinna (1642).&lt;br /&gt;• Polyeucte (1643).&lt;br /&gt;• Le Menteur (1644).&lt;br /&gt;• Rodogune (1645).&lt;br /&gt;• Don Sanchez d'Aragon (1650).&lt;br /&gt;• Nicomède (1651).&lt;br /&gt;• Attila (1667).&lt;br /&gt;• Suréna (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;MOLIÈRE (Jean-Baptiste Poquelin dit), 1622-1673&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1622 à Paris, dans une famille bourgeoise, Jean-Baptiste Poquelin fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). En 1642, il obtient une licence de droit à Orléans, mais sa vocation de comédien lui fait abandonner son milieu social pour fonder en 1643, avec la famille Béjart, l'Illustre théâtre. La troupe ne tarde pas à faire faillite face à la concurrence du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et du théâtre du Marais. De 1646 à 1658, Molière part faire des tournées en province. Il écrit ses premières farces en s'inspirant des principes de la commedia dell'arte italienne. À partir de 1650, la troupe de Molière est protégée par le prince de Conti. Molière compose ses deux premières comédies en cinq actes et en vers : L'Étourdi (1654) et Le Dépit amoureux (1656). En 1658, il retourne à Paris où il joue devant le roi Nicomède de Corneille, suivi de l'une de ses farces, Le Docteur amoureux. Celle-ci connaît un vif succès, et Molière obtient la salle du Petit-Bourbon. L'année suivante, il présente Les Précieuses ridicules dont le très bon accueil lui vaut ses premiers ennemis. En 1661, la "troupe de Monsieur" s'installe au Palais-Royal. Après l'échec de sa comédie héroïque, Dom Garcie de Navarre, Molière présente L'École des maris qui lui permet de regagner l'estime du public. La même année, il répond à une commande de Fouquet en composant Les Fâcheux. Mais c'est en 1662 qu'il obtient son plus grand triomphe avec L'École des femmes. Le roi lui accorde alors une pension. Les attaques contre lui s'intensifient et il y répond en 1663 par L'Impromptu de Versailles. En 1664, Le Tartuffe, ainsi que Dom Juan, font l'objet d'une "cabale" des dévots de la Compagnie du Saint-Sacrement. Malgré le soutien de Louis XIV, il doit sans cesse lutter pour que ses pièces puissent être jouées. En 1666, il présente Le Misanthrope qui n'obtient pas les faveurs du grand public. Entre 1666 et 1668, Molière compose plusieurs fantaisies poétiques comme Amphitryon ou George Dandin. Nommé intendant des spectacles royaux, Molière compose sur commande plusieurs comédies-ballets dont Le Bourgeois gentilhomme et Psyché, qu'il écrit en collaboration avec Corneille, sur une musique de Lulli. En 1671, il renoue avec la farce en composant Les Fourberies de Scapin, et compose, l'année suivante, Les Femmes savantes qui reçoit un accueil chaleureux. Mais la santé de Molière, déjà mise à l'épreuve depuis plusieurs années, se dégrade, et il meurt en 1673 lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Molière témoigne d'une grande continuité. Une pièce tardive comme Les Fourberies de Scapin, par exemple, adapte les registres de la farce française et de la commedia dell'arte qui caractérisaient ses premières œuvres. Toujours soucieux des goûts du public, Molière cherche l'efficacité avant tout. Il utilise donc tour à tour différents registres dramatiques : il peut tout aussi bien faire rire, que rentrer dans des polémiques pour défendre son style, ou encore peindre les mœurs de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son œuvre s'attache surtout au genre de la comédie et lui apporte ses lettres de noblesse. Ses comédies sont riches d'une vérité qui jusqu'alors faisait défaut à ce genre théâtral. Elles témoignent d'un sens de l'observation que Molière a pu aiguiser aussi bien au contact de bourgeois ou des "petits marquis" de province, qu'à la Cour de Louis XIV. Cette réutilisation de tout ce que la vie peut lui apporter se retrouve également sur le plan proprement littéraire : Molière puise partout, aussi bien chez les Latins que chez d'autres auteurs, comme Rotrou, Scarron, ou Cyrano de Bergerac. Cela lui a parfois valu le reproche de plagiat. Par ailleurs, il privilégie les trames narratives simples, et ne se soucie guère du dénouement. Le déroulement de l'intrigue de ses comédies recourt à des procédés comiques qui peuvent porter aussi bien sur les actions de ses personnages, que sur leur manière de s'exprimer, ou encore sur des situations burlesques. Même des pièces plus graves comme Dom Juan, ou Le Misanthrope, contiennent des passages drôles utilisant de tels procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de Molière sont des êtres à mi-chemin entre le personnage-type du théâtre comique et la peinture de caractère. Harpagon correspond au type de l'avare, et Tartuffe à celui du faux-dévot. Toutefois, la démesure d'Alceste, et l'égoïsme de Dom Juan, sont quant à eux associés à un art de la nuance qui leur confère une réelle densité psychologique. Ainsi, les personnages se rapprochent plus ou moins de la vie réelle en fonction de la portée générale que Molière veut donner à ses pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée que la nature est à la fois bonne et raisonnable traverse toute l'œuvre de Molière. C'est là une morale du bon sens et du juste milieu qui va de paire avec une condamnation des artifices. Molière reprend à son compte la devise latine, mais tardive de la comédie : "Elle corrige les mœurs par le rire" (castigat ridendo mores). Il conçoit ainsi la comédie comme un art capable de lutter contre les travers de l'homme. Mais le portrait de personnages en proie à une obsession, et qui, à cause d'elle, perdent toute lucidité, ne conduit pas pour autant à une morale édifiante. Au contraire, cette portée morale témoigne d'une volonté farouche de défendre l'esprit libre de la jeunesse contre l'ordre autoritaire et sclérosant de leurs aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Médecin volant (1645-1650).&lt;br /&gt;• La Jalousie du Barbouillé (1645-1650).&lt;br /&gt;• L'Étourdi (1654).&lt;br /&gt;• Le Dépit amoureux (1656).&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1659).&lt;br /&gt;• L'École des maris (1661).&lt;br /&gt;• Les Fâcheux (1661).&lt;br /&gt;• L'École des femmes (1662).&lt;br /&gt;• L'Impromptu de Versailles (1663).&lt;br /&gt;• Le Tartuffe ou l'Imposteur (1664-1669).&lt;br /&gt;• Dom Juan ou le Festin de Pierre (1664).&lt;br /&gt;• Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666).&lt;br /&gt;• Le Médecin malgré lui (1666).&lt;br /&gt;• L'Avare (1668).&lt;br /&gt;• Le Bourgeois gentilhomme (1670).&lt;br /&gt;• Les Fourberies de Scapin (1671).&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672).&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;PASCAL (Blaise), 1623-1662&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal fut à la fois savant, philosophe et écrivain. À l'âge de 19 ans, il inventa une machine arithmétique avant d'entreprendre des études sur le vide et la pesanteur de l'air, sur le calcul des probabilités, sur le calcul infinitésimal, et sur l'analyse combinatoire. Après avoir été tenté par la vie "mondaine", c'est-à-dire ancrée dans le monde quotidien, il se tourne vers la religion à la suite de l'expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654. Il prend le parti des jansénistes dans la querelle qui les oppose aux jésuites à propos de la condamnation d'Antoine Arnauld par la Sorbonne. Ce dernier est accusé d'hérésie pour avoir nié la présence (question de fait) des cinq propositions condamnés par le pape et extraites de l'Augustinus de Jansénius. Il avait cependant reconnu le caractère condamnable (question de droit) de ces propositions. Pascal publie, entre janvier 1656 et mars 1657, les dix-huit Lettres provinciales sous le pseudonyme de Louis Montalte. À partir de 1656, il entreprend le grand projet d'une "Apologie de la religion chrétienne", mais meurt le 19 août 1662 en laissant cet ouvrage inachevé. Une publication posthume de ces fragments est établie en 1670.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son activité scientifique (Traité des sons en 1634-1635, Essai sur les coniques en 1640, Traité du vide en 1651), Pascal est l'auteur de textes parfois polémiques où se mêlent son "esprit de géométrie" et son "esprit de finesse". Les lettres dites Provinciales témoignent de sa maîtrise parfaite de l'art de la polémique. Sa verve s'illustre ici dans la controverse religieuse opposant jansénistes et jésuites, notamment sur le problème de la casuistique, partie de la morale chrétienne portant sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur la question de savoir si la rémission des péchés est, ou non, indépendante des remords. Mais, par-delà cette polémique sur des questions théologiques précises, Pascal reprend à son compte l'enjeu du jansénisme qu'est l'articulation entre trois notions fondamentales : la prédestination, le libre arbitre, et la grâce. Déchu de son libre arbitre depuis le péché originel, l'homme ne peut espérer le salut que par la grâce arbitraire de Dieu (prédestination gratuite). C'est en abordant ces questions soit de façon directe, soit détournée, que Pascal s'oppose aux jésuites pour qui les fidèles sont en mesure de gagner la grâce divine en témoignant d'une ferveur religieuse suffisante. Mais Pascal ne répond pas par un traitement théologique. Ses attaques contre les jésuites, qu'il déclare hérétiques, procèdent d'une manière tour à tour philosophique, ironique, et rhétorique. Certaines formules sont frappantes, et il ne craint pas de tronquer parfois des citations afin de renforcer son argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, la famille de Pascal a conservé tous les textes portant sur la religion. En 1710-1711, l'abbé Louis Perier a rassemblé l'ensemble composite de ce projet d'une "Apologie" et établi le Recueil original des Pensées, recueil de 958 fragments aux longueurs très inégales. Le désordre de ces feuillets a donné lieu à plusieurs éditions où les fragments sont agencés de manières différentes (éditions Brunshvig, Chevalier, Michaut, Lafuma). Toutefois, nous admettons que les Pensées sont composées de deux parties qui se succèdent selon une logique argumentative simple : "Misère de l'homme sans Dieu", et "Félicité de l'homme avec Dieu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette œuvre s'adresse à un libertin, c'est-à-dire à un impie. Elle se caractérise par un style qui n'est plus polémiste, comme dans les Provinciales, mais apologiste, voire mystique lorsque Pascal succombe à l'élan de sa foi. Elle a pour objet de susciter une inquiétude chez l'homme en évoquant toutes les questions auxquelles il est, par nature, incapable de répondre. Car son imagination, sa vanité, ses opinions ou ses coutumes l'égarent et le font se détourner de sa condition. Plutôt que de s'en détacher et revenir au problème de son existence, il se "divertit" afin d'oublier sa misère. Cette situation tragique ne nous laisse plus d'autre choix que de parier sur l'existence de Dieu. Nous sommes obligés de parier puisque nous sommes "embarqués". Mais ce n'est la qu'un premier pas. La raison doit nous conduire jusqu'à la religion elle-même, jusqu'à l'orthodoxie catholique, puis céder la place à la foi, à l'adhésion du cœur, qui "a ses raisons que la raison ne connaît pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et sur Montaigne (1655).&lt;br /&gt;• Les Provinciales (1656-1657).&lt;br /&gt;• Pensées (édition posthume, 1670).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;RACINE (Jean), 1639-1699&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orphelin dès son plus jeune âge, Racine fait ses études aux "Petites Écoles" de Port-Royal, où il subit profondément l'influence des idées jansénistes. En 1661, il tente en vain d'épouser une carrière ecclésiastique. Il s'installe deux ans plus tard à Paris, où il rencontre La Fontaine. En 1664, il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière, et confie l'année suivante, Alexandre aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. En 1666, il rompt avec Port-Royal qui voit d'un mauvais œil les débuts de sa carrière littéraire. Commence alors une période de dix ans où il compose de nombreux chefs-d'œuvre comme Andromaque en 1667, qui fut un triomphe, Les Plaideurs en 1668, sa seule comédie, puis Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, et Bajazet en 1672. En 1673, il est reçu à l'Académie française et anobli. Il compose, la même année, Mithridate. En 1674, il noue une solide amitié avec Boileau et compose Iphigénie. Il épouse Catherine Romanet en 1677 et compose Phèdre. Cette dernière pièce fit l'objet d'une cabale, mais qui ne parvint pas à porter ombrage à la gloire de son auteur. Malgré son succès aussi bien à la Cour qu'auprès du public, Racine prend ses distances avec le théâtre pour se consacrer à la charge d'historiographe du roi. Réconcilié avec ses maîtres de Port-Royal, il mène une vie pieuse. À la demande de Mme de Maintenon, il compose deux pièces à thème biblique : Esther en 1689, et Athalie en 1691. En 1698, il publie l'Abrégé de l'histoire de&lt;br /&gt;Port -Royal et meurt l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie racinienne s'inspire du modèle grec. La fatalité y joue un rôle prépondérant, et enferme le héros dans une situation inextricable qui, dès le premier acte, annonce un dénouement tragique. L'univers cruel dans lequel les personnages évoluent est marqué par la fatalité et le pessimisme. Les tragédies portent généralement le nom de la principale victime. Le personnage racinien n'est donc pas héroïque comme dans les tragédies de Corneille. Même s'il est roi, il est faible : il hésite longuement quant à ce qu'il doit faire et nous laisse l'image d'une créature subissant l'ordre d'une fatalité émanant soit d'une puissance humaine ou surnaturelle, soit de l'empire d'une passion. Le théâtre racinien met en scène la force dévastatrice de la passion : elle gouverne l'action et détermine les événements jusqu'à s'imposer comme la raison suprême du drame qui se déroule sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concentrée sur les sentiments, l'action des tragédies de Racine est inséparable de la puissance évocatrice du langage. La forme poétique élaborée et la préciosité de la langue sont autant d'éléments qui imposent une distance entre ces œuvres et nous. Pourtant, les périphrases, les allusions, les métaphores, ou les euphémismes sont le véritable théâtre où se noue et se dénoue l'intrigue. Car toute la force de l'action des tragédies raciniennes réside dans l'expression des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoigne le ton général de ses œuvres, il y a une incontestable influence du jansénisme chez Racine. À cela s'ajoute le respect de la règle des trois unités : l'action est simple, se déroule dans un lieu unique, et s'étale sur moins de vingt-quatre heures. De même, Racine respecte la règle de bienséance du théâtre classique en ne présentant jamais sur scène les crimes et les horreurs, qui se déroulent dans les coulisses, à l'abri du regard des spectateurs. La fidélité à ces règles d'écriture contribue à créer la sobriété d'une œuvre qui est au plus près des goûts esthétiques de son époque. Racine l'indique dans la préface de Bérénice : "La principale règle est de plaire et de toucher".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, il épouse les règles d'expression et les codes littéraires en vigueur dans la société mondaine du XVIIe siècle. Ainsi, le choix des sujets, empruntés à l'Antiquité gréco-latine, à l'Histoire, ou à la Bible, participe de cette grandeur et de cette gravité chères au classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Andromaque (1667).&lt;br /&gt;• Les Plaideurs (1668).&lt;br /&gt;• Britannicus (1669).&lt;br /&gt;• Bérénice (1670).&lt;br /&gt;• Bajazet (1672).&lt;br /&gt;• Mithridate (1673).&lt;br /&gt;• Iphigénie (1674).&lt;br /&gt;• Phèdre (1677).&lt;br /&gt;• Esther (1689).&lt;br /&gt;• Athalie (1691).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LA FONTAINE (Jean de), 1621-1695&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine naît en 1621 à Château-Thierry. Sa famille y possède la charge de Maître des Eaux et Forêts, qu'il occupera à partir de 1652. Après des études classiques, il obtient le titre d'avocat au Parlement. En 1647, il épouse une parente éloignée de Racine, Marie Héricart. Le mariage échoue : la jeune femme est une Précieuse, La Fontaine un mari volage. En 1658, La Fontaine s'établit seul à Paris. Il y fréquente le cercle des Chevaliers de la Table Ronde, où il rencontre Furetière et Tallemant des Réaux. Admirateur de Malherbe et de Voiture, il complète sa formation par de multiples lectures. Rabelais, Marot, Boccace, mais aussi Homère, Platon, Horace, Virgile et Ovide lui fournissent des modèles dont l'influence se retrouve dans ses écrits ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1657, il est présenté au ministre des Finances de Louis XIV, Fouquet,&lt;br /&gt;et en obtient une pension. La Fontaine côtoie notamment Mlle de Scudéry, Scarron, Perrault, Corneille et Molière, qui bénéficient du mécénat&lt;br /&gt;du ministre. Il exprime sa reconnaissance dans des pièces comme&lt;br /&gt;Le Songe de Vaux (1658), qui exalte la splendeur (entrevue en rêve)&lt;br /&gt;du château de Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Jaloux du prestige et des&lt;br /&gt;richesses accumulés par son ministre, Louis XIV le fait arrêter en 1661.&lt;br /&gt;Le cercle des admirateurs se disperse, mais La Fontaine manifeste à son ancien protecteur une fidélité qu'il exprime dans des textes (Elégie aux nymphes de Vaux, 1661) où il sollicite la clémence royale. Célèbre mais sans fortune, il cherche de nouveaux protecteurs aristocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduit dans les salons parisiens, chez la duchesse d'Orléans au Palais du Luxembourg, chez Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de la Sablière,&lt;br /&gt;il obtient aussi la protection de Marie-Anne Mancini (nièce de Mazarin).&lt;br /&gt;Ses textes rencontrent une large audience, avec la publication des premiers recueils de Contes et Nouvelles en vers, inspirés de Boccace et de l'Arioste (1665-1666). En 1668, il publie le premier recueil des Fables.&lt;br /&gt;Auteur reconnu, La Fontaine pratique aussi bien des genres légers qu'une littérature à vocation moralisatrice (Recueil de Poésies chrétiennes, 1671).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1672, à la mort de la duchesse d'Orléans, il trouve une nouvelle protectrice en la personne de Mme de la Sablière. Férue de science et de culture, elle permet à La Fontaine de pratiquer ses dons de "papillon du Parnasse" aux inspirations multiples. La Fontaine s'essaie à l'opéra avant de se brouiller avec Lulli. Il publie d'autres Contes (1675). Ses poésies de circonstance (Ode à la Paix, 1674), ses poésies didactiques (Le Quinquina, 1682), mais aussi et surtout le Second recueil des Fables (1678-1679) illustrent son talent de touche-à-tout. Ses succès lui ouvrent les portes de l'Académie Française en 1684. Il prend le parti des Anciens dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Sentant l'âge venir, La Fontaine renonce solennellement à sa vie mondaine et se convertit au christianisme sous l'influence retrouvée de Mme de la Sablière (1692). Il passe les dernières années de sa vie chez M. et Mme d'Hervart à Bois-le-Vicomte, où il compose le Livre XII des Fables, et meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fontaine laisse une œuvre aux multiples facettes, dont la physionomie s'explique par les conditions de sa rédaction. Il laisse des textes de circonstances, et exerce son talent dans des genres (comme la poésie didactique et descriptive) dont la postérité n'a pas toujours retenu les manifestations. Il demeure donc à nos yeux l'homme d'une grande œuvre, ses Fables imitées des auteurs antiques (Esope et Phèdre). A la différence de ces derniers qui plaçaient la narration au service exclusif de la moralité,La Fontaine l'enrichit de dimensions nouvelles. Un sens aigu de la dramatisation, une grande finesse psychologique, une large faculté d'observation mise au service de valeurs humanistes (derrière les masques animaliers, le fabuliste n'hésite pas à aborder des questions sociales et à dresser le portrait satirique des injustices du temps) permettent au poète de renouveler durablement le genre. Destinées dès l'origine à l'édification de la jeunesse, les Fables connaissent depuis trois siècles auprès de toutes les classes d'âge un succès qui ne s'est jamais démenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le Songe de Vaux (1658)&lt;br /&gt;* Elégie aux nymphes de Vaux (1662)&lt;br /&gt;* Contes et Nouvelles en vers : Premier recueil en 1665, Deuxième recueil en 1666, Troisième recueil en 1671. Nouveaux Contes (1675).&lt;br /&gt;* Epître à Huet (1687), contenant les prises de positions de La Fontaine dans la querelle des Anciens et des Modernes.&lt;br /&gt;* Fables : Premier recueil (Livres I à VI) en 1668, Deuxième recueil (Livres VII à XI) en 1678, Troisième recueil (Livre XII) en 1694.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du classicisme au siecle des lumières( 1685 -1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Querelle des Anciens et des Modernes. C'est la rédaction en français, et non en latin, des inscriptions des tableaux de Lebrun exposés dans la galerie de Versailles qui ouvrit la Querelle. Partisans des auteurs modernes dont ils apprécient le talent et les productions, un certain nombre d'écrivains, dont le conteur Charles Perrault (1628-1703) et le philosophe Fontenelle (16571757), s'opposent à certains de leurs contemporains, comme Boileau ou Racine, convaincus de la supériorité des auteurs de l'Antiquité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le postclassicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1685 à 1715 , Louis XIV consolid son édifice , mais il n’évite pas la rigidité. Elle apparaît . dès le dèbut de la période , avec la révocation de l’édit de Nantes . Elle marque la fin de ce long règne , qui s’achève dans la sclérose . Dans le domaine littéraire , les solutions classiques commencent, elles aussi , à s’user .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman , la poésie et le théâtre sont en crise .mais certains écrivains essaient de faire souffler un vent nouveau : le romancier Robert Challe ( 1658 – 1720 ) remet en cause l’écriture romanesque traditionnelle, tandis que jean de la Bruyère ( 1645 – 1696 ) , pierre Bayle ( 1647 – 1706 ) ou Fontenelle ( 1657- 1757 ) soulignent la nécessité de réformes politiques et sociales : le XVIIIeme siècle se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 2e partie du règne de Louis XIV : sclérose de la monarchie absolue (désenchantement, guerres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-post-classicisme : à l’orée du siècle des Lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-querelle des Anciens et les Modernes : C. Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance de la littérature d’idées : P. Bayle, Fontenelle, La Bruyère, Fénelon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-romanciers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Challe :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; nouveauté, multiplication des ruptures dans le récit ; le narrateur est moins apparent ; roman proche de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lesage :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; idéalisme, roman picaresque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Vers le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s'engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n'y a pas de progrès dans l'art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des «Contes de la mère l'oie» (1697), affirment qu'il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuté, contesté, mis en cause, avec tout cela le XVIIe siècle occupe une place très importante dans la littérature française et s'impose durablement aux écrivains des générations futures. Le XVIIIe siècle s'inspirera aussi de cet héritage et ajoutera son propre apport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est une époque contrastée qui a connu beaucoup de problèmes religieux et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est découpé en 4 grandes périodes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A : Les excès du baroque (1598-1630) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B : Avant le classicisme, vers la normalisation (1630-1661)&lt;br /&gt;C : Le classicisme (1661-1680)&lt;br /&gt;D : Après le classicisme (1680-1715)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( Azadunifr )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-3131093008255649840?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/3131093008255649840/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=3131093008255649840' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3131093008255649840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3131093008255649840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-xviie-sicle-le-sicle-classique-un_9016.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-4801867156114439048</id><published>2008-12-05T11:05:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T11:21:05.240-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La comédie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La comédie de l'époque classique est très fortement dominée par la figure de Molière même si les auteurs comiques étaient fort nombreux.La comédie est beaucoup moins encadrée par des règles explicites que la tragédie car, considérée comme un genre mineur, les théoriciens ne s'y intéressent guère. On ne dispose d'ailleurs pas de la partie de la Poétique qu'Aristote aurait consacrée aux œuvres comiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, un auteur comme Molière essaie de redonner une forme de noblesse à la comédie et s'inspire pour cela des règles du théâtre classique. Si l'unité d'action est rarement respectée, l'unité de lieu et de temps l'est assez souvent. Surtout, à la suite de Corneille, il travaille la comédie d'intrigue inspirée des comédies latines de Térence et Plaute.Il s'inspire donc des Anciens. Mais il s'éloigne également de la farce pour contribuer au développement de comédies nouvelles. Elles sont fondées sur des intrigues complexes et peuvent être jouées en trois ou cinq actes. Leurs personnages ne peuvent certes pas appartenir à la grande noblesse, mais ils relèvent souvent de la bourgeoisie ou de la petite noblesse. De ce fait, si le langage est de registre courant et parfois même familier, le style n'est pas nécessairement très bas. Certaines comédies sont même écrites en alexandrins. Molière se sert des effets comiques assez grossiers hérités de la farce et de la commedia dell'arte (bastonnades, quiproquos etc.), mais ses comédies sont à la recherche d'un équilibre qui n'est pas sans rapport avec le bon goût classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dimension morale présente dans la tragédie se retrouve également dans la comédie. Les comédies se moquent en effet des défauts des hommes. Les spectateurs devraient ainsi pouvoir s'éloigner des défauts représentés en riant du ridicule des personnages. Quand Molière ridiculise l'hypocrisie des faux dévots dans Tartuffe, il espère lutter contre cette hypocrisie. La célèbre formule « castigat ridendo mores » [14] est d'origine incertaine mais elle a été reprise par Molière. Elle exprime une idée développée par Horace dans son art poétique et résume cette volonté d'utiliser le rire comme vecteur d'instruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme « comédie » a d’abord désigné le théâtre en général.&lt;br /&gt;S’opposant à la tragédie, la comédie cherche à divertir, à faire rire (→ comique) par la légèreté de l’intrigue ou la peinture des personnages qui y est faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelques pièces comiques de Molière (1622-1673) :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1664)&lt;br /&gt;• Le Misanthrope (1666)&lt;br /&gt;• L’Avare (1668)&lt;br /&gt;• Le Bourgeois Gentilhomme (1670)&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672)&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie a pour but de « corriger les mœurs par le rire » (Castigat ridendo mores, dit l’adage latin). Pour Molière, il s’agit de « corriger les hommes en les divertissant » (Molière, « Premier placet au roi au sujet de Tartuffe »), en dénonçant l’avarice des hommes, les travers de la médecine, de la justice, de la Cour, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la comédie, les personnages sont de condition moyenne ou modeste, et le dénouement est heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie de caractère peint les caractères, la comédie de mœurs inscrit un personnage dans son milieu social, la comédie d’intrigue complique l’action de la pièce à loisir, la comédie-ballet a été inventée par Molière et inclut des ballets (Cf. le Bourgeois Gentilhomme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rire propre au genre comique est produit par le comique de mots (paroles d’un personnage, choix des mots, niveau de langue, répétitions), le comique de gestes (gestes d’un personnage), le comique de situation (situation d’un personnage), le comique de mœurs (les habitudes propres à une classe d’hommes) ou le comique de caractère (traits moraux d’un personnage ou d’une classe d’hommes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La farce&lt;/strong&gt; : la farce est une pièce bouffonne (→ comique grossier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vaudeville&lt;/strong&gt; : le vaudeville est un type de comédie à la mode au XIXe siècle. Il repose très fréquemment sur une intrigue amoureuse. Le vaudeville (ou « théâtre de boulevard ») comporte généralement de nombreux rebondissements et quiproquos. Les personnages sont souvent des bourgeois. Cf. Eugène Labiche ou Georges Feydeau.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-4801867156114439048?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/4801867156114439048/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=4801867156114439048' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4801867156114439048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4801867156114439048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/la-comdie-la-comdie-de-lpoque-classique.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-5242273497985782178</id><published>2008-12-05T10:52:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T11:00:29.814-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La tragédie classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie n'existe pas pendant le Moyen Âge français. Elle renaît au cours du XVIe siècle suite à la relecture des tragiques anciens. Elle se transforme tout au cours du XVIe et du XVIIe siècle. Elle évolue d'abord vers ce qu'on a appelé tragi-comédie en se nourrissant d'intrigues de plus en plus romanesques. Mais doctes et dramaturges défendent un retour vers un modèle plus conforme aux canons antiques et elle devient finalement le grand genre de l'époque classique. C'est pourquoi les règles énoncées ci-dessus s'appliquent prioritairement à la tragédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre 1625 et 1660, la tragi-comédie domine incontestablement le théâtre. Son esthétique de la bigarrure, son jeu sur l’illusion et le provisoire, ses intrigues enchevêtrées et ses excès reflètent l’exubérance baroque. Ces pièces au dénouement heureux et à la mise en scène spectaculaire (voyages, combats, naufrages) racontent une série de péripéties qui peuvent s’étaler dans le temps (de quelques jours à plusieurs décennies). C’est une accumulation de situations sans unité structurelle forte, l’action s’arrêtant quand l'auteur le décide et non selon une logique narrative. La démesure imprègne le genre : érotisme, cruauté (meurtres, viols, tortures, suicides, qui se déroulent sur scène et non en coulisse), faux semblants (déguisements, folie, méprises, morts factices), aventures échevelées et amours contrariés. Les personnages sont alors typés (amants, rivaux, pères hostiles, tyrans cruels). La diversité est le maître-mot de cet univers. Autre caractéristique de la tragi-comédie : son mélange des tons, réunissant comédie et drame, langages noble et commun, rois et paysans. Ces particularités ont été théorisées dans la préface de Tyr et Sidon de Schélandre, rédigée par Ogier et devenue le manifeste de "l’irrégularité". Celui-ci y refuse les règles alors en train de s’affirmer et célèbre la "variété des événements" représentés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Hardy est le premier dramaturge à marquer ce genre. Il impose des sujets mythologiques, le romanesque et la morale édifiante (La Force du sang, 1625). En 1632, Clitandre de Pierre Corneille introduit l’unité de temps, première étape d’une normalisation de la luxuriance baroque. Le Cid, tragi-comédie du même Corneille (1637) favorise le succès de la tragédie malgré le procès qu’on lui fit à l’époque. La tragi-comédie connaît un regain après la Fronde, avec Quinault et Thomas Corneille (son Timocrate sera le plus grand succès du temps). Sous l’appellation de tragédie galante ou tragédie romanesque, c’est une adaptation au goût du jour de ce que fut la tragi-comédie. Les histoires en sont compliquées, l’action primordiale, les personnages univoques, les règles respectées. Après 1660, elle décline au profit d’une part de la tragédie et de la comédie, d’autre part de l’opéra et des pièces à machines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie se définit alors d'abord par son sujet et ses personnages. Une pièce tragique se doit d'avoir un sujet mythique ou historique. Ses personnages sont des héros, des rois ou du moins des personnages de la très haute noblesse. Le style adopté doit être en accord avec la hauteur de ceux qui profèrent le texte. La plupart des tragédies sont écrites en alexandrins et elles respectent toujours un style élevé. On a souvent assimilé tragédie et fin malheureuse. Même s'il est vrai que la majorité des tragédies finissent mal, ce n'est pas un critère de définition car certaines tragédies finissent bien.[10]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans le théâtre antique, la tragédie a une fin morale. Elle doit permettre aux spectateurs de s'améliorer sur le plan moral en combattant certaines de leurs passions. À la suite d'Aristote, on considère que la tragédie doit inspirer « terreur et pitié » face au destin de héros broyés par les conséquences de leurs erreurs. Ces deux sentiments doivent permettre aux spectateurs de se désolidariser des passions qui ont poussé les héros à agir et donc de ne pas les reproduire eux-mêmes. Par ailleurs, les théoriciens classiques ont repris à Aristote la notion de catharsis qui signifie approximativement purgation des passions. L'idée est qu’en voyant des personnages animés de passions violentes, les spectateurs accompliront en quelque sorte leurs propres passions et s'en libéreront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand tragédien classique est Racine. Il écrit des tragédies où les héros sont condamnés par la fatalité, enfermés dans un destin qui révèle l'absurdité de leur existence et ne peut les mener qu'à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille évolue au cours de sa carrière du baroque au classique. Ses tragédies valorisent beaucoup plus le héros qui, quoique souvent condamné à une issue fatale, se réalise effectivement comme héros dans ses pièces. Corneille a d'ailleurs pu proposer l'identification au héros comme mode d'édification possible du spectateur.&lt;br /&gt;Par ailleurs, se développent à l'époque classique des tragédies lyriques . Ce genre est notamment représenté par Philippe Quinault qui travaille en collaboration avec Lulli. Il mènera à la création de l'opéra français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie classique est composée de cinq actes (séparés par des entractes), et le nombre de scènes par acte varie. L’action (l’intrigue) est issue de l’histoire ou de la légende ; les personnages sont généralement illustres et sont tourmentés par de fortes passions. La tragédie classique avait ses règles, dont la fameuse règle des trois unités (unité d’action, unité de temps, unité de lieu)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« [...] Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli&lt;br /&gt;Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. [...] »&lt;br /&gt;Boileau, L’Art poétique , chant III.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Quelques grandes tragédies classiques :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Corneille (1606-1684) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cid (1636)&lt;br /&gt;Horace (1640)&lt;br /&gt;Cinna (1641)&lt;br /&gt;Polyeucte (1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Racine (1639-1699) :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Andromaque (1667)&lt;br /&gt;Iphigénie (1674)&lt;br /&gt;Phèdre (1677)&lt;br /&gt;Britannicus (1669)&lt;br /&gt;Bérénice (1670)&lt;br /&gt;Mithridate (1673)&lt;br /&gt;Esther (1689)&lt;br /&gt;Athalie (1691)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Quelques textes importants :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Hardy, Ariadne ravie (1624) – Cornélie (1625) - La Force du sang (1625)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de Schélandre, Tyr et Sidon (1628)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre du Ryer, Clitophon (1628) – Agénis (1630)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Rotrou, L’Hypocondriaque (1628) – Les Occasions perdues (1633)- Laure persécutée (1637)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Corneille, Clitandre (1632) – Le Cid : tragi-comédie (1637) – Dom Sanche d’Aragon (1650)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Mairet : Les Galanteries du duc d’Ossone (1632) – L’Illustre corsaire (1640) – Athénaïs (1642) - Sidonie (1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges de Scudéry, Orante (1635) – Le Prince déguisé (1635) – L’Amour tyrannique (1639) – Arminius (1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Cinq Auteurs (Pierre Corneille, Jean Rotrou, Claude de L’Estoile, Guillaume Colletet,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Le Metel de Boisrobert), L’Aveugle de Smyrne (1638)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Quinault, Les Coups de l’amour et de la fortune (1655) – Le fantôme amoureux (1656) – Amalasante (1656) – Le Mariage de Cambyse (1659) – Stratonice (1660)&lt;br /&gt;Thomas Corneille, Timocrate (1656)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-5242273497985782178?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/5242273497985782178/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=5242273497985782178' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/5242273497985782178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/5242273497985782178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/la-tragdie-classique-la-tragdie-nexiste.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-4255686902090245593</id><published>2008-12-05T10:37:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T10:50:32.366-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Théâtre classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la première moitié du XVIIe siècle, on apprécie les tragicomédies à l'intrigue romanesque et aux décors complexes. 7 Au fur et à mesure du siècle, notamment sous l'influences des théoriciens, les intrigues se simplifient et les décors se dépouillent pour aboutir à ce que l'on appelle aujourd'hui le théâtre classique. L'Abbé d'Aubignac joue un rôle important car dans La Pratique du théâtre8 en 1657 il analyse le théâtre antique et le théâtre contemporain et en tire des principes qui constituent les bases du théâtre classique. Cette réflexion sur le théâtre est alimentée tout au cours du siècle par doctes et dramaturges. Boileau dans son Art poétique en 1674 ne fera que reprendre et résumer en des vers efficaces des règles déjà appliquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les règles du théâtre classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la règle de vraisemblance, expliquée plus haut, qui est à l'origine de toutes les règles du théâtre classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• « Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli / Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. »&lt;br /&gt;Ces deux vers de Boileau résument la fameuse règle des trois unités : l'action doit se dérouler en vingt-quatre heures (unité de temps), en un seul lieu (unité de lieu) et ne doit être constituée que d'une seule intrigue (unité d'action). Ces règles poursuivent deux buts principaux. D'une part il s'agit de rendre l'action théâtrale vraisemblable car les décors n'ont pas besoin de changer et l'action se déroule en un temps qui pourrait être le temps de la représentation.9 D'autre part l'action est plus facile à suivre car les intrigues compliquées mêlant de nombreux personnages sont proscrites au profit d'intrigues linéaires centrées sur peu de personnages. Ces règles ont mené à une forme d'intériorisation des actions. En effet la parole s'est développé au détriment du spectaculaire et les pièces classiques accordent beaucoup de place à l'expression des sentiments et à l'analyse psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La règle de bienséance oblige à ne représenter sur scène que ce qui ne choquera pas le public. On écarte la violence physique mais aussi l'intimité physique. Les scènes violentes doivent ainsi être racontées par un personnage. Quelques exceptions sont restées célèbres comme les morts de Phèdre et de Don Juan dans les pièces éponymes de Racine et de Molière ainsi que la folie du personnage d'Oreste dans Andromaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La tragédie n'existe pas pendant le Moyen Âge français. Elle renaît au cours du XVIe siècle suite à la relecture des tragiques anciens. Elle se transforme tout au cours du XVIe et du XVIIe siècle. Elle évolue d'abord vers ce qu'on a appelé tragi-comédie en se nourrissant d'intrigues de plus en plus romanesques. Mais doctes et dramaturges défendent un retour vers un modèle plus conforme aux canons antiques et elle devient finalement le grand genre de l'époque classique. C'est pourquoi les règles énoncées ci-dessus s'appliquent prioritairement à la tragédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La tragédie se définit alors d'abord par son sujet et ses personnages. Une pièce tragique se doit d'avoir un sujet mythique ou historique. Ses personnages sont des héros, des rois ou du moins des personnages de la très haute noblesse. Le style adopté doit être en accord avec la hauteur de ceux qui profèrent le texte. La plupart des tragédies sont écrites en alexandrins et elles respectent toujours un style élevé. On a souvent assimilé tragédie et fin malheureuse. Même s'il est vrai que la majorité des tragédies finissent mal, ce n'est pas un critère de définition car certaines tragédies finissent bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Comme dans le théâtre antique, la tragédie a une fin morale. Elle doit permettre aux spectateurs de s'améliorer sur le plan moral en combattant certaines de leurs passions. À la suite d'Aristote, on considère que la tragédie doit inspirer « terreur et pitié » face au destin de héros broyés par les conséquences de leurs erreurs. Ces deux sentiments doivent permettre aux spectateurs de se désolidariser des passions qui ont poussé les héros à agir et donc de ne pas les reproduire eux-mêmes. Par ailleurs, les théoriciens classiques ont repris à Aristote la notion de catharsis qui signifie approximativement purgation des passions. L'idée est qu’en voyant des personnages animés de passions violentes, les spectateurs accompliront en quelque sorte leurs propres passions et s'en libéreront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le grand tragédien classique est Racine. Il écrit des tragédies où les héros sont condamnés par la fatalité, enfermés dans un destin qui révèle l'absurdité de leur existence et ne peut les mener qu'à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille évolue au cours de sa carrière du baroque au classique. Ses tragédies valorisent beaucoup plus le héros qui, quoique souvent condamné à une issue fatale, se réalise effectivement comme héros dans ses pièces. Corneille a d'ailleurs pu proposer l'identification au héros comme mode d'édification possible du spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, se développent à l'époque classique des tragédies lyriques . Ce genre est notamment représenté par Philippe Quinault qui travaille en collaboration avec Lulli. Il mènera à la création de l'opéra français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-4255686902090245593?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/4255686902090245593/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=4255686902090245593' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4255686902090245593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4255686902090245593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/thtre-classique-durant-la-premire-moiti.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-6109958152444879794</id><published>2008-12-05T09:57:00.001-08:00</published><updated>2008-12-05T10:00:04.926-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Vers « le siècle des lumières »&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle, la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s’engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n’y a pas de progrès dans l’art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l’auteur des Contes de la mère l’Oye (1697), affirment qu’il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs avec prudence mais fermeté, une littérature d’idées novatrice apparaît avec Bernard de Fontenelle et Pierre Bayle qui préfigurent les philosophes du siècle des Lumières et leurs remises en cause intellectuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-6109958152444879794?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/6109958152444879794/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=6109958152444879794' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/6109958152444879794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/6109958152444879794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/la-fin-du-sicle-la-littrature-perd-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-8617628698840446366</id><published>2008-12-05T09:39:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T09:46:57.896-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La querelle des Anciens et des Modernes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opposition entre tradition et modernité est une constante dans l'histoire de la littérature moderne. Au XVIIe siècle, avec les débats sur les Lettres de Guez de Balzac (1624-1629) ou la "Querelle du Cid (1637)", c’est surtout la "Querelle des Anciens et des Modernes" qui marque l’Histoire, tant par son intensité (tous les écrivains qui comptent y participent à un moment ou à un autre) que par sa longueur (1653-1715).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se déroule en quatre temps. C’est d’abord la "Querelle du merveilleux chrétien" (1653-1674) : quelques auteurs publient des épopées héroïques, prônant la supériorité du christianisme sur le paganisme en littérature. Suivie de la "Querelle des inscriptions" (1675-1676) dans laquelle le milieu culturel s’interroge sur la langue des épigraphes à graver aux frontons des monuments érigés à la gloire du roi. C’est le français qui l’emporta sur le latin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le temps fort de la dispute se situe entre 1688 et 1700. A la suite de la lecture par Charles Perrault de son poème Le Siècle de Louis XIV dans lequel il proclame la primauté de la littérature du temps s’engage une polémique. Les partisans de la suprématie antique se recrutent surtout à la Cour et dans la génération classique (Boileau, Racine, La Fontaine, Bossuet, La Bruyère). Leurs adversaires sont plutôt des auteurs jeunes (Charles Perrault, Fontenelle), des mondains et des amateurs de genres nouveaux (opéra, contes, romans). Vers 1700 l’antagonisme s’apaise, sans victoire nette. Un épilogue a lieu en 1714-1716 à propos d’Homère (doit-il être apprécié tel quel ou adapté au goût du jour ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il y ait eu en apparence deux camps bien tranchés, il s’agit surtout de rivalités de personnes et de cabales entre coteries, ce qui explique peut-être l’acuité de la lutte. Néanmoins quelques grands problèmes sont abordés. Par exemple l’opposition entre imitation, échappant aux modes éphémères, et innovation, tenant compte de l’évolution du monde. Elle pose surtout la question du progrès en art. Il est impossible pour les Anciens ("Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis mille ans qu’il y a des hommes, et qui pensent", La Bruyère), mais nécessaire pour les Modernes ("Le temps a découvert plusieurs secrets dans les arts, qui, joints à ceux que les Anciens nous ont laissé, les ont rendus plus accomplis" Charles Perrault).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conséquences ne sont pas négligeables. La remise en cause des modèles du passé ébranle les notions de tradition et d’autorité. Le goût classique ne peut plus imposer son esthétique qui puise dans l’Antiquité, et l’esprit critique qui résulte de l’affrontement va s’imposer. La Querelle des Anciens et des Modernes annoncent ainsi la philosophie des Lumières.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une vieille opposition:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que l'on appelle la querelle des Anciens et des Modernes ne fait que reprendre, en la radicalisant, one vieille opposition. De tout temps, s'affirment deux conceptions de la littérature et, plus généralement, de la création. Les uns, tournés vers le passé, croient qu'il convient d'imiter les prédécesseurs, parce qu'ils ont atteint la perfection dans leur art: ce sont les partisans des Anciens. Les autres, fixés sur le présent, pensent qu'il faut, au contraire, innover, trouver des solutions qui correspondent à l'esprit de l'époque: ce sont les Modernes. Entre les deux camps, les conciliateurs essaient d'harmoniser les positions: pour eux, s'il faut tenir compte des apports précédents, il faut aussi les adapter aux situations nouvelles, les utiliser comme un tremplin qui permet de progresser.&lt;br /&gt;Durant la première partie du XVIIe siècle, ces trois conceptions apparaissent déjà, par exemple dans le domaine théâtral: les adeptes du théâtre régulier entendent appliquer les préceptes des auteurs dramatiques de l'Antiquité, d'autres préfèrent un théâtre irrégulier porteur d'innovations, tandis que les partisans de solutions moyennes les renvoient dos à dos, en préconisant un système théâtral à la fois inspiré des Anciens et influencé par le présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les camps en présence:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'a donc alors de particulier cette querelle des Anciens et des Modernes? D'abord, son nom même: il montre que naît une conscience vive de l'existence d'une opposition, de deux voies possibles. Ensuite, son intensité: il s'agit d'une querelle aiguë, à laquelle vont participer la plupart des écrivains de l'époque. Enfin, sa signification: elle indique que le classicisme est ébranlé, que de nouvelles solutions commencent à être cherchées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une véritable bataille qui s'engage. Les péripéties y sont nombreuses. Chaque camp essaie de marquer des points, tandis que des esprits plus modérés tentent une conciliation difficile. Du côté des Anciens, La Fontaine, Boileau et La Bruyère sont parmi les plus ardents à exprimer leurs positions. Du côté des Modernes, Thomas Corneille et surtout Charles Perrault apparaissent comme les militants les plus actifs. Enfin, dans ce combat, Saint-Évremond, Fénelon et Fontenelle se posent en médiateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le progrès existe-t-il en art ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Anciens et les Modernes s'opposent essentiellement sur la notion de progrès dans le domaine artistique. Pour les premiers, comme La Bruyère, le progrès en art n'existe pas, la perfection a été atteinte une fois pour toutes par les Anciens qui ont tout découvert, tout inventé: « Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes, et qui pensent. Sur ce qui concerne les mœurs, le plus beau et le meilleur est enlevé; l'on ne fait que glaner après les Anciens et les habiles d'entre les Modernes. » (Les Caractères, I, 1). Pour les seconds, comme Perrault, il reste au contraire beaucoup à trouver, beaucoup à améliorer, ce qui donne aux Modernes une supériorité de fait sur leurs prédécesseurs: « [...] tous les arts ont été portés dans notre siècle à un plus haut degré de perfection que celui où ils étaient parmi les Anciens, parce que le temps a découvert plusieurs secrets dans tous les arts, qui, joints à ceux que les Anciens nous ont laissés, les ont rendus plus accomplis [...]. » (Parallèles des Anciens et des Modernes).&lt;br /&gt;Cette opposition centrale entraîne tout naturellement d'autres oppositions: imiter les Anciens, c'est se référer à des modèles immuables; innover, c'est, au contraire, chercher des solutions meilleures. Suivre les exemples des prédécesseurs, c'est se rallier à des pratiques cautionnées par le temps et donc à l'abri des modes; s'engager sur une voie nouvelle, c'est tenir compte de l'évolution historique, des leçons des événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Anciens :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Antoine Furetière, Nouvelle allégorique (1659)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Nicolas Boileau, Satires I-VI et VIII-IX (1666-1668) – Traité du sublime de Longin (1674) – L’Art poétique (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• René Rapin, Réflexions sur la Poétique d’Aristote(1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Jean Racine, Préfaces d’Iphigénie (1675) et de Phèdre (1677)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Nicolas Pradon, Phèdre et Hippolyte (1677)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La Fontaine, Epitre à Huet (1687)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La Bruyère, Les Caractères (1688) – Préface du Discours de réception à l’Académie Française (1694)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Longepierre, Discours sur les Anciens (1688)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Nicolas Boileau, Ode sur la prise de Namur / Discours sur l’Ode (1693) – Reflexions sur Longin (1694) – Satire X (1694)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Madame Dacier, L’Iliade d’Homère traduite en français avec des remarques (1711) - Des causes de la corruption du gout (1714) – La Suite de la corruption du Gout (1716)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Fénelon, Lettres à l’Académie (1714) – Lettre sur les occupations de l’Académie (1716)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Etienne Fourmont, Examen pacifique de la querelle de Madame Dacier et Monsieur de La Motte (1716)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Modernes :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Poèmes épiques de Le Moyne (Saint-Louis, 1653), Georges de Scudéry (Alaric, 1654), Antoine Godeau (Saint-Paul, 1656), Jean Chapelain (La Pucelle, 1657), Desmarets de Saint-Sorlin (Clovis, 1657), Le Laboureur (Charlemagne, 1664)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Desmarets de Saint-Sorlin, La comparaison de la langue et de la poésie française avec la grecque et la latine (1670) – Défense du poème héroïque (1675) - Défense de la poésie et de la langue française (1675)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Michel de Marolles, Traité du poème épique (1662)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Laboureur, Avantages de la langue française (1667)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• François Charpentier, Défense de la langue françoise pour l’Arc de triomphe (1676) – De l’excellence de la langue françoise (1683)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Michel de Marolles, Considérations en faveur de la langue françoise (1677)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Charles Perrault, Le siècle de Louis le Grand (1687) – Parallèles des Anciens et des Modernes (1688-1697) – Des hommes illustres qui ont paru en France (1696-1711)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Fontenelle, Dialogues des morts (1683) – Digression sur les Anciens et les Modernes (1687)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Saint-Evremont, Sur les poèmes des Anciens (1686) - Sur la dispute touchant les Anciens et les Modernes (1692)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique (1695-1697)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Houdar de La Motte, L’Iliade en vers français (1714) – Réflexions sur la critique (1715)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Jean Terrasson, Dissertation critique sur l’Iliade d’Homère (1715)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• D’Aubignac, Conjectures académiques, ou dissertation sur l’Iliade (1715)&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;En résumé :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du XVIIe siècle, cette controverse littéraire oppose :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les "Anciens" qui défendent les grands auteurs antiques et souhaitent qu'ils restent des "modèles" dans la création artistique ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les "Modernes", quant à eux, estiment qu'il faut innover et pensent que la création artistique de l'époque peut rivaliser avec le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-8617628698840446366?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/8617628698840446366/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=8617628698840446366' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8617628698840446366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8617628698840446366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/la-querelle-des-anciens-et-des-modernes.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-7875741799693751109</id><published>2008-12-05T07:00:00.001-08:00</published><updated>2008-12-05T07:00:27.734-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIe siècle « le siècle classique »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un "Grand siècle"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIle siècle est le siècle de l'ordre, de la grandeur et du classicIsme, sur fond d'autoritarisme gouvernemental et de pauvreté populaire. Pendant la première partie du siècle, la France domIne l'Europe par les lettres, les arts et les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle commence le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.Historiquement il commence en 1610 avec la régence de Marie de Médicis mère de Louis XIII et se termine en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV.Ce siècle est souvent appelé le siècle de Louis XIV en France .L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'avènement de Louis XIV s'établit l'ère la plus resplendissante de la monarchie absolue en France. La cour représente le plus grand centre intellectuel du pays, littérature et arts y sont associés dans le culte de la grandeur royale. La culture de la France (avec son art et sa littérature), ses acquisitions dans le domaine des sciences se trouvent à l'avant-garde de la culture, de la littérature et des arts européens. Tout comme la Pléiade, le XVIIe siècle se propose de rivaliser avec les Anciens mais il le fait avec un dessein réfléchi, avec méthode et non plus guidé uniquement par l'enthousiasme. Pour veiller aux principes, aux usages admis de la pensée et des arts de nombreuses académies sont fondées (l'Académie française — 1635, l'Académie de peinture et de sculpture — 1665, l'Académie des sciences — 1666). Le français devient la langue internationale de l'élite. Spécifiquement français, le classicisme, courant dominant du siècle, exprime le style de la monarchie absolue, nationaliste et centralisatrice. Il se répand peu à peu en Europe et impose un modèle du Beau qui se prolongera jusqu'au XVIIIe siècle. La gamme des écrivains, leur talent, leurs œuvres sont diversifiées et riches au cours du siècle, au sein même du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin).La religion s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de saint Vincent de Paul… Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansénistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;le siècle classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long et paneuropéen, est le mouvement baroque, l'autre, plus spécifiquement français et moins long (il ne dure qu'un quart de siècle), c'est le classicisme. Cependant ce courant dominant s'est imposé dans la lutte idéologique contre le baroque. Quelque chose de plus, il ne s'agit pas d'une opposition de façon absolue entre les deux formes de pensée mais plutôt d'interférences, de complémentaires, de continuité. D'ailleurs, les notes de baroque et de classicisme sont utilisées bien plus tard dans la littérature. On ne retrouve jamais la théorie achevée de ces deux courants appliquée dans une seule œuvre. Le baroque et le classicisme coexistent, y compris chez un même auteur. Ces contrastes, cette diversité, cette complexité font le charme du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'héritage humaniste a aussi donné naissance à un mouvement très controversé mais dont l'influence sera importante, le libertinage. le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux courants esthétiques avec deux tendances opposée sont à certains égards contradictoires: traduction privilégiée des émotions, déploiement parfois débridé de l'imaginaire dans le cas du Baroque, priorité à la raison et à la mesure dans les oeuvres marquées par le Classicisme. Néanmoins il est parfois difficile d'établir une frontière entre les deux mouvements.On peut en effet relever dans les deux cas des préoccupations liées au christianisme notamment l'obsession de la mort et du temps qui passe. En France, le baroque est réputé avoir eu peu d'impact. Nous proposons néanmoins à travers ces pages de constater la présence de l'esprit baroque à travers des oeuvres picturales et littéraires dont certaines figurent dans l'anthologie du Classicisme. Ces pages seront progressivement complétées. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le XVIIème est avant tout le siècle classique c’est un siècle qui aime l’ordre et qui a le goût profond de l’indépendance . le classicisme se définit surtout dans la seconde moitié du siècle . car les œuvres publiée dans la première moitié sont d’une diversité bien surprenant , puisque les thème et formes littéraires du siècle précédent persistent&lt;br /&gt;Continuation et révision de la Rennaissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle a absorbé la Renaissance avec toutes les valeurs qu'elle avait accumulées, mais il les a aussi révisées et en a fait un choix. L'humaniste du XVIe siècle est remplacé par l'honnête homme. Danser, converser, savoir briller en société, plaire, séduire, être spirituel, courtois, brave, naturel, simple, avoir une capacité d'adaptation, posséder une élégance extérieure et en même temps une vraie noblesse de cœur sont les qualités de l'honnête homme qui plaisent au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse antique redécouverte par les hommes de la Renaissance continue à exercer son influence au XVIIe siècle mais les esprits éclairés imitent l'Antiquité en appliquant la methode rationnelle et l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;À la recherche de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est inséparable des courants d'idées de l'époque. Leur importance est très grande sur le développement et l'extension de la pensée en France et sur les courants littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de René Descartes (1596-1650), le cartésianisme, devient celle de la monarchie absolue. Elle est à la base de la littérature classique par son souci d'ordre et de discipline. En érigeant le doute comme principe de son système métaphysique, Descartes arrive à sa célèbre formule «Cogito, ergo sum» (Je pense, donc je suis). De cette façon il affirme la raison comme critère de la connaissance et non pas les sentiments ni l'imagination.&lt;br /&gt;Les Jésuites, de leur côté, contribuent à la formation de la pensée du siècle et à l'élaboration du style classique. Leur philosophie est celle du stoïcisme. Les écoles jésuites apportent deux éléments essentiels dans la formation du classicisme : le goût pour les Anciens comme modèle de beauté et de sagesse (un goût fondé sur l'éducation humaniste) et la psychologie, comme deuxième élément (connaître l'homme, discuter sur lui, mesurer la puissance de ses passions et de sa volonté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jansénisme exerce une influence plutôt indirecte. Selon les Jansénistes, Dieu est une perfection infinie, entièrement maître du destin des hommes, omniprésent et l'homme est d'une impuissance totale, un néant, ce qui les oppose aux Jésuites qui laissent à l'homme une certaine liberté d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'importance idéologique de son œuvre et sa valeur esthétique Blaise Pascal (1623-1662), janséniste, exerce également une influence énorme sur son temps. Aujourd'hui encore, il continue de susciter des discussions et des interprétations très variées. Son apport pour la littérature classique c'est d'y avoir introduit le lyrisme. Quant à son plus grand mérite envers le classicisme et la littérature en général, on le retrouve dans le domaine de l'éloquence. Il a découvert que le premier principe de l'art de bien écrire est l'art de bien penser. Il recommande aux écrivains de «se refermer dans le naturel», une phase qu'on retrouve à plusieurs reprises dans ses "Pensées" et qui représente un mot clef pour l'art classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de Descartes qui luttait contre la scolastique avec les armes de la raison, Pierre Gassendi (1592-1655), matérialiste sensualiste, a choisi d'autres armes - l'expérience. Son esthétique est celle du libertinage, un mouvement de contestation des idées traditionnelles. Les libertins remettent en cause la religion, considèrent que pour comprendre l'univers l'homme doit saisir ses lois exclusivement grâce à sa raison, contestent souvent le pouvoir royal. Ce courant idéologique qui avait adopté les idées de Montaigne et surtout de Charron occupera tout le XVIIe siècle et assurera le lien avec le XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche de la vérité du monde, croyant ou non en Dieu, la raison devient la source de toute connaissance, une arme efficace pour saisir la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Écrivains et public&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand nombre d'écrivains sont issus de la bourgeoisie instruite, fait explicable parce que c'est la classe cultivée par excellence. La laïcisation est pratiquement achevée au XVIIe siècle. Par contre, les nobles, plutôt à l'écart jusque là, font irruption dans le monde littéraire. Le peuple analphabète est en fait exclu de la création ainsi que de la lecture. Le livre est encore un objet de luxe et le nombre de lecture est réduit. A côté du petit monde des «Doctes», érudits descendants des humanistes, se forme un milieu mondain qui devient par son nombre le destinataire principal de la production littéraire. Mais le développement des moyens de diffusion de la culture attire progressivement la petite bourgeoisie des villes à la lecture. Les lecteurs désargentés vont consulter les livres dans les cabinets de lecture, ancêtres des bibliothèques. Parallèlement, les colporteurs (marchands ambulants) diffusent à travers les campagnes la littérature pour le grand nombre, des almanachs et des collections populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Codification du langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relation avec les salons et les cercles littéraires, commence très tôt un mouvement de codification du langage. Le XVIe siècle s'était occupé d'enrichir la langue française pour la rendre rivale des autres langues anciennes. Les auteurs accueillaient volontiers toute invention. Le XVIIe siècle se charge de la rendre plus précieuse, de l'épurer. Il est plus exigeant et fait la différence entre l'exercice de la pensée et la pratique littéraire ainsi que l'écriture à des fins non esthétiques. L'Académie française se propose de codifier le vocabulaire, la syntaxe, la poétique. La Grammaire de Port-Royal, élaborée par les Solitaires de Port-Royal-des-Champs, fixe pour la première fois les règles grammaticales et sert de base, jusqu'à nos jours, à la grammaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la culture subisse les conséquences du centralisme politique, à la fin de la période commence à se sentir la contestation de l'imitation des Anciens et en même temps apparaissent une volonté de modernité et un désir qui tient davantage compte de l'évolution historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un parcours en quatre grandes étapes avec deux parties .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIII( 1598 - 1660 ) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;ordre et prestige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Henri IV (mort en 1610) donne à la France paix et prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, Richelieu (mort en 1642), lucide et intransigeant, puis Mazarin (mort en 1661), diplomate et insinuant, établissent solidement la royauté absolue en bridant les protestants et les nobles, dont la Fronde (1642) est la dernière velléité d'indépendance. Le roi est très puissant : tout le monde a les yeux fixés sur Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les salons s'impose l'idéal de l'honnête homme : à la recherche d'une élégance physique et morale, cultivé, sociable, aimable, il tend par tous les moyens à se perfectionner toujours davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la langue française et sa littérature, Richelieu fonde l'Académie française en 1635. Il organise ainsi en corps constitué une assemblée de bourgeois qui se regroupaient hebdomadairement pour parler littérature et lire leurs productions. Le but de cette assemblée placée sous la protection du Cardinal est de perfectionner la langue française, notamment en composant des instruments de référence : un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique, une poétique. Le besoin d'ordre qui domine tout le siècle apparaît dans un ouvrage de l'académicien Vaugelas (1585-1650), Remarques sur la langue française (1647), destiné à fixer le bon usage (« celui de la plus saine partie de la cour»), en affaiblissant le mauvais usage ou usage populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre, le besoin d'ordre et de rigueur trouve son expression dans une contrainte - le dramaturge doit respecter la règle des trois unités - lieu, temps et action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La période Baroque(1598-1630)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est période historique située entre la Renaissance et le classicisme, période placée sous le signe de l'irrégularité, du spectaculaire, de la métamorphose, de l'éphémère, de l'illusion et de l'identité vacillante. Le baroque est né en réaction contre l'austérité protestante. Il est attaché à une conception d'un monde instable, d'un monde en transformation incessante. Ce courant est avide de liberté et ouvert à la complexité de la vie. c’est un style architectural qui s’est développé du XVI au XVIIème siècle , caractérisé par la liberté des forme et la profusion ornements qui est à l’opposé du classicisme . Le Baroque accompagne ainsi le développement d'une spiritualité nouvelle en France qui se définit à partir du Concile de 30 (1545-1563) en réaction au protestantisme qui prône un art plus sobre, plus sévère et se caractérise par une exubérance au service de la foi catholique. ". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les caractéristiques du baroque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n'est définitif. L'univers n'est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change. Il est, par exemple, très sensible à la nature, parce que, pour lui, les modifications qu'elle subit, la succession des saisons, sont des signes palpables de ces transformations incessantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme baroque refuse de s'enfermer à l'intérieur de lui-même. Il est largement ouvert sur l'extérieur. Il aspire à s'emparer de toutes les expériences qui s'offrent à lui, à les utiliser pour son épanouissement comme remèdes à l'aliénation. C'est pourquoi les romans de l'époque sont emplis d'événements et se déroulent dans des lieux multiples et divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baroque rejette l'absolu : il ne croit pas en des vérités définitives, mais pense au contraire que tout relève des apparences. Ce qui compte pour lui, n'est pas ce qui est, mais ce qui paraît être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le goût de l'ornement, voire de la surcharge, l'attirance pour le mouve ment et pour la ligne courbe, le culte du lyrisme et du pathétique, la recherche du concret manifeste dans l'emploi des images autant de traits qui donnent à l'expression baroque une grande sensualité.&lt;br /&gt;La pensée libertine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot libertinage ne désigne pas, comme aujourd'hui, la pratique de moeurs dissolues. Il s'applique à un mouvement de contestation qui refuse l'idéologie dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libertins partent d'une conception philosophique, le matérialisme, qui explique tout à partir de la matière. Ils contestent Dieu. Ils remettent ainsi en cause la validité d'une société et d'une monarchie dont le pilier principal est la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La morale des libertins s'inscrit dans cette perspective : Dieu n'existant pas, l'homme doit réaliser son épanouissement sur cette terre, recher cher les plaisirs offerts par la nature, mais avec une certaine modération dictée par la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque et troubles politiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1598 à 1630 à la fin du régne d’Henri IV ( 1598 – 1610 ), puis sous la régence de Marie de Médicis et durant la première partie du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) c’est le temps de l’instablité. La remise en ordre du pays ets longue et difficile . le conflit religieux , qui continue à couver sous la cendre , est sans cesse prét à se rallumer. C’est là une situation propice à l’épansouissement du baroque , au triomphe d’une literature marquee par la démesuré, à l’écoute de la diversité de la vie , telle que la pratiquent le poète Théophile de Viau ( 1590 – 1626 ) , ou les romanciers Honoré d’Urfé ( 1567 -1625 ) et Charles Sorel ( 1602 – 1674 ) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Henri IV meurt assassiné en 1610, et Louis XIII (1610-1643) prend sa succession, après la Régence&lt;br /&gt;-troubles politiques, guerres de religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;revendication de la liberté de l’art&lt;br /&gt;attirance pour l’excès&lt;br /&gt;expression de la fantaisie et de l’imagination&lt;br /&gt;monde en évolution&lt;br /&gt;refus des absolus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;en même temps, Malherbe remet en cause le baroque et prône la modération et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;d’où une autre période qui va se fonder sur le culte de la raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Roman :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Guez de Balzac, Honoré d’Urfé, Charles Sorel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Théophile de Viau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du baroque au classicisme (1630-1661)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Vers la normalisation et le classicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1630 – 1661 , à la fin du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) et sous la règence d ‘ Anne d ‘Autrriche ( 1643 – 1661 ) , voient la persistance des troubles . Mais , à partir de 1630 , grace à la consolidation du pouvoir du minstre Richelieu, la situation , malgré de nombreux soubresauts , commence à se rétablir , l’autorité de l’état tend à s’affirmer.&lt;br /&gt;Après la mort de Richelieu , en 1642 , son action sera Mazarin , Durant cette période contrastée , le baroque continue à exercer son emprise sur la literature , notamment par le biais de la préciosité et du burlesque . Mais une aspiration à la raison et une recherche de la perfection cautionnée par la vérité , qui étaient déjà sensibles chez François de Malherbe ( 1555 - 1628 ), se développent , en particulier , dans les oeuvres de René Descartes ( 1596 – 1650 ) , de Blaise Pascal ( 1623 - 1662 ) et de Pierre Corneille ( 1606 - 1684 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : cette volonté de normalisation se précise avec la volonté d’unification de la France ; moins de troubles, la monarchie absolue s’installe de plus en plus : fin du règne de Louis XIII (1630-1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les nobles cherchent à retrouver le pouvoir&lt;br /&gt;-le pouvoir royal s’appuie sur la bourgeoisie et le développement économique de la France&lt;br /&gt;-après 1643 : la Régence d’Anne d’Autriche (mère de Louis XIV) dure jusqu’en 1661 ; le pouvoir est affaibli par la Fronde notamment (1648-1652)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité est une mode née en 1654, qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes.&lt;br /&gt;Il existe quatre formes de la Préciosité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. la Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. la Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d'un tour original, métaphores, périphrases...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. La Préciosité du goût ; mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "précieux" existe dès le XIIème siècle dans son sens actuel de « valeur, rareté ». Dès le XIVème, il se double d'un autre sens, et désigne certains manèges de la féminité « les manières affectées ». Disons que strictu sensu, ce terme doit être réservé à un phénomène social et littéraire qui émerge entre 1650 et 1660. La principale caractéristique - qui sera développée ci-dessous - est : La volonté d'épuration des mœurs, de la vie amoureuse et du langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;-littérature pré-classique : 2 types d’écrivains :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;exhubérants : Scarron, le Roman Comique&lt;br /&gt;rationnels : Pascal, Descartes : en quête de vérités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance du Baroque : Scarron, Voiture (poésie précieuse dans les salons) et le roman réaliste : Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIV( 1661 - 1685 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;étonnement et éblouissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Louis XV étonne l'Europe et l'éblouit de l'éclat de sa cour, une architecture grandiose et imposante voit le jour, En 1665, sur les plans de Mansart, on achève le Val-de-Grâce, à ParisHarcicuin- Mansart, à qui on doit les Invalides, dirige les agrandissements du palais de Versailles, dont Le Nôtre dessine les jardins, En peinture, c'est le règne de Lebrun, Poussin et Philippe de Champaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;mouvements d'idées au XVIle Siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le jansénisme. Mouvement intellectuel et religieux, le jansénisme a une bible, publiée en 1640 - un ouvrage posthume de Jansénius (ou Jansen), évêque d'Ypres. Dans l'Augustinus, Jansénius avance la thèse que la volonté humaine n'est jamais libre, et que la grâce du salut n'est accordée par Dieu qu'à un petit nombre d'élus : les prédestinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lieu d'élection du jansénisme en France est un couvent de femmes situé aux environs de Paris, dans la vallée de Chevreuse, Port-Royal. L'abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld et son frère, surnommé le grand Arnauld, propagèrent la doctrine et accueillirent des religieux et des laïcs désireux de suivre l'enseignement janséniste, et de vivre conformément à ses règles : les « Solitaires » ou les « Messieurs» de Port-Royal. Les Jésuites s'opposèrent à cette doctrine et l'histoire de Port-Royal est entrecoupée de querelles et de persécutions : emprisonnement en 1638 d'une haute figure du jansénisme, Saint-Cyran, surveillance policière des religieuses qui ont refusé de signer un document désavouant Jansénius, etc. En 1705, la situation se dégrade ' elle aboutira en 1709 à la dispersion définitive des religieuses, et, en 1712, à la destruction des bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pensée janséniste eut une influence profonde sur la littérature : elle domine l’œuvre de Pascal, elle marque celle de Racine et laisse son empreinte dans les oeuvres de Madame de La Fayette, Boileau et La Bruyère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mouvement libertin. Ce courant est lié à une crise d'incrédulité qui éclate au début du XVI le siècle, le poète Théophile de Viau, par exemple, appartient à ces esprits qui avancent que 1 univers n'est pas régi par Dieu mais par une force inconnue, Théophile de Viau sera banni puis emprisonné Autre penseur libertin célèbre, Gassendi (1592-1655) ressuscite le courant épicuriste, la doctrine du philosophe Épicure, né à Athènes (ou s 8~n0s) en 341 et mort à Athènes en 270 av J -C Il réunit autour de lui des lettrés épris de philosophie qui pourchassent la sottise et la superstition et se réunissent chez les frères Dupuy. Quand le cercle des frères Dupuy disparaît en 1655, la pensée libertine apparaît dans le cercle de grands seigneurs comme Conti, Condé, Gaston d'Orléans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le quiétisme. Le quiétisme est une doctrine qui interprète le catholicisme dans un sens mystique. Cette doctrine se fonde sur l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila. C'est Madame Guyon, auteur d'ouvrages de dévotion, qui propagea le quiétisme dans un texte qu'elle publia en 1689 - Le Moyen court et très facile de faire oraison, vive louange de l'oraison,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amie de Madame de Maintenon et de Fénelon, Madame GuVon fit du prosélytisme, et des prélats hostiles à sa doctrine procédèrent à une analyse minutieuse de son oeuvre Madame Guyon fui mise en état d'arrestation et Fénelon, partisan de Madame Guyon, s opposa à Bossuet qui avait été son MaÎtre et son ami&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;La période Classique (1661-1680)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le classicisme est un mouvement à la fois typiquement français et très court. Le but premier de ce mouvement est de concevoir une harmonie dans les approches esthétiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un homme soumis à la fatalité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monde classique est donc un monde qui dépend de règles de fonctionnement très strictes. Il en est de même de l'homme qui apparaît profondément aliéné, soumis à son destin imposé par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étroitement subordonné à la fatalité qui, inexorablement, malgré ses efforts, le conduit à sa perte : tels se révèlent les personnages du théâtre de Racine qui sont dans l'incapacité de faire un choix, d'imposer leur volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie : la décadence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En accordant une place prépondérante à la raison, la période précédente mettait déjà gravement en danger la poésie. La décadence s'accentue. La volonté d'instruire l'emporte sur l'inspiration lyrique; la véritable poésie cède au prosaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman : la remise en cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman subit lui aussi, une grave crise d'identité. Le rejet de l'idéalisme, la remise en cause du roman historique débouchent sur une tendance à la parodie des thèmes traditionnels et sur une conception réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre : la stagnation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période est caractérisée par le maintien de la tradition théâtrale précédemment établie. Les efforts d'innovation ne sont guère impor tants. Le genre comique accentue encore sa prééminence au détriment de la tragédie qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du règne de Louis XIV, marquée par l'austérité des moeurs et par les attaques contre les spectacles, n'est pas propice au développement du théâtre qui ne se renouvellera que plus tard, avec Marivaux et Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis XIV commence véritablement à régner à partir de 1661. La politique qu'il mène jusqu'à sa mort, en 1715, a pour objectif la centralisation du pouvoir. Pour y parvenir, il restreint les prérogatives du Parlement ainsi que les privilèges du clergé. Mais il domestique également la noblesse en la rassemblant autour de lui. L'esthétique classique, qui se développe alors, est étroitement liée à ce projet. Les pensions royales accordées aux artistes s'inscrivent dans cette stratégie qui impose bientôt la norme du bon goût. La littérature de la seconde moitié du XVIIe siècle est donc fortement influencée par les options politiques de ce roi qui prend le soleil comme symbole de son autorité. Ainsi, les "privilèges du roi", nécessaires à toute publication sous peine de poursuite, agissent comme un organe de censure. Mais la vie littéraire est également marquée par les tensions religieuses qui persistent. Une politique de plus en plus répressive est menée à l'égard des protestants. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, leur interdit d'exercer leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume de discerner durant le XVIIe siècle le développement de deux tendances opposées : le baroque et le classicisme. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle baroque l'esthétique du début du XVIIe siècle. Emprunté au vocabulaire de la joaillerie, où il désigne une pierre aux contours irréguliers, cette notion imprécise est caractérisée par le goût du mouvement, de l'abondance décorative, du fragment, du possible, de la ligne courbe, du mystère, du tragique, voire du morbide. En littérature, il regroupe des auteurs aujourd'hui peu lus comme Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, ou Racan, mais aussi le Corneille des comédies. Ce courant rencontre un grand succès auprès des lecteurs qui y trouvent peut-être un exutoire aux troubles et aux incertitudes de leur époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En architecture et en musique, le baroque bénéficie de la Contre-Réforme que l'Église met en place pour lutter contre la propagation du protestantisme. L'art religieux devient à cette occasion fastueux et édifiant. Mais, en littérature, il est surtout influencé par les grandes découvertes qui remettent en cause tout ce qui était jusqu'à présent admis comme des vérités. La place accordée à l'individu lui-même, la relativité des coutumes et des mœurs en fonction des pays, et les découvertes astrologiques sont autant d'éléments qui trouvent un écho dans la littérature baroque. Le courant libertin, qui rassemble les libres penseurs et ceux qui s'opposent à l'Église, s'inscrit dans cette perspective. Il attire ceux qui, comme Théophile de Viau ou Cyrano de Bergerac, défient les croyances et les certitudes. Cette littérature, qui tend à devenir une littérature d'idées, annonce celle du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au désordre baroque succède un mouvement de réaction qui, accompagnant la reprise en main politique qui suit la période de la Fronde, témoigne d'un souci d'épurement. On a pris l'habitude, depuis le XIXe siècle, de désigner cette réaction qui triomphe avec le pouvoir absolu du Roi-Soleil, sous le nom de classicisme littéraire. Il rassemble ce qui relève du respect de l'ordre, d'une valorisation de l'esprit rationnel, de l'idéal de beauté, de la construction régulière, de l'harmonie, et de la transparence. Il correspond à la volonté d'édifier des règles de l'art, de codifier la poésie, et de perfectionner l'usage de la langue grâce à des instruments comme le Dictionnaire, dont la réalisation est confiée à l'Académie française que Richelieu fonda en 1635. Ce courant bénéficie de la politique fédératrice de Louis XIV, et regroupe des écrivains comme Malherbe, Madame de Lafayette, Bossuet, La Fontaine, Boileau, Racine, ou encore Fénelon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir des années 1660, la littérature développe de plus en plus une tendance moralisatrice. Les Satires (1665) de Boileau font preuve, derrière l'acidité de certaines descriptions, d'une portée moralisatrice évidente. Son Art poétique, publié en 1674, témoigne de cette propension du classicisme à lier morale et codification de la littérature. Cette tendance moralisatrice, qui trouve son expression la plus achevée dans l'œuvre d'un La Rochefoucauld, est à rapprocher du mouvement intellectuel et religieux que fut le jansénisme. L'œuvre dont le jansénisme s'inspire est l'Augustinus (1640) de Jansénius, où sont développées deux thèses principales : la volonté humaine n'est plus jamais libre de tout tenter pour obtenir le salut (liberté perdue depuis le péché originel, qui inflige à chaque être humain, dès sa naissance, la damnation éternelle), et ce salut est seulement accordé, arbitrairement par Dieu, à un petit nombre d'élus, contrairement à ce que soutiennent les jésuites, autres catholiques aux yeux de qui un comportement d'une piété exemplaire permet d'obtenir le salut. Établi à Port-Royal, l'influence de ce courant est manifeste dans l'œuvre de Pascal ou de Racine. D'une manière générale, le jansénisme fut essentiel au développement de la littérature "classique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de préciosité qui connaît un grand succès auprès de l'aristocratie, relève également de cet esprit classique. Il engendre l'idéal de la finesse de l'esprit, de la maxime habilement tournée, de l'élégance et de la distinction du langage, et permet aux femmes de rentrer dans la vie littéraire grâce au phénomène social que sont les salons, comme par exemple, celui de la marquise de Rambouillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La génération classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1661 à 1685, se construit la monarchie absolue . Louis XIV , après la mort Mazarin ( 1661 ) , gouverne par lui-méme et élabore un systeme fondé sur l’ordre et la concentration des pouvoirs . c’est alors que fleurit toute une génération d ‘écrivains – Molière ( 1622 – 1673 ) , Jean Racine ( 1639 – 1699 ) , Madame de la Fayette ( 1634 – 1693 ) , Nicolas Boileau ( 1636 – 1711 ) , etc – qui , sous leur diversité , ont en commun le goût pour une littérature tempérée , équilibrée , reposant sur des règles précises de construction . c’est le triomphe des norms , l’affirmation de ce qu’on appelle le classicism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; monarchie absolue : 1ère partie du règne de Louis XIV&lt;br /&gt;-littérature classique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-le pouvoir renforce son regard sur la culture par la création de l’Académie française et par l’attribution de pensions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-traits communs : ils ont des règles d’écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;absolu&lt;br /&gt;idéal&lt;br /&gt;vérité&lt;br /&gt;richesse d’idées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Corneille, Racine, Molière&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Guilleragues, Furetière, Mme de la Fayette&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Fontaine , Boileau&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Rochefoucauld , Bossuet, Mme de Sévigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;CORNEILLE (Pierre), 1606-1684&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille est né en 1606 à Rouen dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fait ses études au collège des jésuites puis, entre 1622 et 1624, reçoit un formation juridique qui lui permet d'obtenir deux offices d'avocat du roi qu'il conservera jusqu'en 1650. À l'occasion d'une aventure sentimentale, il écrit Mélite ou les fausses lettres, comédie qui sera jouée au théâtre du Marais en 1629, et dont le succès l'incitera à poursuivre dans cette voie. En 1633, il est introduit par Richelieu auprès d'un groupe de cinq dramaturges, mais, de nature indépendante, il s'en détourne et écrit en 1635 sa première tragédie, Médée, qui ne remporte guère de succès. Aussi revient-il à la comédie en écrivant en 1636 L'Illusion comique. La même année, la lecture de Las Mocedades del Cid, comédie espagnol de Guilhem de Castro, lui inspire le sujet du Cid, pièce qui connaît un incroyable succès et engendre une querelle entre partisans et détracteurs de la pièce. À l'issue de celle-ci, Corneille s'écarte du théâtre pendant trois ans. En 1640, il présente Horace, puis en 1642 Cinna, tragédies respectueuses des règles de l'art dramatique dont on lui avait reproché de faire l'économie dans ses œuvres précédentes. Entre 1643 et 1650, Corneille explore de nouvelles voies et renouvelle son théâtre avec des œuvres comme Polyeucte (1643), Le Menteur (1644), Rodogune (1645), ou Don Sanchez d'Aragon (1650). Il est élu à l'Académie française en 1647. En 1651, il remporte un grand succès avec Nicomède, mais l'échec de Pertharite, l'année suivante, lui fait abandonner pour un temps l'écriture dramatique pour se tourner vers la composition d'œuvres de piété, et d'écrits théoriques comme les Discours sur l'art dramatique. En 1658, Fouquet, surintendant des Finances, lui octroie une pension et lui commande une œuvre, Œdipe, qui met fin à sa retraite. De 1659 à 1674, il compose onze nouvelles pièces dont Attila en 1667, et Suréna en 1674. Mais la faveur du public se tourne vers Racine, et, en 1674, Corneille quitte définitivement le théâtre alors que ses dernières œuvres connaissent un regain d'estime. Il meurt à Paris en 1684.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abondante production de Corneille (trente-trois pièces en tout) explore plusieurs veines dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie tout d'abord, avec des œuvres comme Mélite ou l'Illusion comique. C'est par elle qu'il se fit connaître en renouvelant un genre auparavant inexploité. Il y montre un souci de réalisme qui, associé à la fantaisie baroque de certains passages, donne à ces œuvres un ton jusque là absent de la scène théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la tragi-comédie, avec en particulier Le Cid qui marque un tournant dans la carrière de Corneille. En effet, dans Le Cid se dévoile le goût de Corneille pour l'étude des conflits de sentiments humains, thème qui caractérisera toutes les tragédies du XVIIe siècle. Corneille emprunte la trame narrative tragique de l'amour rendu impossible pour des raisons d'honneur, mais en propose un dénouement heureux. Chimène et Rodrigue s'opposent et s'aiment dans un même élan, permettant au récit de multiplier les retournements dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la tragédie, qui fut le genre de prédilection de Corneille. Le thème du pouvoir ou de la faiblesse de la volonté de l'homme dans sa quête de la gloire est présent dans la plupart d'entre elles. Dans les scènes les plus intenses, le héros cornélien est face à un choix : laisser ses passions devenir maîtresses de sa raison, ou, au contraire, parvenir à s'imposer la conduite correspondant à son rang et à ses devoirs. Chez Corneille, les personnages décident toujours de leur destin. Dès Le Cid, Rodrigue et Chimène souffrent avant de se résoudre à obéir à la raison. Dans les tragédies suivantes, ces dilemmes s'intensifient. Pourtant, tous les personnages ne sont pas en proie à ces souffrances : Horace ou Don Diègue sont, par exemple, animés d'une froideur aveugle à tout sentiment. Enfin, d'autres, comme Prusias dans Nicomède, s'abandonnent à leurs sentiments les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille oppose ainsi aux valeurs nobles que sont la gloire, le devoir et le mérite, les travers que sont l'ambition et la haine. La portée morale de cette opposition thématique est donc l'un des aspects d'une œuvre qui cherche autant à plaire qu'à instruire. Par ailleurs, le recours à de grands événements historiques permet à Corneille de traiter des problèmes politiques de son temps de façon détournée. Le tragique cornélien aborde ainsi en filigrane les droits et les devoirs du roi et de ses sujets. Ses dernières tragédies auront une portée de plus en plus en plus pessimiste : les personnages qui luttent pour le pouvoir absolu ne peuvent susciter aucune admiration, et ce sont pourtant eux qui triomphent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Mélite ou les Fausses Lettres (1629).&lt;br /&gt;• La Place Royale (1634).&lt;br /&gt;• L'Illusion comique (1636)&lt;br /&gt;• Le Cid (1636).&lt;br /&gt;• Horace (1640).&lt;br /&gt;• Cinna (1642).&lt;br /&gt;• Polyeucte (1643).&lt;br /&gt;• Le Menteur (1644).&lt;br /&gt;• Rodogune (1645).&lt;br /&gt;• Don Sanchez d'Aragon (1650).&lt;br /&gt;• Nicomède (1651).&lt;br /&gt;• Attila (1667).&lt;br /&gt;• Suréna (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;MOLIÈRE (Jean-Baptiste Poquelin dit), 1622-1673&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1622 à Paris, dans une famille bourgeoise, Jean-Baptiste Poquelin fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). En 1642, il obtient une licence de droit à Orléans, mais sa vocation de comédien lui fait abandonner son milieu social pour fonder en 1643, avec la famille Béjart, l'Illustre théâtre. La troupe ne tarde pas à faire faillite face à la concurrence du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et du théâtre du Marais. De 1646 à 1658, Molière part faire des tournées en province. Il écrit ses premières farces en s'inspirant des principes de la commedia dell'arte italienne. À partir de 1650, la troupe de Molière est protégée par le prince de Conti. Molière compose ses deux premières comédies en cinq actes et en vers : L'Étourdi (1654) et Le Dépit amoureux (1656). En 1658, il retourne à Paris où il joue devant le roi Nicomède de Corneille, suivi de l'une de ses farces, Le Docteur amoureux. Celle-ci connaît un vif succès, et Molière obtient la salle du Petit-Bourbon. L'année suivante, il présente Les Précieuses ridicules dont le très bon accueil lui vaut ses premiers ennemis. En 1661, la "troupe de Monsieur" s'installe au Palais-Royal. Après l'échec de sa comédie héroïque, Dom Garcie de Navarre, Molière présente L'École des maris qui lui permet de regagner l'estime du public. La même année, il répond à une commande de Fouquet en composant Les Fâcheux. Mais c'est en 1662 qu'il obtient son plus grand triomphe avec L'École des femmes. Le roi lui accorde alors une pension. Les attaques contre lui s'intensifient et il y répond en 1663 par L'Impromptu de Versailles. En 1664, Le Tartuffe, ainsi que Dom Juan, font l'objet d'une "cabale" des dévots de la Compagnie du Saint-Sacrement. Malgré le soutien de Louis XIV, il doit sans cesse lutter pour que ses pièces puissent être jouées. En 1666, il présente Le Misanthrope qui n'obtient pas les faveurs du grand public. Entre 1666 et 1668, Molière compose plusieurs fantaisies poétiques comme Amphitryon ou George Dandin. Nommé intendant des spectacles royaux, Molière compose sur commande plusieurs comédies-ballets dont Le Bourgeois gentilhomme et Psyché, qu'il écrit en collaboration avec Corneille, sur une musique de Lulli. En 1671, il renoue avec la farce en composant Les Fourberies de Scapin, et compose, l'année suivante, Les Femmes savantes qui reçoit un accueil chaleureux. Mais la santé de Molière, déjà mise à l'épreuve depuis plusieurs années, se dégrade, et il meurt en 1673 lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Molière témoigne d'une grande continuité. Une pièce tardive comme Les Fourberies de Scapin, par exemple, adapte les registres de la farce française et de la commedia dell'arte qui caractérisaient ses premières œuvres. Toujours soucieux des goûts du public, Molière cherche l'efficacité avant tout. Il utilise donc tour à tour différents registres dramatiques : il peut tout aussi bien faire rire, que rentrer dans des polémiques pour défendre son style, ou encore peindre les mœurs de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son œuvre s'attache surtout au genre de la comédie et lui apporte ses lettres de noblesse. Ses comédies sont riches d'une vérité qui jusqu'alors faisait défaut à ce genre théâtral. Elles témoignent d'un sens de l'observation que Molière a pu aiguiser aussi bien au contact de bourgeois ou des "petits marquis" de province, qu'à la Cour de Louis XIV. Cette réutilisation de tout ce que la vie peut lui apporter se retrouve également sur le plan proprement littéraire : Molière puise partout, aussi bien chez les Latins que chez d'autres auteurs, comme Rotrou, Scarron, ou Cyrano de Bergerac. Cela lui a parfois valu le reproche de plagiat. Par ailleurs, il privilégie les trames narratives simples, et ne se soucie guère du dénouement. Le déroulement de l'intrigue de ses comédies recourt à des procédés comiques qui peuvent porter aussi bien sur les actions de ses personnages, que sur leur manière de s'exprimer, ou encore sur des situations burlesques. Même des pièces plus graves comme Dom Juan, ou Le Misanthrope, contiennent des passages drôles utilisant de tels procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de Molière sont des êtres à mi-chemin entre le personnage-type du théâtre comique et la peinture de caractère. Harpagon correspond au type de l'avare, et Tartuffe à celui du faux-dévot. Toutefois, la démesure d'Alceste, et l'égoïsme de Dom Juan, sont quant à eux associés à un art de la nuance qui leur confère une réelle densité psychologique. Ainsi, les personnages se rapprochent plus ou moins de la vie réelle en fonction de la portée générale que Molière veut donner à ses pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée que la nature est à la fois bonne et raisonnable traverse toute l'œuvre de Molière. C'est là une morale du bon sens et du juste milieu qui va de paire avec une condamnation des artifices. Molière reprend à son compte la devise latine, mais tardive de la comédie : "Elle corrige les mœurs par le rire" (castigat ridendo mores). Il conçoit ainsi la comédie comme un art capable de lutter contre les travers de l'homme. Mais le portrait de personnages en proie à une obsession, et qui, à cause d'elle, perdent toute lucidité, ne conduit pas pour autant à une morale édifiante. Au contraire, cette portée morale témoigne d'une volonté farouche de défendre l'esprit libre de la jeunesse contre l'ordre autoritaire et sclérosant de leurs aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Médecin volant (1645-1650).&lt;br /&gt;• La Jalousie du Barbouillé (1645-1650).&lt;br /&gt;• L'Étourdi (1654).&lt;br /&gt;• Le Dépit amoureux (1656).&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1659).&lt;br /&gt;• L'École des maris (1661).&lt;br /&gt;• Les Fâcheux (1661).&lt;br /&gt;• L'École des femmes (1662).&lt;br /&gt;• L'Impromptu de Versailles (1663).&lt;br /&gt;• Le Tartuffe ou l'Imposteur (1664-1669).&lt;br /&gt;• Dom Juan ou le Festin de Pierre (1664).&lt;br /&gt;• Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666).&lt;br /&gt;• Le Médecin malgré lui (1666).&lt;br /&gt;• L'Avare (1668).&lt;br /&gt;• Le Bourgeois gentilhomme (1670).&lt;br /&gt;• Les Fourberies de Scapin (1671).&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672).&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;PASCAL (Blaise), 1623-1662&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal fut à la fois savant, philosophe et écrivain. À l'âge de 19 ans, il inventa une machine arithmétique avant d'entreprendre des études sur le vide et la pesanteur de l'air, sur le calcul des probabilités, sur le calcul infinitésimal, et sur l'analyse combinatoire. Après avoir été tenté par la vie "mondaine", c'est-à-dire ancrée dans le monde quotidien, il se tourne vers la religion à la suite de l'expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654. Il prend le parti des jansénistes dans la querelle qui les oppose aux jésuites à propos de la condamnation d'Antoine Arnauld par la Sorbonne. Ce dernier est accusé d'hérésie pour avoir nié la présence (question de fait) des cinq propositions condamnés par le pape et extraites de l'Augustinus de Jansénius. Il avait cependant reconnu le caractère condamnable (question de droit) de ces propositions. Pascal publie, entre janvier 1656 et mars 1657, les dix-huit Lettres provinciales sous le pseudonyme de Louis Montalte. À partir de 1656, il entreprend le grand projet d'une "Apologie de la religion chrétienne", mais meurt le 19 août 1662 en laissant cet ouvrage inachevé. Une publication posthume de ces fragments est établie en 1670.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son activité scientifique (Traité des sons en 1634-1635, Essai sur les coniques en 1640, Traité du vide en 1651), Pascal est l'auteur de textes parfois polémiques où se mêlent son "esprit de géométrie" et son "esprit de finesse". Les lettres dites Provinciales témoignent de sa maîtrise parfaite de l'art de la polémique. Sa verve s'illustre ici dans la controverse religieuse opposant jansénistes et jésuites, notamment sur le problème de la casuistique, partie de la morale chrétienne portant sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur la question de savoir si la rémission des péchés est, ou non, indépendante des remords. Mais, par-delà cette polémique sur des questions théologiques précises, Pascal reprend à son compte l'enjeu du jansénisme qu'est l'articulation entre trois notions fondamentales : la prédestination, le libre arbitre, et la grâce. Déchu de son libre arbitre depuis le péché originel, l'homme ne peut espérer le salut que par la grâce arbitraire de Dieu (prédestination gratuite). C'est en abordant ces questions soit de façon directe, soit détournée, que Pascal s'oppose aux jésuites pour qui les fidèles sont en mesure de gagner la grâce divine en témoignant d'une ferveur religieuse suffisante. Mais Pascal ne répond pas par un traitement théologique. Ses attaques contre les jésuites, qu'il déclare hérétiques, procèdent d'une manière tour à tour philosophique, ironique, et rhétorique. Certaines formules sont frappantes, et il ne craint pas de tronquer parfois des citations afin de renforcer son argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, la famille de Pascal a conservé tous les textes portant sur la religion. En 1710-1711, l'abbé Louis Perier a rassemblé l'ensemble composite de ce projet d'une "Apologie" et établi le Recueil original des Pensées, recueil de 958 fragments aux longueurs très inégales. Le désordre de ces feuillets a donné lieu à plusieurs éditions où les fragments sont agencés de manières différentes (éditions Brunshvig, Chevalier, Michaut, Lafuma). Toutefois, nous admettons que les Pensées sont composées de deux parties qui se succèdent selon une logique argumentative simple : "Misère de l'homme sans Dieu", et "Félicité de l'homme avec Dieu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette œuvre s'adresse à un libertin, c'est-à-dire à un impie. Elle se caractérise par un style qui n'est plus polémiste, comme dans les Provinciales, mais apologiste, voire mystique lorsque Pascal succombe à l'élan de sa foi. Elle a pour objet de susciter une inquiétude chez l'homme en évoquant toutes les questions auxquelles il est, par nature, incapable de répondre. Car son imagination, sa vanité, ses opinions ou ses coutumes l'égarent et le font se détourner de sa condition. Plutôt que de s'en détacher et revenir au problème de son existence, il se "divertit" afin d'oublier sa misère. Cette situation tragique ne nous laisse plus d'autre choix que de parier sur l'existence de Dieu. Nous sommes obligés de parier puisque nous sommes "embarqués". Mais ce n'est la qu'un premier pas. La raison doit nous conduire jusqu'à la religion elle-même, jusqu'à l'orthodoxie catholique, puis céder la place à la foi, à l'adhésion du cœur, qui "a ses raisons que la raison ne connaît pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et sur Montaigne (1655).&lt;br /&gt;• Les Provinciales (1656-1657).&lt;br /&gt;• Pensées (édition posthume, 1670).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;RACINE (Jean), 1639-1699&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orphelin dès son plus jeune âge, Racine fait ses études aux "Petites Écoles" de Port-Royal, où il subit profondément l'influence des idées jansénistes. En 1661, il tente en vain d'épouser une carrière ecclésiastique. Il s'installe deux ans plus tard à Paris, où il rencontre La Fontaine. En 1664, il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière, et confie l'année suivante, Alexandre aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. En 1666, il rompt avec Port-Royal qui voit d'un mauvais œil les débuts de sa carrière littéraire. Commence alors une période de dix ans où il compose de nombreux chefs-d'œuvre comme Andromaque en 1667, qui fut un triomphe, Les Plaideurs en 1668, sa seule comédie, puis Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, et Bajazet en 1672. En 1673, il est reçu à l'Académie française et anobli. Il compose, la même année, Mithridate. En 1674, il noue une solide amitié avec Boileau et compose Iphigénie. Il épouse Catherine Romanet en 1677 et compose Phèdre. Cette dernière pièce fit l'objet d'une cabale, mais qui ne parvint pas à porter ombrage à la gloire de son auteur. Malgré son succès aussi bien à la Cour qu'auprès du public, Racine prend ses distances avec le théâtre pour se consacrer à la charge d'historiographe du roi. Réconcilié avec ses maîtres de Port-Royal, il mène une vie pieuse. À la demande de Mme de Maintenon, il compose deux pièces à thème biblique : Esther en 1689, et Athalie en 1691. En 1698, il publie l'Abrégé de l'histoire de&lt;br /&gt;Port -Royal et meurt l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie racinienne s'inspire du modèle grec. La fatalité y joue un rôle prépondérant, et enferme le héros dans une situation inextricable qui, dès le premier acte, annonce un dénouement tragique. L'univers cruel dans lequel les personnages évoluent est marqué par la fatalité et le pessimisme. Les tragédies portent généralement le nom de la principale victime. Le personnage racinien n'est donc pas héroïque comme dans les tragédies de Corneille. Même s'il est roi, il est faible : il hésite longuement quant à ce qu'il doit faire et nous laisse l'image d'une créature subissant l'ordre d'une fatalité émanant soit d'une puissance humaine ou surnaturelle, soit de l'empire d'une passion. Le théâtre racinien met en scène la force dévastatrice de la passion : elle gouverne l'action et détermine les événements jusqu'à s'imposer comme la raison suprême du drame qui se déroule sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concentrée sur les sentiments, l'action des tragédies de Racine est inséparable de la puissance évocatrice du langage. La forme poétique élaborée et la préciosité de la langue sont autant d'éléments qui imposent une distance entre ces œuvres et nous. Pourtant, les périphrases, les allusions, les métaphores, ou les euphémismes sont le véritable théâtre où se noue et se dénoue l'intrigue. Car toute la force de l'action des tragédies raciniennes réside dans l'expression des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoigne le ton général de ses œuvres, il y a une incontestable influence du jansénisme chez Racine. À cela s'ajoute le respect de la règle des trois unités : l'action est simple, se déroule dans un lieu unique, et s'étale sur moins de vingt-quatre heures. De même, Racine respecte la règle de bienséance du théâtre classique en ne présentant jamais sur scène les crimes et les horreurs, qui se déroulent dans les coulisses, à l'abri du regard des spectateurs. La fidélité à ces règles d'écriture contribue à créer la sobriété d'une œuvre qui est au plus près des goûts esthétiques de son époque. Racine l'indique dans la préface de Bérénice : "La principale règle est de plaire et de toucher".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, il épouse les règles d'expression et les codes littéraires en vigueur dans la société mondaine du XVIIe siècle. Ainsi, le choix des sujets, empruntés à l'Antiquité gréco-latine, à l'Histoire, ou à la Bible, participe de cette grandeur et de cette gravité chères au classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Andromaque (1667).&lt;br /&gt;• Les Plaideurs (1668).&lt;br /&gt;• Britannicus (1669).&lt;br /&gt;• Bérénice (1670).&lt;br /&gt;• Bajazet (1672).&lt;br /&gt;• Mithridate (1673).&lt;br /&gt;• Iphigénie (1674).&lt;br /&gt;• Phèdre (1677).&lt;br /&gt;• Esther (1689).&lt;br /&gt;• Athalie (1691).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LA FONTAINE (Jean de), 1621-1695&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine naît en 1621 à Château-Thierry. Sa famille y possède la charge de Maître des Eaux et Forêts, qu'il occupera à partir de 1652. Après des études classiques, il obtient le titre d'avocat au Parlement. En 1647, il épouse une parente éloignée de Racine, Marie Héricart. Le mariage échoue : la jeune femme est une Précieuse, La Fontaine un mari volage. En 1658, La Fontaine s'établit seul à Paris. Il y fréquente le cercle des Chevaliers de la Table Ronde, où il rencontre Furetière et Tallemant des Réaux. Admirateur de Malherbe et de Voiture, il complète sa formation par de multiples lectures. Rabelais, Marot, Boccace, mais aussi Homère, Platon, Horace, Virgile et Ovide lui fournissent des modèles dont l'influence se retrouve dans ses écrits ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1657, il est présenté au ministre des Finances de Louis XIV, Fouquet,&lt;br /&gt;et en obtient une pension. La Fontaine côtoie notamment Mlle de Scudéry, Scarron, Perrault, Corneille et Molière, qui bénéficient du mécénat&lt;br /&gt;du ministre. Il exprime sa reconnaissance dans des pièces comme&lt;br /&gt;Le Songe de Vaux (1658), qui exalte la splendeur (entrevue en rêve)&lt;br /&gt;du château de Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Jaloux du prestige et des&lt;br /&gt;richesses accumulés par son ministre, Louis XIV le fait arrêter en 1661.&lt;br /&gt;Le cercle des admirateurs se disperse, mais La Fontaine manifeste à son ancien protecteur une fidélité qu'il exprime dans des textes (Elégie aux nymphes de Vaux, 1661) où il sollicite la clémence royale. Célèbre mais sans fortune, il cherche de nouveaux protecteurs aristocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduit dans les salons parisiens, chez la duchesse d'Orléans au Palais du Luxembourg, chez Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de la Sablière,&lt;br /&gt;il obtient aussi la protection de Marie-Anne Mancini (nièce de Mazarin).&lt;br /&gt;Ses textes rencontrent une large audience, avec la publication des premiers recueils de Contes et Nouvelles en vers, inspirés de Boccace et de l'Arioste (1665-1666). En 1668, il publie le premier recueil des Fables.&lt;br /&gt;Auteur reconnu, La Fontaine pratique aussi bien des genres légers qu'une littérature à vocation moralisatrice (Recueil de Poésies chrétiennes, 1671).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1672, à la mort de la duchesse d'Orléans, il trouve une nouvelle protectrice en la personne de Mme de la Sablière. Férue de science et de culture, elle permet à La Fontaine de pratiquer ses dons de "papillon du Parnasse" aux inspirations multiples. La Fontaine s'essaie à l'opéra avant de se brouiller avec Lulli. Il publie d'autres Contes (1675). Ses poésies de circonstance (Ode à la Paix, 1674), ses poésies didactiques (Le Quinquina, 1682), mais aussi et surtout le Second recueil des Fables (1678-1679) illustrent son talent de touche-à-tout. Ses succès lui ouvrent les portes de l'Académie Française en 1684. Il prend le parti des Anciens dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Sentant l'âge venir, La Fontaine renonce solennellement à sa vie mondaine et se convertit au christianisme sous l'influence retrouvée de Mme de la Sablière (1692). Il passe les dernières années de sa vie chez M. et Mme d'Hervart à Bois-le-Vicomte, où il compose le Livre XII des Fables, et meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fontaine laisse une œuvre aux multiples facettes, dont la physionomie s'explique par les conditions de sa rédaction. Il laisse des textes de circonstances, et exerce son talent dans des genres (comme la poésie didactique et descriptive) dont la postérité n'a pas toujours retenu les manifestations. Il demeure donc à nos yeux l'homme d'une grande œuvre, ses Fables imitées des auteurs antiques (Esope et Phèdre). A la différence de ces derniers qui plaçaient la narration au service exclusif de la moralité,La Fontaine l'enrichit de dimensions nouvelles. Un sens aigu de la dramatisation, une grande finesse psychologique, une large faculté d'observation mise au service de valeurs humanistes (derrière les masques animaliers, le fabuliste n'hésite pas à aborder des questions sociales et à dresser le portrait satirique des injustices du temps) permettent au poète de renouveler durablement le genre. Destinées dès l'origine à l'édification de la jeunesse, les Fables connaissent depuis trois siècles auprès de toutes les classes d'âge un succès qui ne s'est jamais démenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le Songe de Vaux (1658)&lt;br /&gt;* Elégie aux nymphes de Vaux (1662)&lt;br /&gt;* Contes et Nouvelles en vers : Premier recueil en 1665, Deuxième recueil en 1666, Troisième recueil en 1671. Nouveaux Contes (1675).&lt;br /&gt;* Epître à Huet (1687), contenant les prises de positions de La Fontaine dans la querelle des Anciens et des Modernes.&lt;br /&gt;* Fables : Premier recueil (Livres I à VI) en 1668, Deuxième recueil (Livres VII à XI) en 1678, Troisième recueil (Livre XII) en 1694.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du classicisme au siecle des lumières( 1685 -1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Querelle des Anciens et des Modernes. C'est la rédaction en français, et non en latin, des inscriptions des tableaux de Lebrun exposés dans la galerie de Versailles qui ouvrit la Querelle. Partisans des auteurs modernes dont ils apprécient le talent et les productions, un certain nombre d'écrivains, dont le conteur Charles Perrault (1628-1703) et le philosophe Fontenelle (16571757), s'opposent à certains de leurs contemporains, comme Boileau ou Racine, convaincus de la supériorité des auteurs de l'Antiquité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le postclassicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1685 à 1715 , Louis XIV consolid son édifice , mais il n’évite pas la rigidité. Elle apparaît . dès le dèbut de la période , avec la révocation de l’édit de Nantes . Elle marque la fin de ce long règne , qui s’achève dans la sclérose . Dans le domaine littéraire , les solutions classiques commencent, elles aussi , à s’user .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman , la poésie et le théâtre sont en crise .mais certains écrivains essaient de faire souffler un vent nouveau : le romancier Robert Challe ( 1658 – 1720 ) remet en cause l’écriture romanesque traditionnelle, tandis que jean de la Bruyère ( 1645 – 1696 ) , pierre Bayle ( 1647 – 1706 ) ou Fontenelle ( 1657- 1757 ) soulignent la nécessité de réformes politiques et sociales : le XVIIIeme siècle se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 2e partie du règne de Louis XIV : sclérose de la monarchie absolue (désenchantement, guerres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-post-classicisme : à l’orée du siècle des Lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-querelle des Anciens et les Modernes : C. Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance de la littérature d’idées : P. Bayle, Fontenelle, La Bruyère, Fénelon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-romanciers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Challe :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; nouveauté, multiplication des ruptures dans le récit ; le narrateur est moins apparent ; roman proche de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lesage :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; idéalisme, roman picaresque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Vers le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s'engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n'y a pas de progrès dans l'art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des «Contes de la mère l'oie» (1697), affirment qu'il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuté, contesté, mis en cause, avec tout cela le XVIIe siècle occupe une place très importante dans la littérature française et s'impose durablement aux écrivains des générations futures. Le XVIIIe siècle s'inspirera aussi de cet héritage et ajoutera son propre apport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est une époque contrastée qui a connu beaucoup de problèmes religieux et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est découpé en 4 grandes périodes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A : Les excès du baroque (1598-1630) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B : Avant le classicisme, vers la normalisation (1630-1661)&lt;br /&gt;C : Le classicisme (1661-1680)&lt;br /&gt;D : Après le classicisme (1680-1715)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( Azadunifr )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-7875741799693751109?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/7875741799693751109/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=7875741799693751109' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/7875741799693751109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/7875741799693751109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-xviie-sicle-le-sicle-classique-un_2918.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-270423984249752036</id><published>2008-12-05T06:37:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T06:46:37.595-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STk9Ncc-u_I/AAAAAAAAAOo/oLXnS4rl_Yk/s1600-h/jean-de-la-bruyere.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276315739626585074" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STk9Ncc-u_I/AAAAAAAAAOo/oLXnS4rl_Yk/s200/jean-de-la-bruyere.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Jean de La Bruyère&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( 1621 - 1695 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Bruyère, né à Paris le 16 août 1645 et mort à Versailles le 10 mai 1696, est un moraliste français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bruyère est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou Les mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du XVIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bruyère fut l’un des premiers écrivains à mettre en avant le « style » littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Ce style incite à la lecture à haute voix, donnant ainsi à cette activité le statut de jugement moral de par l’effet rhétorique obtenu par la lecture orale sur les auditeurs - La Bruyère consacre au demeurant toute une section des Caractères aux effets pervers de l’éloquence. Nombre d’écrivains ont suivi le chemin stylistique tracé par La Bruyère : depuis Marivaux jusqu'à Balzac et Proust, en passant par André Gide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Bruyère, né à Paris le 16 août 1645 dans une famille bourgeoise, est le fils aîné de Louis de La Bruyère, contrôleur général des ventes de la ville, et d'Elisabeth Hamonyn. Il est vraisemblablement élevé à l'Oratoire de Paris. À vingt ans, il obtient sa licence de droit à l'université d'Orléans et s’inscrit au barreau, mais plaide peu. En 1673, il achète une charge de trésorier de France à la généralité de Caen, grâce à l’héritage d’un oncle qui revendra en 1686. L’année suivante, La Bruyère devient conseiller du roi, ce qui lui confère la noblesse et des revenus substantiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bossuet, prédicateur en vogue, est chargé de l’éducation du dauphin. Il obtient pour La Bruyère une place de précepteur. Il partage le soin d’achever l’éducation du jeune duc, Louis de Bourbon, petit-fils du grand Condé. Il lui enseigne, l’histoire, la géographie et les institutions de France. Son élève s’avère ignare et insupportable par cet orgueil aristocratique. Il n’occupe ces fonctions que dix mois, jusqu’au mariage du duc. La Bruyère demeure comme bibliothécaire dans la maison de Condé, avec le titre de gentilhomme etmille écus de pension. Plus studieux qu’ambitieux, ses contemporains désignent La Bruyère comme un homme de cabine, amateur de conversations érudites et philosophiques. Dès 1670, il commence à noter ses pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces fonctions laissent à La Bruyère le loisir de travailler selon ses goûts, et elles lui permettent d'observer à son aise ces grands et ces courtisans dont il doit faire de si mordants portraits dans le siècle de Louis XIV à son déclin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première édition des Caractères parait en mars 1688, sous le titre : Les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les caractères ou les mœurs de ce siècle. Le nom de l'auteur ne figura sur aucune édition publiée de son vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bruyère se présente à l'Académie en 1691, sans succès. Il se représente deux ans plus tard, et cette fois il est élu, le 14 mai 1693, en remplacement de l'abbé de La Chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dernières années de la vie de La Bruyère sont consacrées à lapréparation d'un nouvel ouvrage dont il avait pris l'idée dans ses fréquents entretiens avec Bossuet : Dialogues sur le Quiétisme, qu'il laisse inachevés. Ils ont été publiés après sa mort, en 1699, par l'abbé du Pin, qui compléta, par deux dialogues de sa façon, les sept dialogues trouvés dans les papiers de La Bruyère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bruyère meurt, célibataire et pauvre, à Versailles, dans la nuit du 10 au 11 mai 1696, d'une attaque d'apoplexie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La vie de Jean de La Bruyère:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses parents, qui avaient huit enfants, étaient de petits-bourgeois parisiens vivant chichement d'un office de contrôle des rentes. Reçu avocat au Parlement de Paris, il n'exerça pas le métier paternel, mais acheta, grâce à un héritage, un office de trésorier des finances; il put ainsi mener une vie calme et solitaire et observer les hommes de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quarante ans, il entre dans la maison de Condé comme précepteur de M. le Duc (le duc de Bourbon). Les Condé ne sont pas gens d'humeur facile et régulière, et deux années de préceptorat ne lui apportent guère de satisfaction. Pourtant, après la mort du « Grand Condé », le plus estimable et celui qui l'aimait le mieux, il reste au château de Chantilly, afin sans doute de continuer à étudier la cour et la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques hésitations, il livre au public en 1688, sans nom d'auteur, les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès est immédiat et retentissant: trois éditions sont épuisées en un an. Peu à peu, on veut chercher les originaux des portraits; des « clefs », circulent et La Bruyère, tout en protestant contre ces procédés, multiplie les portraits dans les éditions successives (1689-1690-1691-1692-1694), triplant ainsi l'épaisseur de son ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se présente en 1691 à l'Académie française, où il a l'appui de Bossuet, de Boileau et de Racine, mais il est en butte à l'hostilité des partisans de Corneille, des « modernes » comme Perrault et Charpentier; il n'est admis qu'en 1693 et la séance de réception est l'occasion de pointes et de sarcasmes contre lui. Une véritable campagne s'organise dont il se défend clans la préface de son édition de 1694, en précisant les intentions morales et religieuses des Caractères. Il travaillait à une nouvelle édition de son œuvre, quand il mourut en 1696.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;les Caractères:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Caractères sont une véritable critique de la société du XVIIe siècle, sous forme de maximes, de réflexions et de portraits. Révolté par la dégradation des mœurs de son époque, en particulier dans les hautes sphères du pouvoir, La Bruyère, avec son style elliptique et nerveux, dresse un des portraits les plus acerbes des hommes de son temps. Tout y passe, hypocrisie, superstition, adulation, emportement, indécence, flatterie, avarice, orgueil, grossièreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son humeur aigrie fut admirablement servie par un style incisif, âpre, hardi jusqu'à la brutalité. Sa phrase, courte, brusque, saccadée, est déjà celle du XVIIIe siècle. Le réalisme de l'expression, la crudité de certains traits, la tendance à peindre l'extérieur, les gestes des personnages, sont presque du XIXe. Tous ses portraits sont pris sur le vif. On reconnaîtra Fontenelle dans Cydias, et dans Æmile, le grand Condé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune observation n’est perdue. Il critique les abus, mais respecte les institutions Témoin parfois amusé, souvent amer de la « comédie humaine », il donne au portrait un tour vif, piquant et original. Le moraliste reste un modèle d’efficacité et de finesse, restant sensible à la saveur des mots, le langage populaire côtoie le langage précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'écriture fragmentaire du moraliste reflète toute la diversité, les contradictions et l'inconstance même de son sujet : l'homme. Les paroles sur la misère du peuple sont émouvantes même si La Bruyère n’a rien d’un penseur ni l’ampleur d’un Montaigne ou d’un Pascal. Le livre est document, sur l’importance de la rhétorique dans la création littéraire de l’époque. Sa langue est l’une des plus riche de notre littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouvrage fut sans doute entrepris bien des années avant sa publication. Il est constitué de ce que La Bruyère appelle des « remarques », qui ne sont, selon lui, ni des maximes à la manière de La Rochefoucauld, ni des pensées à la manière de Pascal. Il refuse aussi tout aspect méthodique: le désordre est un principe constitutif de chaque chapitre. Les remarques, sans doute composées ensemble, se sont augmentées d'édition en édition, étoffant peu à peu le corps de l'ouvrage. À la brève sentence , La Bruyère adjoint progressivement de nombreux « portraits »; ils ont sans doute été pour beaucoup dans le succès du livre, où le public cherchait des « clefs » pour reconnaître tel ou tel grand personnage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bruyère insiste pourtant sur l'aspect moral de son livre: il prétend moins attaquer ses contemporains que viser à une certaine vérité générale sur l'homme. Néanmoins, la justesse de son observation et les nombreuses allusions à des contemporains font de son ouvrage un indispensable témoin de la société française à la fin du XVIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre se compose de seize chapitres, regroupant des fragments de toutes sortes. Après avoir étudié les « ouvrages de l'esprit » (I), le « mérite personnel » (II), les « femmes » (III), le « cœur » (IV) et la « société et la conversation » (V), La Bruyère en vient aux « biens de fortune » (VI), qui correspondent trop rarement aux vraies du mérite personnel.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Caractères (1688)&lt;br /&gt;Discours de réception à l'Académie française (1694)&lt;br /&gt;Dialogues sur le quiétisme (1698&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-270423984249752036?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/270423984249752036/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=270423984249752036' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/270423984249752036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/270423984249752036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/jean-de-la-bruyre-1621-1695-jean-de-la.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STk9Ncc-u_I/AAAAAAAAAOo/oLXnS4rl_Yk/s72-c/jean-de-la-bruyere.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-3221787078564790374</id><published>2008-12-05T03:56:00.001-08:00</published><updated>2008-12-05T03:56:43.198-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIe siècle « le siècle classique »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un "Grand siècle"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIle siècle est le siècle de l'ordre, de la grandeur et du classicIsme, sur fond d'autoritarisme gouvernemental et de pauvreté populaire. Pendant la première partie du siècle, la France domIne l'Europe par les lettres, les arts et les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle commence le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.Historiquement il commence en 1610 avec la régence de Marie de Médicis mère de Louis XIII et se termine en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV.Ce siècle est souvent appelé le siècle de Louis XIV en France .L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'avènement de Louis XIV s'établit l'ère la plus resplendissante de la monarchie absolue en France. La cour représente le plus grand centre intellectuel du pays, littérature et arts y sont associés dans le culte de la grandeur royale. La culture de la France (avec son art et sa littérature), ses acquisitions dans le domaine des sciences se trouvent à l'avant-garde de la culture, de la littérature et des arts européens. Tout comme la Pléiade, le XVIIe siècle se propose de rivaliser avec les Anciens mais il le fait avec un dessein réfléchi, avec méthode et non plus guidé uniquement par l'enthousiasme. Pour veiller aux principes, aux usages admis de la pensée et des arts de nombreuses académies sont fondées (l'Académie française — 1635, l'Académie de peinture et de sculpture — 1665, l'Académie des sciences — 1666). Le français devient la langue internationale de l'élite. Spécifiquement français, le classicisme, courant dominant du siècle, exprime le style de la monarchie absolue, nationaliste et centralisatrice. Il se répand peu à peu en Europe et impose un modèle du Beau qui se prolongera jusqu'au XVIIIe siècle. La gamme des écrivains, leur talent, leurs œuvres sont diversifiées et riches au cours du siècle, au sein même du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin).La religion s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de saint Vincent de Paul… Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansénistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;le siècle classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long et paneuropéen, est le mouvement baroque, l'autre, plus spécifiquement français et moins long (il ne dure qu'un quart de siècle), c'est le classicisme. Cependant ce courant dominant s'est imposé dans la lutte idéologique contre le baroque. Quelque chose de plus, il ne s'agit pas d'une opposition de façon absolue entre les deux formes de pensée mais plutôt d'interférences, de complémentaires, de continuité. D'ailleurs, les notes de baroque et de classicisme sont utilisées bien plus tard dans la littérature. On ne retrouve jamais la théorie achevée de ces deux courants appliquée dans une seule œuvre. Le baroque et le classicisme coexistent, y compris chez un même auteur. Ces contrastes, cette diversité, cette complexité font le charme du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'héritage humaniste a aussi donné naissance à un mouvement très controversé mais dont l'influence sera importante, le libertinage. le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux courants esthétiques avec deux tendances opposée sont à certains égards contradictoires: traduction privilégiée des émotions, déploiement parfois débridé de l'imaginaire dans le cas du Baroque, priorité à la raison et à la mesure dans les oeuvres marquées par le Classicisme. Néanmoins il est parfois difficile d'établir une frontière entre les deux mouvements.On peut en effet relever dans les deux cas des préoccupations liées au christianisme notamment l'obsession de la mort et du temps qui passe. En France, le baroque est réputé avoir eu peu d'impact. Nous proposons néanmoins à travers ces pages de constater la présence de l'esprit baroque à travers des oeuvres picturales et littéraires dont certaines figurent dans l'anthologie du Classicisme. Ces pages seront progressivement complétées. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le XVIIème est avant tout le siècle classique c’est un siècle qui aime l’ordre et qui a le goût profond de l’indépendance . le classicisme se définit surtout dans la seconde moitié du siècle . car les œuvres publiée dans la première moitié sont d’une diversité bien surprenant , puisque les thème et formes littéraires du siècle précédent persistent&lt;br /&gt;Continuation et révision de la Rennaissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle a absorbé la Renaissance avec toutes les valeurs qu'elle avait accumulées, mais il les a aussi révisées et en a fait un choix. L'humaniste du XVIe siècle est remplacé par l'honnête homme. Danser, converser, savoir briller en société, plaire, séduire, être spirituel, courtois, brave, naturel, simple, avoir une capacité d'adaptation, posséder une élégance extérieure et en même temps une vraie noblesse de cœur sont les qualités de l'honnête homme qui plaisent au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse antique redécouverte par les hommes de la Renaissance continue à exercer son influence au XVIIe siècle mais les esprits éclairés imitent l'Antiquité en appliquant la methode rationnelle et l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;À la recherche de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est inséparable des courants d'idées de l'époque. Leur importance est très grande sur le développement et l'extension de la pensée en France et sur les courants littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de René Descartes (1596-1650), le cartésianisme, devient celle de la monarchie absolue. Elle est à la base de la littérature classique par son souci d'ordre et de discipline. En érigeant le doute comme principe de son système métaphysique, Descartes arrive à sa célèbre formule «Cogito, ergo sum» (Je pense, donc je suis). De cette façon il affirme la raison comme critère de la connaissance et non pas les sentiments ni l'imagination.&lt;br /&gt;Les Jésuites, de leur côté, contribuent à la formation de la pensée du siècle et à l'élaboration du style classique. Leur philosophie est celle du stoïcisme. Les écoles jésuites apportent deux éléments essentiels dans la formation du classicisme : le goût pour les Anciens comme modèle de beauté et de sagesse (un goût fondé sur l'éducation humaniste) et la psychologie, comme deuxième élément (connaître l'homme, discuter sur lui, mesurer la puissance de ses passions et de sa volonté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jansénisme exerce une influence plutôt indirecte. Selon les Jansénistes, Dieu est une perfection infinie, entièrement maître du destin des hommes, omniprésent et l'homme est d'une impuissance totale, un néant, ce qui les oppose aux Jésuites qui laissent à l'homme une certaine liberté d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'importance idéologique de son œuvre et sa valeur esthétique Blaise Pascal (1623-1662), janséniste, exerce également une influence énorme sur son temps. Aujourd'hui encore, il continue de susciter des discussions et des interprétations très variées. Son apport pour la littérature classique c'est d'y avoir introduit le lyrisme. Quant à son plus grand mérite envers le classicisme et la littérature en général, on le retrouve dans le domaine de l'éloquence. Il a découvert que le premier principe de l'art de bien écrire est l'art de bien penser. Il recommande aux écrivains de «se refermer dans le naturel», une phase qu'on retrouve à plusieurs reprises dans ses "Pensées" et qui représente un mot clef pour l'art classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de Descartes qui luttait contre la scolastique avec les armes de la raison, Pierre Gassendi (1592-1655), matérialiste sensualiste, a choisi d'autres armes - l'expérience. Son esthétique est celle du libertinage, un mouvement de contestation des idées traditionnelles. Les libertins remettent en cause la religion, considèrent que pour comprendre l'univers l'homme doit saisir ses lois exclusivement grâce à sa raison, contestent souvent le pouvoir royal. Ce courant idéologique qui avait adopté les idées de Montaigne et surtout de Charron occupera tout le XVIIe siècle et assurera le lien avec le XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche de la vérité du monde, croyant ou non en Dieu, la raison devient la source de toute connaissance, une arme efficace pour saisir la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Écrivains et public&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand nombre d'écrivains sont issus de la bourgeoisie instruite, fait explicable parce que c'est la classe cultivée par excellence. La laïcisation est pratiquement achevée au XVIIe siècle. Par contre, les nobles, plutôt à l'écart jusque là, font irruption dans le monde littéraire. Le peuple analphabète est en fait exclu de la création ainsi que de la lecture. Le livre est encore un objet de luxe et le nombre de lecture est réduit. A côté du petit monde des «Doctes», érudits descendants des humanistes, se forme un milieu mondain qui devient par son nombre le destinataire principal de la production littéraire. Mais le développement des moyens de diffusion de la culture attire progressivement la petite bourgeoisie des villes à la lecture. Les lecteurs désargentés vont consulter les livres dans les cabinets de lecture, ancêtres des bibliothèques. Parallèlement, les colporteurs (marchands ambulants) diffusent à travers les campagnes la littérature pour le grand nombre, des almanachs et des collections populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Codification du langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relation avec les salons et les cercles littéraires, commence très tôt un mouvement de codification du langage. Le XVIe siècle s'était occupé d'enrichir la langue française pour la rendre rivale des autres langues anciennes. Les auteurs accueillaient volontiers toute invention. Le XVIIe siècle se charge de la rendre plus précieuse, de l'épurer. Il est plus exigeant et fait la différence entre l'exercice de la pensée et la pratique littéraire ainsi que l'écriture à des fins non esthétiques. L'Académie française se propose de codifier le vocabulaire, la syntaxe, la poétique. La Grammaire de Port-Royal, élaborée par les Solitaires de Port-Royal-des-Champs, fixe pour la première fois les règles grammaticales et sert de base, jusqu'à nos jours, à la grammaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la culture subisse les conséquences du centralisme politique, à la fin de la période commence à se sentir la contestation de l'imitation des Anciens et en même temps apparaissent une volonté de modernité et un désir qui tient davantage compte de l'évolution historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un parcours en quatre grandes étapes avec deux parties .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIII( 1598 - 1660 ) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;ordre et prestige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Henri IV (mort en 1610) donne à la France paix et prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, Richelieu (mort en 1642), lucide et intransigeant, puis Mazarin (mort en 1661), diplomate et insinuant, établissent solidement la royauté absolue en bridant les protestants et les nobles, dont la Fronde (1642) est la dernière velléité d'indépendance. Le roi est très puissant : tout le monde a les yeux fixés sur Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les salons s'impose l'idéal de l'honnête homme : à la recherche d'une élégance physique et morale, cultivé, sociable, aimable, il tend par tous les moyens à se perfectionner toujours davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la langue française et sa littérature, Richelieu fonde l'Académie française en 1635. Il organise ainsi en corps constitué une assemblée de bourgeois qui se regroupaient hebdomadairement pour parler littérature et lire leurs productions. Le but de cette assemblée placée sous la protection du Cardinal est de perfectionner la langue française, notamment en composant des instruments de référence : un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique, une poétique. Le besoin d'ordre qui domine tout le siècle apparaît dans un ouvrage de l'académicien Vaugelas (1585-1650), Remarques sur la langue française (1647), destiné à fixer le bon usage (« celui de la plus saine partie de la cour»), en affaiblissant le mauvais usage ou usage populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre, le besoin d'ordre et de rigueur trouve son expression dans une contrainte - le dramaturge doit respecter la règle des trois unités - lieu, temps et action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La période Baroque(1598-1630)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est période historique située entre la Renaissance et le classicisme, période placée sous le signe de l'irrégularité, du spectaculaire, de la métamorphose, de l'éphémère, de l'illusion et de l'identité vacillante. Le baroque est né en réaction contre l'austérité protestante. Il est attaché à une conception d'un monde instable, d'un monde en transformation incessante. Ce courant est avide de liberté et ouvert à la complexité de la vie. c’est un style architectural qui s’est développé du XVI au XVIIème siècle , caractérisé par la liberté des forme et la profusion ornements qui est à l’opposé du classicisme . Le Baroque accompagne ainsi le développement d'une spiritualité nouvelle en France qui se définit à partir du Concile de 30 (1545-1563) en réaction au protestantisme qui prône un art plus sobre, plus sévère et se caractérise par une exubérance au service de la foi catholique. ". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les caractéristiques du baroque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n'est définitif. L'univers n'est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change. Il est, par exemple, très sensible à la nature, parce que, pour lui, les modifications qu'elle subit, la succession des saisons, sont des signes palpables de ces transformations incessantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme baroque refuse de s'enfermer à l'intérieur de lui-même. Il est largement ouvert sur l'extérieur. Il aspire à s'emparer de toutes les expériences qui s'offrent à lui, à les utiliser pour son épanouissement comme remèdes à l'aliénation. C'est pourquoi les romans de l'époque sont emplis d'événements et se déroulent dans des lieux multiples et divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baroque rejette l'absolu : il ne croit pas en des vérités définitives, mais pense au contraire que tout relève des apparences. Ce qui compte pour lui, n'est pas ce qui est, mais ce qui paraît être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le goût de l'ornement, voire de la surcharge, l'attirance pour le mouve ment et pour la ligne courbe, le culte du lyrisme et du pathétique, la recherche du concret manifeste dans l'emploi des images autant de traits qui donnent à l'expression baroque une grande sensualité.&lt;br /&gt;La pensée libertine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot libertinage ne désigne pas, comme aujourd'hui, la pratique de moeurs dissolues. Il s'applique à un mouvement de contestation qui refuse l'idéologie dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libertins partent d'une conception philosophique, le matérialisme, qui explique tout à partir de la matière. Ils contestent Dieu. Ils remettent ainsi en cause la validité d'une société et d'une monarchie dont le pilier principal est la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La morale des libertins s'inscrit dans cette perspective : Dieu n'existant pas, l'homme doit réaliser son épanouissement sur cette terre, recher cher les plaisirs offerts par la nature, mais avec une certaine modération dictée par la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque et troubles politiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1598 à 1630 à la fin du régne d’Henri IV ( 1598 – 1610 ), puis sous la régence de Marie de Médicis et durant la première partie du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) c’est le temps de l’instablité. La remise en ordre du pays ets longue et difficile . le conflit religieux , qui continue à couver sous la cendre , est sans cesse prét à se rallumer. C’est là une situation propice à l’épansouissement du baroque , au triomphe d’une literature marquee par la démesuré, à l’écoute de la diversité de la vie , telle que la pratiquent le poète Théophile de Viau ( 1590 – 1626 ) , ou les romanciers Honoré d’Urfé ( 1567 -1625 ) et Charles Sorel ( 1602 – 1674 ) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Henri IV meurt assassiné en 1610, et Louis XIII (1610-1643) prend sa succession, après la Régence&lt;br /&gt;-troubles politiques, guerres de religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;revendication de la liberté de l’art&lt;br /&gt;attirance pour l’excès&lt;br /&gt;expression de la fantaisie et de l’imagination&lt;br /&gt;monde en évolution&lt;br /&gt;refus des absolus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;en même temps, Malherbe remet en cause le baroque et prône la modération et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;d’où une autre période qui va se fonder sur le culte de la raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Roman :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Guez de Balzac, Honoré d’Urfé, Charles Sorel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Théophile de Viau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du baroque au classicisme (1630-1661)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Vers la normalisation et le classicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1630 – 1661 , à la fin du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) et sous la règence d ‘ Anne d ‘Autrriche ( 1643 – 1661 ) , voient la persistance des troubles . Mais , à partir de 1630 , grace à la consolidation du pouvoir du minstre Richelieu, la situation , malgré de nombreux soubresauts , commence à se rétablir , l’autorité de l’état tend à s’affirmer.&lt;br /&gt;Après la mort de Richelieu , en 1642 , son action sera Mazarin , Durant cette période contrastée , le baroque continue à exercer son emprise sur la literature , notamment par le biais de la préciosité et du burlesque . Mais une aspiration à la raison et une recherche de la perfection cautionnée par la vérité , qui étaient déjà sensibles chez François de Malherbe ( 1555 - 1628 ), se développent , en particulier , dans les oeuvres de René Descartes ( 1596 – 1650 ) , de Blaise Pascal ( 1623 - 1662 ) et de Pierre Corneille ( 1606 - 1684 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : cette volonté de normalisation se précise avec la volonté d’unification de la France ; moins de troubles, la monarchie absolue s’installe de plus en plus : fin du règne de Louis XIII (1630-1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les nobles cherchent à retrouver le pouvoir&lt;br /&gt;-le pouvoir royal s’appuie sur la bourgeoisie et le développement économique de la France&lt;br /&gt;-après 1643 : la Régence d’Anne d’Autriche (mère de Louis XIV) dure jusqu’en 1661 ; le pouvoir est affaibli par la Fronde notamment (1648-1652)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité est une mode née en 1654, qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes.&lt;br /&gt;Il existe quatre formes de la Préciosité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. la Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. la Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d'un tour original, métaphores, périphrases...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. La Préciosité du goût ; mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "précieux" existe dès le XIIème siècle dans son sens actuel de « valeur, rareté ». Dès le XIVème, il se double d'un autre sens, et désigne certains manèges de la féminité « les manières affectées ». Disons que strictu sensu, ce terme doit être réservé à un phénomène social et littéraire qui émerge entre 1650 et 1660. La principale caractéristique - qui sera développée ci-dessous - est : La volonté d'épuration des mœurs, de la vie amoureuse et du langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;-littérature pré-classique : 2 types d’écrivains :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;exhubérants : Scarron, le Roman Comique&lt;br /&gt;rationnels : Pascal, Descartes : en quête de vérités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance du Baroque : Scarron, Voiture (poésie précieuse dans les salons) et le roman réaliste : Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIV( 1661 - 1685 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;étonnement et éblouissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Louis XV étonne l'Europe et l'éblouit de l'éclat de sa cour, une architecture grandiose et imposante voit le jour, En 1665, sur les plans de Mansart, on achève le Val-de-Grâce, à ParisHarcicuin- Mansart, à qui on doit les Invalides, dirige les agrandissements du palais de Versailles, dont Le Nôtre dessine les jardins, En peinture, c'est le règne de Lebrun, Poussin et Philippe de Champaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;mouvements d'idées au XVIle Siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le jansénisme. Mouvement intellectuel et religieux, le jansénisme a une bible, publiée en 1640 - un ouvrage posthume de Jansénius (ou Jansen), évêque d'Ypres. Dans l'Augustinus, Jansénius avance la thèse que la volonté humaine n'est jamais libre, et que la grâce du salut n'est accordée par Dieu qu'à un petit nombre d'élus : les prédestinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lieu d'élection du jansénisme en France est un couvent de femmes situé aux environs de Paris, dans la vallée de Chevreuse, Port-Royal. L'abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld et son frère, surnommé le grand Arnauld, propagèrent la doctrine et accueillirent des religieux et des laïcs désireux de suivre l'enseignement janséniste, et de vivre conformément à ses règles : les « Solitaires » ou les « Messieurs» de Port-Royal. Les Jésuites s'opposèrent à cette doctrine et l'histoire de Port-Royal est entrecoupée de querelles et de persécutions : emprisonnement en 1638 d'une haute figure du jansénisme, Saint-Cyran, surveillance policière des religieuses qui ont refusé de signer un document désavouant Jansénius, etc. En 1705, la situation se dégrade ' elle aboutira en 1709 à la dispersion définitive des religieuses, et, en 1712, à la destruction des bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pensée janséniste eut une influence profonde sur la littérature : elle domine l’œuvre de Pascal, elle marque celle de Racine et laisse son empreinte dans les oeuvres de Madame de La Fayette, Boileau et La Bruyère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mouvement libertin. Ce courant est lié à une crise d'incrédulité qui éclate au début du XVI le siècle, le poète Théophile de Viau, par exemple, appartient à ces esprits qui avancent que 1 univers n'est pas régi par Dieu mais par une force inconnue, Théophile de Viau sera banni puis emprisonné Autre penseur libertin célèbre, Gassendi (1592-1655) ressuscite le courant épicuriste, la doctrine du philosophe Épicure, né à Athènes (ou s 8~n0s) en 341 et mort à Athènes en 270 av J -C Il réunit autour de lui des lettrés épris de philosophie qui pourchassent la sottise et la superstition et se réunissent chez les frères Dupuy. Quand le cercle des frères Dupuy disparaît en 1655, la pensée libertine apparaît dans le cercle de grands seigneurs comme Conti, Condé, Gaston d'Orléans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le quiétisme. Le quiétisme est une doctrine qui interprète le catholicisme dans un sens mystique. Cette doctrine se fonde sur l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila. C'est Madame Guyon, auteur d'ouvrages de dévotion, qui propagea le quiétisme dans un texte qu'elle publia en 1689 - Le Moyen court et très facile de faire oraison, vive louange de l'oraison,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amie de Madame de Maintenon et de Fénelon, Madame GuVon fit du prosélytisme, et des prélats hostiles à sa doctrine procédèrent à une analyse minutieuse de son oeuvre Madame Guyon fui mise en état d'arrestation et Fénelon, partisan de Madame Guyon, s opposa à Bossuet qui avait été son MaÎtre et son ami&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;La période Classique (1661-1680)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le classicisme est un mouvement à la fois typiquement français et très court. Le but premier de ce mouvement est de concevoir une harmonie dans les approches esthétiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un homme soumis à la fatalité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monde classique est donc un monde qui dépend de règles de fonctionnement très strictes. Il en est de même de l'homme qui apparaît profondément aliéné, soumis à son destin imposé par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étroitement subordonné à la fatalité qui, inexorablement, malgré ses efforts, le conduit à sa perte : tels se révèlent les personnages du théâtre de Racine qui sont dans l'incapacité de faire un choix, d'imposer leur volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie : la décadence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En accordant une place prépondérante à la raison, la période précédente mettait déjà gravement en danger la poésie. La décadence s'accentue. La volonté d'instruire l'emporte sur l'inspiration lyrique; la véritable poésie cède au prosaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman : la remise en cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman subit lui aussi, une grave crise d'identité. Le rejet de l'idéalisme, la remise en cause du roman historique débouchent sur une tendance à la parodie des thèmes traditionnels et sur une conception réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre : la stagnation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période est caractérisée par le maintien de la tradition théâtrale précédemment établie. Les efforts d'innovation ne sont guère impor tants. Le genre comique accentue encore sa prééminence au détriment de la tragédie qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du règne de Louis XIV, marquée par l'austérité des moeurs et par les attaques contre les spectacles, n'est pas propice au développement du théâtre qui ne se renouvellera que plus tard, avec Marivaux et Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis XIV commence véritablement à régner à partir de 1661. La politique qu'il mène jusqu'à sa mort, en 1715, a pour objectif la centralisation du pouvoir. Pour y parvenir, il restreint les prérogatives du Parlement ainsi que les privilèges du clergé. Mais il domestique également la noblesse en la rassemblant autour de lui. L'esthétique classique, qui se développe alors, est étroitement liée à ce projet. Les pensions royales accordées aux artistes s'inscrivent dans cette stratégie qui impose bientôt la norme du bon goût. La littérature de la seconde moitié du XVIIe siècle est donc fortement influencée par les options politiques de ce roi qui prend le soleil comme symbole de son autorité. Ainsi, les "privilèges du roi", nécessaires à toute publication sous peine de poursuite, agissent comme un organe de censure. Mais la vie littéraire est également marquée par les tensions religieuses qui persistent. Une politique de plus en plus répressive est menée à l'égard des protestants. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, leur interdit d'exercer leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume de discerner durant le XVIIe siècle le développement de deux tendances opposées : le baroque et le classicisme. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle baroque l'esthétique du début du XVIIe siècle. Emprunté au vocabulaire de la joaillerie, où il désigne une pierre aux contours irréguliers, cette notion imprécise est caractérisée par le goût du mouvement, de l'abondance décorative, du fragment, du possible, de la ligne courbe, du mystère, du tragique, voire du morbide. En littérature, il regroupe des auteurs aujourd'hui peu lus comme Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, ou Racan, mais aussi le Corneille des comédies. Ce courant rencontre un grand succès auprès des lecteurs qui y trouvent peut-être un exutoire aux troubles et aux incertitudes de leur époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En architecture et en musique, le baroque bénéficie de la Contre-Réforme que l'Église met en place pour lutter contre la propagation du protestantisme. L'art religieux devient à cette occasion fastueux et édifiant. Mais, en littérature, il est surtout influencé par les grandes découvertes qui remettent en cause tout ce qui était jusqu'à présent admis comme des vérités. La place accordée à l'individu lui-même, la relativité des coutumes et des mœurs en fonction des pays, et les découvertes astrologiques sont autant d'éléments qui trouvent un écho dans la littérature baroque. Le courant libertin, qui rassemble les libres penseurs et ceux qui s'opposent à l'Église, s'inscrit dans cette perspective. Il attire ceux qui, comme Théophile de Viau ou Cyrano de Bergerac, défient les croyances et les certitudes. Cette littérature, qui tend à devenir une littérature d'idées, annonce celle du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au désordre baroque succède un mouvement de réaction qui, accompagnant la reprise en main politique qui suit la période de la Fronde, témoigne d'un souci d'épurement. On a pris l'habitude, depuis le XIXe siècle, de désigner cette réaction qui triomphe avec le pouvoir absolu du Roi-Soleil, sous le nom de classicisme littéraire. Il rassemble ce qui relève du respect de l'ordre, d'une valorisation de l'esprit rationnel, de l'idéal de beauté, de la construction régulière, de l'harmonie, et de la transparence. Il correspond à la volonté d'édifier des règles de l'art, de codifier la poésie, et de perfectionner l'usage de la langue grâce à des instruments comme le Dictionnaire, dont la réalisation est confiée à l'Académie française que Richelieu fonda en 1635. Ce courant bénéficie de la politique fédératrice de Louis XIV, et regroupe des écrivains comme Malherbe, Madame de Lafayette, Bossuet, La Fontaine, Boileau, Racine, ou encore Fénelon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir des années 1660, la littérature développe de plus en plus une tendance moralisatrice. Les Satires (1665) de Boileau font preuve, derrière l'acidité de certaines descriptions, d'une portée moralisatrice évidente. Son Art poétique, publié en 1674, témoigne de cette propension du classicisme à lier morale et codification de la littérature. Cette tendance moralisatrice, qui trouve son expression la plus achevée dans l'œuvre d'un La Rochefoucauld, est à rapprocher du mouvement intellectuel et religieux que fut le jansénisme. L'œuvre dont le jansénisme s'inspire est l'Augustinus (1640) de Jansénius, où sont développées deux thèses principales : la volonté humaine n'est plus jamais libre de tout tenter pour obtenir le salut (liberté perdue depuis le péché originel, qui inflige à chaque être humain, dès sa naissance, la damnation éternelle), et ce salut est seulement accordé, arbitrairement par Dieu, à un petit nombre d'élus, contrairement à ce que soutiennent les jésuites, autres catholiques aux yeux de qui un comportement d'une piété exemplaire permet d'obtenir le salut. Établi à Port-Royal, l'influence de ce courant est manifeste dans l'œuvre de Pascal ou de Racine. D'une manière générale, le jansénisme fut essentiel au développement de la littérature "classique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de préciosité qui connaît un grand succès auprès de l'aristocratie, relève également de cet esprit classique. Il engendre l'idéal de la finesse de l'esprit, de la maxime habilement tournée, de l'élégance et de la distinction du langage, et permet aux femmes de rentrer dans la vie littéraire grâce au phénomène social que sont les salons, comme par exemple, celui de la marquise de Rambouillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La génération classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1661 à 1685, se construit la monarchie absolue . Louis XIV , après la mort Mazarin ( 1661 ) , gouverne par lui-méme et élabore un systeme fondé sur l’ordre et la concentration des pouvoirs . c’est alors que fleurit toute une génération d ‘écrivains – Molière ( 1622 – 1673 ) , Jean Racine ( 1639 – 1699 ) , Madame de la Fayette ( 1634 – 1693 ) , Nicolas Boileau ( 1636 – 1711 ) , etc – qui , sous leur diversité , ont en commun le goût pour une littérature tempérée , équilibrée , reposant sur des règles précises de construction . c’est le triomphe des norms , l’affirmation de ce qu’on appelle le classicism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; monarchie absolue : 1ère partie du règne de Louis XIV&lt;br /&gt;-littérature classique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-le pouvoir renforce son regard sur la culture par la création de l’Académie française et par l’attribution de pensions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-traits communs : ils ont des règles d’écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;absolu&lt;br /&gt;idéal&lt;br /&gt;vérité&lt;br /&gt;richesse d’idées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Corneille, Racine, Molière&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Guilleragues, Furetière, Mme de la Fayette&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Fontaine , Boileau&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Rochefoucauld , Bossuet, Mme de Sévigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;CORNEILLE (Pierre), 1606-1684&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille est né en 1606 à Rouen dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fait ses études au collège des jésuites puis, entre 1622 et 1624, reçoit un formation juridique qui lui permet d'obtenir deux offices d'avocat du roi qu'il conservera jusqu'en 1650. À l'occasion d'une aventure sentimentale, il écrit Mélite ou les fausses lettres, comédie qui sera jouée au théâtre du Marais en 1629, et dont le succès l'incitera à poursuivre dans cette voie. En 1633, il est introduit par Richelieu auprès d'un groupe de cinq dramaturges, mais, de nature indépendante, il s'en détourne et écrit en 1635 sa première tragédie, Médée, qui ne remporte guère de succès. Aussi revient-il à la comédie en écrivant en 1636 L'Illusion comique. La même année, la lecture de Las Mocedades del Cid, comédie espagnol de Guilhem de Castro, lui inspire le sujet du Cid, pièce qui connaît un incroyable succès et engendre une querelle entre partisans et détracteurs de la pièce. À l'issue de celle-ci, Corneille s'écarte du théâtre pendant trois ans. En 1640, il présente Horace, puis en 1642 Cinna, tragédies respectueuses des règles de l'art dramatique dont on lui avait reproché de faire l'économie dans ses œuvres précédentes. Entre 1643 et 1650, Corneille explore de nouvelles voies et renouvelle son théâtre avec des œuvres comme Polyeucte (1643), Le Menteur (1644), Rodogune (1645), ou Don Sanchez d'Aragon (1650). Il est élu à l'Académie française en 1647. En 1651, il remporte un grand succès avec Nicomède, mais l'échec de Pertharite, l'année suivante, lui fait abandonner pour un temps l'écriture dramatique pour se tourner vers la composition d'œuvres de piété, et d'écrits théoriques comme les Discours sur l'art dramatique. En 1658, Fouquet, surintendant des Finances, lui octroie une pension et lui commande une œuvre, Œdipe, qui met fin à sa retraite. De 1659 à 1674, il compose onze nouvelles pièces dont Attila en 1667, et Suréna en 1674. Mais la faveur du public se tourne vers Racine, et, en 1674, Corneille quitte définitivement le théâtre alors que ses dernières œuvres connaissent un regain d'estime. Il meurt à Paris en 1684.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abondante production de Corneille (trente-trois pièces en tout) explore plusieurs veines dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie tout d'abord, avec des œuvres comme Mélite ou l'Illusion comique. C'est par elle qu'il se fit connaître en renouvelant un genre auparavant inexploité. Il y montre un souci de réalisme qui, associé à la fantaisie baroque de certains passages, donne à ces œuvres un ton jusque là absent de la scène théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la tragi-comédie, avec en particulier Le Cid qui marque un tournant dans la carrière de Corneille. En effet, dans Le Cid se dévoile le goût de Corneille pour l'étude des conflits de sentiments humains, thème qui caractérisera toutes les tragédies du XVIIe siècle. Corneille emprunte la trame narrative tragique de l'amour rendu impossible pour des raisons d'honneur, mais en propose un dénouement heureux. Chimène et Rodrigue s'opposent et s'aiment dans un même élan, permettant au récit de multiplier les retournements dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la tragédie, qui fut le genre de prédilection de Corneille. Le thème du pouvoir ou de la faiblesse de la volonté de l'homme dans sa quête de la gloire est présent dans la plupart d'entre elles. Dans les scènes les plus intenses, le héros cornélien est face à un choix : laisser ses passions devenir maîtresses de sa raison, ou, au contraire, parvenir à s'imposer la conduite correspondant à son rang et à ses devoirs. Chez Corneille, les personnages décident toujours de leur destin. Dès Le Cid, Rodrigue et Chimène souffrent avant de se résoudre à obéir à la raison. Dans les tragédies suivantes, ces dilemmes s'intensifient. Pourtant, tous les personnages ne sont pas en proie à ces souffrances : Horace ou Don Diègue sont, par exemple, animés d'une froideur aveugle à tout sentiment. Enfin, d'autres, comme Prusias dans Nicomède, s'abandonnent à leurs sentiments les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille oppose ainsi aux valeurs nobles que sont la gloire, le devoir et le mérite, les travers que sont l'ambition et la haine. La portée morale de cette opposition thématique est donc l'un des aspects d'une œuvre qui cherche autant à plaire qu'à instruire. Par ailleurs, le recours à de grands événements historiques permet à Corneille de traiter des problèmes politiques de son temps de façon détournée. Le tragique cornélien aborde ainsi en filigrane les droits et les devoirs du roi et de ses sujets. Ses dernières tragédies auront une portée de plus en plus en plus pessimiste : les personnages qui luttent pour le pouvoir absolu ne peuvent susciter aucune admiration, et ce sont pourtant eux qui triomphent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Mélite ou les Fausses Lettres (1629).&lt;br /&gt;• La Place Royale (1634).&lt;br /&gt;• L'Illusion comique (1636)&lt;br /&gt;• Le Cid (1636).&lt;br /&gt;• Horace (1640).&lt;br /&gt;• Cinna (1642).&lt;br /&gt;• Polyeucte (1643).&lt;br /&gt;• Le Menteur (1644).&lt;br /&gt;• Rodogune (1645).&lt;br /&gt;• Don Sanchez d'Aragon (1650).&lt;br /&gt;• Nicomède (1651).&lt;br /&gt;• Attila (1667).&lt;br /&gt;• Suréna (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;MOLIÈRE (Jean-Baptiste Poquelin dit), 1622-1673&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1622 à Paris, dans une famille bourgeoise, Jean-Baptiste Poquelin fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). En 1642, il obtient une licence de droit à Orléans, mais sa vocation de comédien lui fait abandonner son milieu social pour fonder en 1643, avec la famille Béjart, l'Illustre théâtre. La troupe ne tarde pas à faire faillite face à la concurrence du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et du théâtre du Marais. De 1646 à 1658, Molière part faire des tournées en province. Il écrit ses premières farces en s'inspirant des principes de la commedia dell'arte italienne. À partir de 1650, la troupe de Molière est protégée par le prince de Conti. Molière compose ses deux premières comédies en cinq actes et en vers : L'Étourdi (1654) et Le Dépit amoureux (1656). En 1658, il retourne à Paris où il joue devant le roi Nicomède de Corneille, suivi de l'une de ses farces, Le Docteur amoureux. Celle-ci connaît un vif succès, et Molière obtient la salle du Petit-Bourbon. L'année suivante, il présente Les Précieuses ridicules dont le très bon accueil lui vaut ses premiers ennemis. En 1661, la "troupe de Monsieur" s'installe au Palais-Royal. Après l'échec de sa comédie héroïque, Dom Garcie de Navarre, Molière présente L'École des maris qui lui permet de regagner l'estime du public. La même année, il répond à une commande de Fouquet en composant Les Fâcheux. Mais c'est en 1662 qu'il obtient son plus grand triomphe avec L'École des femmes. Le roi lui accorde alors une pension. Les attaques contre lui s'intensifient et il y répond en 1663 par L'Impromptu de Versailles. En 1664, Le Tartuffe, ainsi que Dom Juan, font l'objet d'une "cabale" des dévots de la Compagnie du Saint-Sacrement. Malgré le soutien de Louis XIV, il doit sans cesse lutter pour que ses pièces puissent être jouées. En 1666, il présente Le Misanthrope qui n'obtient pas les faveurs du grand public. Entre 1666 et 1668, Molière compose plusieurs fantaisies poétiques comme Amphitryon ou George Dandin. Nommé intendant des spectacles royaux, Molière compose sur commande plusieurs comédies-ballets dont Le Bourgeois gentilhomme et Psyché, qu'il écrit en collaboration avec Corneille, sur une musique de Lulli. En 1671, il renoue avec la farce en composant Les Fourberies de Scapin, et compose, l'année suivante, Les Femmes savantes qui reçoit un accueil chaleureux. Mais la santé de Molière, déjà mise à l'épreuve depuis plusieurs années, se dégrade, et il meurt en 1673 lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Molière témoigne d'une grande continuité. Une pièce tardive comme Les Fourberies de Scapin, par exemple, adapte les registres de la farce française et de la commedia dell'arte qui caractérisaient ses premières œuvres. Toujours soucieux des goûts du public, Molière cherche l'efficacité avant tout. Il utilise donc tour à tour différents registres dramatiques : il peut tout aussi bien faire rire, que rentrer dans des polémiques pour défendre son style, ou encore peindre les mœurs de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son œuvre s'attache surtout au genre de la comédie et lui apporte ses lettres de noblesse. Ses comédies sont riches d'une vérité qui jusqu'alors faisait défaut à ce genre théâtral. Elles témoignent d'un sens de l'observation que Molière a pu aiguiser aussi bien au contact de bourgeois ou des "petits marquis" de province, qu'à la Cour de Louis XIV. Cette réutilisation de tout ce que la vie peut lui apporter se retrouve également sur le plan proprement littéraire : Molière puise partout, aussi bien chez les Latins que chez d'autres auteurs, comme Rotrou, Scarron, ou Cyrano de Bergerac. Cela lui a parfois valu le reproche de plagiat. Par ailleurs, il privilégie les trames narratives simples, et ne se soucie guère du dénouement. Le déroulement de l'intrigue de ses comédies recourt à des procédés comiques qui peuvent porter aussi bien sur les actions de ses personnages, que sur leur manière de s'exprimer, ou encore sur des situations burlesques. Même des pièces plus graves comme Dom Juan, ou Le Misanthrope, contiennent des passages drôles utilisant de tels procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de Molière sont des êtres à mi-chemin entre le personnage-type du théâtre comique et la peinture de caractère. Harpagon correspond au type de l'avare, et Tartuffe à celui du faux-dévot. Toutefois, la démesure d'Alceste, et l'égoïsme de Dom Juan, sont quant à eux associés à un art de la nuance qui leur confère une réelle densité psychologique. Ainsi, les personnages se rapprochent plus ou moins de la vie réelle en fonction de la portée générale que Molière veut donner à ses pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée que la nature est à la fois bonne et raisonnable traverse toute l'œuvre de Molière. C'est là une morale du bon sens et du juste milieu qui va de paire avec une condamnation des artifices. Molière reprend à son compte la devise latine, mais tardive de la comédie : "Elle corrige les mœurs par le rire" (castigat ridendo mores). Il conçoit ainsi la comédie comme un art capable de lutter contre les travers de l'homme. Mais le portrait de personnages en proie à une obsession, et qui, à cause d'elle, perdent toute lucidité, ne conduit pas pour autant à une morale édifiante. Au contraire, cette portée morale témoigne d'une volonté farouche de défendre l'esprit libre de la jeunesse contre l'ordre autoritaire et sclérosant de leurs aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Médecin volant (1645-1650).&lt;br /&gt;• La Jalousie du Barbouillé (1645-1650).&lt;br /&gt;• L'Étourdi (1654).&lt;br /&gt;• Le Dépit amoureux (1656).&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1659).&lt;br /&gt;• L'École des maris (1661).&lt;br /&gt;• Les Fâcheux (1661).&lt;br /&gt;• L'École des femmes (1662).&lt;br /&gt;• L'Impromptu de Versailles (1663).&lt;br /&gt;• Le Tartuffe ou l'Imposteur (1664-1669).&lt;br /&gt;• Dom Juan ou le Festin de Pierre (1664).&lt;br /&gt;• Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666).&lt;br /&gt;• Le Médecin malgré lui (1666).&lt;br /&gt;• L'Avare (1668).&lt;br /&gt;• Le Bourgeois gentilhomme (1670).&lt;br /&gt;• Les Fourberies de Scapin (1671).&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672).&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;PASCAL (Blaise), 1623-1662&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal fut à la fois savant, philosophe et écrivain. À l'âge de 19 ans, il inventa une machine arithmétique avant d'entreprendre des études sur le vide et la pesanteur de l'air, sur le calcul des probabilités, sur le calcul infinitésimal, et sur l'analyse combinatoire. Après avoir été tenté par la vie "mondaine", c'est-à-dire ancrée dans le monde quotidien, il se tourne vers la religion à la suite de l'expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654. Il prend le parti des jansénistes dans la querelle qui les oppose aux jésuites à propos de la condamnation d'Antoine Arnauld par la Sorbonne. Ce dernier est accusé d'hérésie pour avoir nié la présence (question de fait) des cinq propositions condamnés par le pape et extraites de l'Augustinus de Jansénius. Il avait cependant reconnu le caractère condamnable (question de droit) de ces propositions. Pascal publie, entre janvier 1656 et mars 1657, les dix-huit Lettres provinciales sous le pseudonyme de Louis Montalte. À partir de 1656, il entreprend le grand projet d'une "Apologie de la religion chrétienne", mais meurt le 19 août 1662 en laissant cet ouvrage inachevé. Une publication posthume de ces fragments est établie en 1670.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son activité scientifique (Traité des sons en 1634-1635, Essai sur les coniques en 1640, Traité du vide en 1651), Pascal est l'auteur de textes parfois polémiques où se mêlent son "esprit de géométrie" et son "esprit de finesse". Les lettres dites Provinciales témoignent de sa maîtrise parfaite de l'art de la polémique. Sa verve s'illustre ici dans la controverse religieuse opposant jansénistes et jésuites, notamment sur le problème de la casuistique, partie de la morale chrétienne portant sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur la question de savoir si la rémission des péchés est, ou non, indépendante des remords. Mais, par-delà cette polémique sur des questions théologiques précises, Pascal reprend à son compte l'enjeu du jansénisme qu'est l'articulation entre trois notions fondamentales : la prédestination, le libre arbitre, et la grâce. Déchu de son libre arbitre depuis le péché originel, l'homme ne peut espérer le salut que par la grâce arbitraire de Dieu (prédestination gratuite). C'est en abordant ces questions soit de façon directe, soit détournée, que Pascal s'oppose aux jésuites pour qui les fidèles sont en mesure de gagner la grâce divine en témoignant d'une ferveur religieuse suffisante. Mais Pascal ne répond pas par un traitement théologique. Ses attaques contre les jésuites, qu'il déclare hérétiques, procèdent d'une manière tour à tour philosophique, ironique, et rhétorique. Certaines formules sont frappantes, et il ne craint pas de tronquer parfois des citations afin de renforcer son argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, la famille de Pascal a conservé tous les textes portant sur la religion. En 1710-1711, l'abbé Louis Perier a rassemblé l'ensemble composite de ce projet d'une "Apologie" et établi le Recueil original des Pensées, recueil de 958 fragments aux longueurs très inégales. Le désordre de ces feuillets a donné lieu à plusieurs éditions où les fragments sont agencés de manières différentes (éditions Brunshvig, Chevalier, Michaut, Lafuma). Toutefois, nous admettons que les Pensées sont composées de deux parties qui se succèdent selon une logique argumentative simple : "Misère de l'homme sans Dieu", et "Félicité de l'homme avec Dieu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette œuvre s'adresse à un libertin, c'est-à-dire à un impie. Elle se caractérise par un style qui n'est plus polémiste, comme dans les Provinciales, mais apologiste, voire mystique lorsque Pascal succombe à l'élan de sa foi. Elle a pour objet de susciter une inquiétude chez l'homme en évoquant toutes les questions auxquelles il est, par nature, incapable de répondre. Car son imagination, sa vanité, ses opinions ou ses coutumes l'égarent et le font se détourner de sa condition. Plutôt que de s'en détacher et revenir au problème de son existence, il se "divertit" afin d'oublier sa misère. Cette situation tragique ne nous laisse plus d'autre choix que de parier sur l'existence de Dieu. Nous sommes obligés de parier puisque nous sommes "embarqués". Mais ce n'est la qu'un premier pas. La raison doit nous conduire jusqu'à la religion elle-même, jusqu'à l'orthodoxie catholique, puis céder la place à la foi, à l'adhésion du cœur, qui "a ses raisons que la raison ne connaît pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et sur Montaigne (1655).&lt;br /&gt;• Les Provinciales (1656-1657).&lt;br /&gt;• Pensées (édition posthume, 1670).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;RACINE (Jean), 1639-1699&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orphelin dès son plus jeune âge, Racine fait ses études aux "Petites Écoles" de Port-Royal, où il subit profondément l'influence des idées jansénistes. En 1661, il tente en vain d'épouser une carrière ecclésiastique. Il s'installe deux ans plus tard à Paris, où il rencontre La Fontaine. En 1664, il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière, et confie l'année suivante, Alexandre aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. En 1666, il rompt avec Port-Royal qui voit d'un mauvais œil les débuts de sa carrière littéraire. Commence alors une période de dix ans où il compose de nombreux chefs-d'œuvre comme Andromaque en 1667, qui fut un triomphe, Les Plaideurs en 1668, sa seule comédie, puis Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, et Bajazet en 1672. En 1673, il est reçu à l'Académie française et anobli. Il compose, la même année, Mithridate. En 1674, il noue une solide amitié avec Boileau et compose Iphigénie. Il épouse Catherine Romanet en 1677 et compose Phèdre. Cette dernière pièce fit l'objet d'une cabale, mais qui ne parvint pas à porter ombrage à la gloire de son auteur. Malgré son succès aussi bien à la Cour qu'auprès du public, Racine prend ses distances avec le théâtre pour se consacrer à la charge d'historiographe du roi. Réconcilié avec ses maîtres de Port-Royal, il mène une vie pieuse. À la demande de Mme de Maintenon, il compose deux pièces à thème biblique : Esther en 1689, et Athalie en 1691. En 1698, il publie l'Abrégé de l'histoire de&lt;br /&gt;Port -Royal et meurt l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie racinienne s'inspire du modèle grec. La fatalité y joue un rôle prépondérant, et enferme le héros dans une situation inextricable qui, dès le premier acte, annonce un dénouement tragique. L'univers cruel dans lequel les personnages évoluent est marqué par la fatalité et le pessimisme. Les tragédies portent généralement le nom de la principale victime. Le personnage racinien n'est donc pas héroïque comme dans les tragédies de Corneille. Même s'il est roi, il est faible : il hésite longuement quant à ce qu'il doit faire et nous laisse l'image d'une créature subissant l'ordre d'une fatalité émanant soit d'une puissance humaine ou surnaturelle, soit de l'empire d'une passion. Le théâtre racinien met en scène la force dévastatrice de la passion : elle gouverne l'action et détermine les événements jusqu'à s'imposer comme la raison suprême du drame qui se déroule sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concentrée sur les sentiments, l'action des tragédies de Racine est inséparable de la puissance évocatrice du langage. La forme poétique élaborée et la préciosité de la langue sont autant d'éléments qui imposent une distance entre ces œuvres et nous. Pourtant, les périphrases, les allusions, les métaphores, ou les euphémismes sont le véritable théâtre où se noue et se dénoue l'intrigue. Car toute la force de l'action des tragédies raciniennes réside dans l'expression des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoigne le ton général de ses œuvres, il y a une incontestable influence du jansénisme chez Racine. À cela s'ajoute le respect de la règle des trois unités : l'action est simple, se déroule dans un lieu unique, et s'étale sur moins de vingt-quatre heures. De même, Racine respecte la règle de bienséance du théâtre classique en ne présentant jamais sur scène les crimes et les horreurs, qui se déroulent dans les coulisses, à l'abri du regard des spectateurs. La fidélité à ces règles d'écriture contribue à créer la sobriété d'une œuvre qui est au plus près des goûts esthétiques de son époque. Racine l'indique dans la préface de Bérénice : "La principale règle est de plaire et de toucher".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, il épouse les règles d'expression et les codes littéraires en vigueur dans la société mondaine du XVIIe siècle. Ainsi, le choix des sujets, empruntés à l'Antiquité gréco-latine, à l'Histoire, ou à la Bible, participe de cette grandeur et de cette gravité chères au classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Andromaque (1667).&lt;br /&gt;• Les Plaideurs (1668).&lt;br /&gt;• Britannicus (1669).&lt;br /&gt;• Bérénice (1670).&lt;br /&gt;• Bajazet (1672).&lt;br /&gt;• Mithridate (1673).&lt;br /&gt;• Iphigénie (1674).&lt;br /&gt;• Phèdre (1677).&lt;br /&gt;• Esther (1689).&lt;br /&gt;• Athalie (1691).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LA FONTAINE (Jean de), 1621-1695&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine naît en 1621 à Château-Thierry. Sa famille y possède la charge de Maître des Eaux et Forêts, qu'il occupera à partir de 1652. Après des études classiques, il obtient le titre d'avocat au Parlement. En 1647, il épouse une parente éloignée de Racine, Marie Héricart. Le mariage échoue : la jeune femme est une Précieuse, La Fontaine un mari volage. En 1658, La Fontaine s'établit seul à Paris. Il y fréquente le cercle des Chevaliers de la Table Ronde, où il rencontre Furetière et Tallemant des Réaux. Admirateur de Malherbe et de Voiture, il complète sa formation par de multiples lectures. Rabelais, Marot, Boccace, mais aussi Homère, Platon, Horace, Virgile et Ovide lui fournissent des modèles dont l'influence se retrouve dans ses écrits ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1657, il est présenté au ministre des Finances de Louis XIV, Fouquet,&lt;br /&gt;et en obtient une pension. La Fontaine côtoie notamment Mlle de Scudéry, Scarron, Perrault, Corneille et Molière, qui bénéficient du mécénat&lt;br /&gt;du ministre. Il exprime sa reconnaissance dans des pièces comme&lt;br /&gt;Le Songe de Vaux (1658), qui exalte la splendeur (entrevue en rêve)&lt;br /&gt;du château de Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Jaloux du prestige et des&lt;br /&gt;richesses accumulés par son ministre, Louis XIV le fait arrêter en 1661.&lt;br /&gt;Le cercle des admirateurs se disperse, mais La Fontaine manifeste à son ancien protecteur une fidélité qu'il exprime dans des textes (Elégie aux nymphes de Vaux, 1661) où il sollicite la clémence royale. Célèbre mais sans fortune, il cherche de nouveaux protecteurs aristocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduit dans les salons parisiens, chez la duchesse d'Orléans au Palais du Luxembourg, chez Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de la Sablière,&lt;br /&gt;il obtient aussi la protection de Marie-Anne Mancini (nièce de Mazarin).&lt;br /&gt;Ses textes rencontrent une large audience, avec la publication des premiers recueils de Contes et Nouvelles en vers, inspirés de Boccace et de l'Arioste (1665-1666). En 1668, il publie le premier recueil des Fables.&lt;br /&gt;Auteur reconnu, La Fontaine pratique aussi bien des genres légers qu'une littérature à vocation moralisatrice (Recueil de Poésies chrétiennes, 1671).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1672, à la mort de la duchesse d'Orléans, il trouve une nouvelle protectrice en la personne de Mme de la Sablière. Férue de science et de culture, elle permet à La Fontaine de pratiquer ses dons de "papillon du Parnasse" aux inspirations multiples. La Fontaine s'essaie à l'opéra avant de se brouiller avec Lulli. Il publie d'autres Contes (1675). Ses poésies de circonstance (Ode à la Paix, 1674), ses poésies didactiques (Le Quinquina, 1682), mais aussi et surtout le Second recueil des Fables (1678-1679) illustrent son talent de touche-à-tout. Ses succès lui ouvrent les portes de l'Académie Française en 1684. Il prend le parti des Anciens dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Sentant l'âge venir, La Fontaine renonce solennellement à sa vie mondaine et se convertit au christianisme sous l'influence retrouvée de Mme de la Sablière (1692). Il passe les dernières années de sa vie chez M. et Mme d'Hervart à Bois-le-Vicomte, où il compose le Livre XII des Fables, et meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fontaine laisse une œuvre aux multiples facettes, dont la physionomie s'explique par les conditions de sa rédaction. Il laisse des textes de circonstances, et exerce son talent dans des genres (comme la poésie didactique et descriptive) dont la postérité n'a pas toujours retenu les manifestations. Il demeure donc à nos yeux l'homme d'une grande œuvre, ses Fables imitées des auteurs antiques (Esope et Phèdre). A la différence de ces derniers qui plaçaient la narration au service exclusif de la moralité,La Fontaine l'enrichit de dimensions nouvelles. Un sens aigu de la dramatisation, une grande finesse psychologique, une large faculté d'observation mise au service de valeurs humanistes (derrière les masques animaliers, le fabuliste n'hésite pas à aborder des questions sociales et à dresser le portrait satirique des injustices du temps) permettent au poète de renouveler durablement le genre. Destinées dès l'origine à l'édification de la jeunesse, les Fables connaissent depuis trois siècles auprès de toutes les classes d'âge un succès qui ne s'est jamais démenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le Songe de Vaux (1658)&lt;br /&gt;* Elégie aux nymphes de Vaux (1662)&lt;br /&gt;* Contes et Nouvelles en vers : Premier recueil en 1665, Deuxième recueil en 1666, Troisième recueil en 1671. Nouveaux Contes (1675).&lt;br /&gt;* Epître à Huet (1687), contenant les prises de positions de La Fontaine dans la querelle des Anciens et des Modernes.&lt;br /&gt;* Fables : Premier recueil (Livres I à VI) en 1668, Deuxième recueil (Livres VII à XI) en 1678, Troisième recueil (Livre XII) en 1694.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du classicisme au siecle des lumières( 1685 -1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Querelle des Anciens et des Modernes. C'est la rédaction en français, et non en latin, des inscriptions des tableaux de Lebrun exposés dans la galerie de Versailles qui ouvrit la Querelle. Partisans des auteurs modernes dont ils apprécient le talent et les productions, un certain nombre d'écrivains, dont le conteur Charles Perrault (1628-1703) et le philosophe Fontenelle (16571757), s'opposent à certains de leurs contemporains, comme Boileau ou Racine, convaincus de la supériorité des auteurs de l'Antiquité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le postclassicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1685 à 1715 , Louis XIV consolid son édifice , mais il n’évite pas la rigidité. Elle apparaît . dès le dèbut de la période , avec la révocation de l’édit de Nantes . Elle marque la fin de ce long règne , qui s’achève dans la sclérose . Dans le domaine littéraire , les solutions classiques commencent, elles aussi , à s’user .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman , la poésie et le théâtre sont en crise .mais certains écrivains essaient de faire souffler un vent nouveau : le romancier Robert Challe ( 1658 – 1720 ) remet en cause l’écriture romanesque traditionnelle, tandis que jean de la Bruyère ( 1645 – 1696 ) , pierre Bayle ( 1647 – 1706 ) ou Fontenelle ( 1657- 1757 ) soulignent la nécessité de réformes politiques et sociales : le XVIIIeme siècle se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 2e partie du règne de Louis XIV : sclérose de la monarchie absolue (désenchantement, guerres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-post-classicisme : à l’orée du siècle des Lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-querelle des Anciens et les Modernes : C. Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance de la littérature d’idées : P. Bayle, Fontenelle, La Bruyère, Fénelon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-romanciers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Challe :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; nouveauté, multiplication des ruptures dans le récit ; le narrateur est moins apparent ; roman proche de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lesage :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; idéalisme, roman picaresque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Vers le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s'engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n'y a pas de progrès dans l'art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des «Contes de la mère l'oie» (1697), affirment qu'il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuté, contesté, mis en cause, avec tout cela le XVIIe siècle occupe une place très importante dans la littérature française et s'impose durablement aux écrivains des générations futures. Le XVIIIe siècle s'inspirera aussi de cet héritage et ajoutera son propre apport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est une époque contrastée qui a connu beaucoup de problèmes religieux et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est découpé en 4 grandes périodes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A : Les excès du baroque (1598-1630) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B : Avant le classicisme, vers la normalisation (1630-1661)&lt;br /&gt;C : Le classicisme (1661-1680)&lt;br /&gt;D : Après le classicisme (1680-1715)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( Azadunifr )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-3221787078564790374?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/3221787078564790374/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=3221787078564790374' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3221787078564790374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3221787078564790374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-xviie-sicle-le-sicle-classique-un_05.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-3152729119372103628</id><published>2008-12-05T03:24:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T03:44:25.887-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkPqkJ76zI/AAAAAAAAAOY/P0xP0Lbe4nA/s1600-h/boileau+2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 152px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276265662375521074" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkPqkJ76zI/AAAAAAAAAOY/P0xP0Lbe4nA/s200/boileau+2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Boileau Nicolas&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;(1636-1711)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, le « législateur du Parnasse » (né le 1er novembre 1636 à Paris et mort le 13 mars 1711 à Paris), est un poète, écrivain et critique français.&lt;br /&gt;homme de lettres français , fut le principal théoricien de l'esthétique classiçque. Aussi Poète satirique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme de lettres français né à Paris le 1er novembre 1636, mort à Paris le 13 mars 1711, Nicolas Boileau est le fils d’un greffier de la Grand-Chambre du Parlement de Paris.&lt;br /&gt;Boileau est l’avant-dernier d’une famille bourgeoise de seize enfants, son père ayant eu les dix premiers enfants lors d’un précédent mariage. A peine âgé de vingt mois, il perd sa mère et est élévé par son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le destine à l’Église, à onze ans il reçoit des lettres de tonsure, et est pendant huit ans prieur de Saint-Paterne. Rebuté par la théologie, il abandonne cette voix et poursuit ses études à la faculté de droit, d’où il sort avocat en 1656.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’année suivante, son père meurt, lui léguant un patrimoine qui lui permet d’abandonner la carrière juridique pour se consacrer aux lettres et plus particulièrement à la poésie. Il se lie rapidement avec Furetière , Racine, La Fontaine, Molière, fréquente les libertins spirituels, Ninon de Lenclos et la Champmeslé .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1653 en effet, il avait écrit des vers, et grâce à son frère, Gilles Boileau, il fut introduit dans des cercles mondains et distingués, où il put faire ses premières armes en littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’illustre d’abord dans le genre satirique : ses premières Satires (livres de I à VII), composées de 1657 à 1665, sont publiées en 1666. Il y attaque souvent des auteurs, qu’il considère comme ses concurrents. On retiendra notamment cette parodie du Cid le « Chapelain décoiffé » qu’il compose avec son frère, Jean Racine et Antoine Furetière. Cette Satire vise le poète Jean Chapelain [3] dont le grand crime est d’avoir été nommé par Colbert responsable du choix des pensionnés par le roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son frère Gilles écrivain satirique aussi, a été élu académicien dès 1659. Comme lui, Despréaux est hostile aux poètes qui flattent les ministres et les gens en place. Les deux frères se brouillent, au moins provisoirement, quand Gilles accepte une pension de Chapelain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les livres de VIII à IX seront publiés en 1668 et, si sa verve lui apporte beaucoup de succès, elle lui apporte aussi beaucoup d’inimitiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boileau admire Molière, il est à ses côtés dans la querelle de L’École des femmes. Ses rapports avec La Fontaine sont des plus éloignés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence du Grand Arnauld , entraîne Boileau dans une direction nouvelle. Il renonce pour vingt-cinq ans à la satire et se tourne vers les Épîtres morales. Il se détache de ses amis pyrrhoniens et de ses admirateurs de cabaret. Mme de Montespan étend sa protection sur lui et sur Racine devenu son ami. Boileau est présenté à Louis XIV en 1674 qui lui verse une pension de deux mille livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Racine et Boileau se retrouvent face à de puissants ennemis lors de la querelle de « Phèdre » en 1677. Pour les protéger Mme de Montespan les fait nommer historiographes du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1694, Boileau revient à la satire, toujours misogyne, c’est aux femmes qu’il s’en prend. Il profite surtout des prétextes que lui offre son sujet pour se moquer des Modernes et des Casuistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est contre la casuistique qu’il mène son dernier combat. Il écrit sa dernière épître et ses deux dernières satires. Elles valent par la chaleur de la conviction et par le courage dont elles témoignent. Seules purent paraître, l’épître XII et la satire XI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant sept ans, Boileau s’épuise en démarches pour obtenir le droit de publier la satire XII, la plus importante, celle où il s’en prend à l’Équivoque. Le 3 janvier 1711, Louis XIV lui-même, sur le conseil de son confesseur le Père Le Tellier, interdit qu’elle soit imprimée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boileau meurt le 13 mars 1711 à Paris, au terme d’une vie consacrée à la défense créative de la tradition littéraire classique française.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Homme de loi:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Boileau-Despréaux est d'origine parisienne: son père, qui exerce les fonctions de greffier an Parlement, est un représentant typique de la petite bourgeoisie parlementaire. Après avoir étudié quelque temps la théologie, Boileau s'initie au droit. Peut-être subit-il l'influence parternelle. En fait, il suit une voie empruntée par de nombreux futurs écrivains de l'époque: l'apprentissage de l'argumentation et de l'art oratoire semble alors constituer une bonne initiation à la littérature. En 1656, le voici avocat. Il ne le restera pas longtemps: dès l'année suivante, il abandonne cette profession, après avoir recueilli le solide héritage que lui laisse son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Homme de lettres:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boileau peut alors se consacrer en toute quiétude à la littérature. Il fréquente les grands écrivains de son temps, hante les salons à la mode. Il écrit beaucoup, lit en public ses compositions. Dans un premier temps, il se dispense de les faire publier: ce n'est qu'en 1666 que paraît sa première œuvre, les Satires. Jusqu'en 1684, les publications se succéderont. Les différents livres des Satires, des Épîtres, de l'Art poétique et du Lutrin s'accumuleront. Les jugements portés sur la littérature se préciseront: peu à peu, Boileau apparaîtra comme le grand législateur du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Homme de cour:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, Boileau essaie de se faire une place à la cour. Il y réussit, et gagne bientôt les faveurs du roi: ses efforts pour établir les règles de l'écriture ne vont-ils pas dans le sens de la volonté de Louis XIV de tout régler, de tout normaliser? Dès 1674, Louis XIV lui accorde une pension de deux mille livres. En 1677, il le désigne, au côté de Racine, comme historiographe, fonction qui consistait à élaborer une histoire officielle des événement contemporains. En 1684, il le fait élire à l'Académie française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Homme de foi:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 1684, l'activité littéraire de Boileau se réduit considérablement. Il publie encore quelques Épîtres et quelques Satires. Lors de la querelle des Anciens et des Modernes, il intervient et se pose en ferme défenseur des auteurs de l'Antiquité. Mais son intérêt se tourne désormais vers la religion. Acquis aux idées jansénistes, il s'élève violemment contre le laxisme des jésuites. C'est donc en homme de foi qu'il meurt à Paris à l'âge de soixante-quinze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;L’appel de la poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Boileau-Despréaux (ce dernier patronyme lui vient d’une terre appartenant à sa famille) est élevé par son père, greffier au Parlement. Il étudie la théologie puis le droit, et devient avocat en 1656. Issu d’une longue lignée de juristes, il ne se sent pourtant aucun goût pour la carrière juridique et, en 1657, à la mort de son père, décide de se consacrer pleinement à la poésie. Dès 1653 en effet, il a écrit des vers, et grâce à son frère, Gilles Boileau, critique protégé de Chapelain, il est introduit dans les cercles puristes de l’abbé Cotin ou de Furetière, où il fait ses premières armes en littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Peindre ses pairs à la manière des Anciens&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’illustre d'abord dans le genre satirique : ses premières Satires (I à VII), composées de 1657 à 1665, sont publiées en 1666. Il y attaque les gens en vue dans la société de son temps — souvent des auteurs, qu’il considère comme ses concurrents — et s’attire par sa verve à la fois le succès et l’inimitié. Boileau publie en tout douze Satires, entre 1666 et 1705. Le Chapelain décoiffé (1665), parodie du Cid écrite avec Racine et Furetière, s’inscrit également dans cette veine d’inspiration satirique, en prenant pour cible le poète Chapelain, responsable du choix des auteurs pensionnés par le roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Sur les pas d’Horace&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1669, Boileau évolue, sans doute sous l’influence du cercle littéraire de Lamoignon. Il s’écarte de la satire et travaille à la composition d’un Art poétique inspiré d’Horace, qu’il tente, par admiration, d’égaler. Contrairement à une idée répandue, cette œuvre — importante — ne fait pas de Boileau à proprement parler le chef de file et le censeur du classicisme : nettement plus jeune que Corneille, Molière ou La Fontaine et contemporain de Racine, il publie son Art poétique en 1674, un an après la mort de l’auteur du Misanthrope, six ans après la publication du premier recueil des Fables, et à un moment où Racine a déjà écrit la majorité de ses pièces. L’Art poétique n’est donc pas, pour les contemporains, un ouvrage normatif, puisqu’il n’a pu influencer que la création des auteurs du xviiie siècle. Cet ouvrage, le plus célèbre de Boileau, est en revanche une excellente description des principes mis en pratique par les écrivains classiques, même s’il est imparfait et présente de grandes lacunes quant à ses prédécesseurs, qu’il méjuge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ouvrage comprend également quatre chants d’un poème héroïcomique et un jeu rhétorique, le Lutrin, la traduction d’un traité de rhétorique attribué à Longin, le Traité du sublime, ainsi que le recueil des Épîtres I à IV. Les autres Épîtres seront publiées entre 1677 et 1705. De facture variée, les Épîtres affirment et confirment l’esthétique de Boileau, prompte à traduire, dans un style rigoureux, les préoccupations et les travers de son époque. Trois d’entre elles célèbrent le roi Louis XIV, quatre traitent de la morale, quatre autres de la littérature et de l’esthétique, deux, enfin, sont des apologies personnelles. La dernière Épître, « Sur l’amour de Dieu » (1698), d’inspiration janséniste, attaquant les jésuites en leur reprochant leur casuistique, vaudra à Boileau quelque discrédit auprès de ses pairs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;les Satires (1666-1716):&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une partie importante de l'œuvre de Boileau est d'inspiration satirique. Reprenant la tradition antique qui avait déjà influencé Régnier au début du XVIIe siècle, Boileau s'attaque aux vices et aux ridicules de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si son expression manque souvent de poésie, elle possède des qualités indéniables de verve et de violence et joue habilement sur les effets de contraste: Boileau s'amuse, en particulier, à parodier le style épique, en l'appliquant à des sujets prosaïques, selon les procédés de ce qu'on appelle l'héroï-comique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet esprit se développe plus particulièrement dans les Satires: au nombre de douze, elles furent composées de 1665 à 1705 et publiées de 1666 à 1716. En près de quarante ans de rédaction, l'évolution est apparente: de la dénonciation des ridicules des comportements, Boileau passe à une réflexion plus profonde sur l'homme, pour enfin aborder les problèmes religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;les Épîtres (1670-1698):&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les Épîtres, Boileau, cet inconditionnel des Anciens, reprend la tradition de la lettre littéraire que les auteurs de la Rome antique utilisaient pour livrer leur avis ou leur impression sur les sujets les plus divers. Il y prolonge la tonalité satirique. Souvent violente, comme dans l'Épître II qui dénonce la manie des procès ou dans l'Épître XII qui, à nouveau, s'en prend aux jésuites, la satire est parfois plus légère, plus diffuse, comme dans l'Épître VI qui fait l'éloge du calme de la campagne et déplore l'agitation de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;l'Art poétique (1674):&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans l'Art poétique que figure l'essentiel du message critique de Boileau. La construction de cet ouvrage est rigoureuse et symétrique. Les chants I et IV sont consacrés à des considérations générales: le chant I définit les grandes règles de l'écriture, tandis que le chant IV analyse le comportement de l'écrivain. Ils encadrent les chants II et III qui contiennent des études plus particulières: le chant II se penche sur les formes littéraires mineures, comme l'ode ou le sonnet , et le chant II envisage les grands genres , la tragédie , l'épopée , la comédie .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Boileau et la critique littéraire:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La satire est au centre de l'œuvre de Boileau. Mais il s'est intéressé à un autre domaine, tout aussi important et qui a grandement contribué à sa réputation, celui de la critique littéraire. Il est resté comme le législateur du classicisme. Il n'est pas l'inventeur, loin de là, de la doctrine, mais il a eu le mérite d'en codifier les règles. Dans une grande partie de son œuvre, il se consacre à cette tâche, prodigue ses conseils, dégage les impératifs à respecter. C'est un véritable art d'écrire qu'il propose. C'est le théoricien qui apparaît alors. Mais il se souvient aussi de ses talents de satirique qui éclatent dans la violence des reproches ou dans la dénonciation des fautes de style et de goût.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Ses oeuvres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Satires&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les les inconvénients du séjour dans les grandes villes&lt;br /&gt;Sur l’accord de la rime et de la raison&lt;br /&gt;Le repas ridicule&lt;br /&gt;Sur la déraison humaine&lt;br /&gt;Sur la noblesse&lt;br /&gt;Sur les embarras de paris&lt;br /&gt;Sur le génie de l’auteur pour la satire&lt;br /&gt;Sur l’homme&lt;br /&gt;A son esprit&lt;br /&gt;Sur les femmes&lt;br /&gt;Surl’honneur&lt;br /&gt;Sur l’équivoque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Épitres &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au roi&lt;br /&gt;A l’abbé des Roches&lt;br /&gt;Arnauld&lt;br /&gt;Au roi&lt;br /&gt;A Guilleragues&lt;br /&gt;A l’Amoignon&lt;br /&gt;A Racine&lt;br /&gt;Au roi&lt;br /&gt;o A Seignelay&lt;br /&gt;A ses vers&lt;br /&gt;A son jardinier&lt;br /&gt;A l’abbé Renaudot sur l’amour de Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Ouvres poétiques diverses&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ode sur un bruit qui courut en 1636 que Cromwell et les anglais allaient faire la guerre a la France&lt;br /&gt;Stanges a Molière&lt;br /&gt;Discours au roi&lt;br /&gt;L’art poétique&lt;br /&gt;Le lutrin&lt;br /&gt;Ode sur la prise de Namur&lt;br /&gt;Poésies diverses (odes, fables, chansons, épigrammes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Oeuvres en prose&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préfaces des éditions de 1666 et 1667, 1674 et 1775, 1683 et 1685, 1694, 1671&lt;br /&gt;Dissertation sur Joconde (attribution contestée)&lt;br /&gt;Discours sur le dialogue des héros de roman&lt;br /&gt;Les héros de roman&lt;br /&gt;Discours sur la satire&lt;br /&gt;Arrêt burlesque&lt;br /&gt;Discours sur les moderne qui font des vers latins&lt;br /&gt;Traduction du traité du sublime de Longin&lt;br /&gt;Remerciement à l’Académie&lt;br /&gt;Discours sur l’ode&lt;br /&gt;Réflexions critiques sur Longin&lt;br /&gt;Lettre a Perrault&lt;br /&gt;Remerciement a M. d’Ericeyra&lt;br /&gt;Discours pour servir d’apologie a la satire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Correspondance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettres a Racine,Brossette, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1660 Satires Douze - satires composées jusqu'en 1711&lt;br /&gt;1674 Epîtres Douze - épîtres composées jusqu'en 1698&lt;br /&gt;1674 Le Lutrin (Les quatre premiers chants)&lt;br /&gt;1674 Traité du sublime (Traduction de Longin)&lt;br /&gt;1674 L'Art poétique&lt;br /&gt;1683 Le Lutrin (Les deux derniers chants(&lt;br /&gt;1688 Dialogue sur les héros de roman&lt;br /&gt;1694 Réflexions critiques sur Longin (Composées jusqu'en 1710(&lt;br /&gt;1700 Correspondance avec Racine et Brossette&lt;br /&gt;1700 Lettres à Charles Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-3152729119372103628?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/3152729119372103628/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=3152729119372103628' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3152729119372103628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3152729119372103628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/boileau-nicolas-1636-1711-nicolas.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkPqkJ76zI/AAAAAAAAAOY/P0xP0Lbe4nA/s72-c/boileau+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-4963766145804769773</id><published>2008-12-05T02:55:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T03:03:14.903-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkJRpgVxlI/AAAAAAAAAOQ/ytNXaJpIyZA/s1600-h/La_Fontaine.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 159px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276258637245171282" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkJRpgVxlI/AAAAAAAAAOQ/ytNXaJpIyZA/s200/La_Fontaine.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Jean de La Fontaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt; &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;( 1621 - 1695 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français. En 1647, poussé par son père, il se marie à Marie Héricart, à la Ferté-Milon : Le contrat de mariage est signé dans cette bourgade proche de Château-Thierry le 10 novembre 1647, chez le notaire Thierry François. Marie Héricart est la fille du lieutenant civil Louis Héricart, criminel du baillage de La Ferté-Milon, et d'Agnès Petit. Jean a 26 ans et Marie en a un peu plus de 14.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de la Fontaine est né à Chateau-Thierry le 8 juillet 1621, premier enfant de Charles de La Fontaine, détenteur de la charge des Eaux et Forêts et capitaine des chasses du duché de Chateau-Thierry, et de Françoise Pidoux, d’origine poitevine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean étudie au collège de Château-Thierry jusqu’en troisième. Il y apprend surtout le latin, mais, soit par négligence, soit par paresse, ne s’intéresse pas au grec. Il le regrettera plus tard quand il aura besoin de certains textes anciens dont il ne pourra lire que les traductions latines. La Fontaine est passionné par la lecture de l’Astrée d’Honoré d’Urfé. Cet ouvrage sera jusqu’à sa mort, son livre de chevet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1641, il entre en novice à l’Oratoire, rue St Honoré, à Paris. Mais la vie monacale ne l’intéresse pas plus que le travail scolaire. Dans cette école, il apprécie surtout le calme et la tranquillité qui lui permettent de s’adonner à la lecture, son passe-temps favori. Malheureusement pour ses maîtres, ses lectures n’étaient pas celles prônées par l’Oratoire. Il quitte cet établissement 18 mois plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se remet alors à ses études de droit où il fréquente un cercle de jeunes poètes juristes, les chevaliers de la table ronde (Maucroix, Pellisson, Furetière, Charpentier, Tallemant des Réaux, Antoine Rambouillet de la Sablière) et décroche, en 1649, un diplôme d’avocat au parlement de Paris. Entre temps, en 1647, son père le marie à Marie Héricart, alors âgée de 14 ans et demi (1647). Mais ce mariage de complaisance n’est pas un mariage heureux. Et malgré la naissance d’une enfant, Charles, en 1653, La Fontaine ne fut jamais ni un bon mari, ni un bon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1652, achète une charge de maître particulier triennal des Eaux et Forêts du duché de Château-Thierry. Cette fonction ne sera guère rentable. Il tente du mieux qu’il peut d’exercer cette lourde tâche. On retrouve sa signature jusqu’en 1671 sur certains écrits du canton de Château-Thierry. En 1672, il vend l’intégralité de cette charge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le travail lui en laisse le temps, il monte à Paris rencontrer ses amis. Là, il se mêle aux sociétés précieuses et surtout libertines de l’époque. Il y rencontre Maucroix son ami d’enfance, Furetière, les frères Tallemant, Antoine de la Sablière. Sa vocation poétique s’éveille de plus en plus. Il passe de longues heures à lire Malherbe mais admire aussi les écrits de Benserade et Voiture, François Rabelais et Boccace. Il traduit l’Eunuque de Térence (1654), compose une comédie Clymène vers 1659, et un poème : Adonis qu’il offre à Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1658, à la mort de son père, La Fontaine hérite de ses deux charges (maître ancien et capitaine des chasses), qu’il cumule avec celle qu’il a achetée lui-même en 1652. Il connaît pourtant des difficultés financières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1659, la séparation de biens des époux La Fontaine intervient suite aux difficultés financières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entre à cette époque au service de Fouquet, grâce à son oncle Jannart et à Pellisson. Il dédie au Ministre le poème Adonis. Il lui dédie le Songe de Vaux, ainsi qu’une trentaine de poèmes prévus par contrat.&lt;br /&gt;Peu après, il se lie intimement avec Molière, Boileau et Racine (1660).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1661, il assiste à la fête donnée à Vaux en l’honneur du roi, le 17 août ; soirée où l’on applaudit Les Fâcheux de Molière. Trois semaines après, Fouquet est arrêté sur ordre de Louis XIV. La Fontaine reste son plus fidèle défenseur. Il écrit à cette occasion en 1662 l’ode au roi et surtout l’admirable Élégie aux nymphes de Vaux. Cette fidélité à Fouquet lui valut rapidement la haine de Colbert, puis celle de Louis XIV lui-même. En raison de son soutien à l’ancien ministre, Il est obligé de s’exiler, en compagnie de son oncle Jannart, quelques mois à Limoges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1663, il adresse à son épouse des lettres en vers et en prose qui deviendront la Relation d’un Voyage de Paris en Limousin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il écrit les amours de Psyché et Cupidon, charmant roman en prose entremêlé de vers (1669). Après Fouquet, en 1664, il fut le protégé de la Duchesse de Bouillon et de la Duchesse d’Orléans, comme gentilhomme servant à la maison de la duchesse d’Orléans : charge subalterne mais peu absorbante.La Fontaine partage son temps entre Paris et Château-Thierry . Il se sépare de sa femme et lui laisse la charge d’élever, Charles. Il fréquente plusieurs salons : celui de la Duchesse de Bouillon, une des nièces de Mazarin, et celui de l’hôtel de Nevers. Il rencontre Mesdames de Sévigné et de La Fayette, ainsi que La Rochefoulcauld. Il publie deux premiers contes : Joconde et Le Cocu battu et content. En 1672, c’est la mort de la duchesse d’Orléans : La Fontaine connaît de nouvelles difficultés financières. En 1673, c’est Madame de la Sablière qui le recueille et après la mort de celle-ci en janvier 1693, Madame Hervart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1683, La Fontaine est élu à l’Académie, au siège de Colbert, le 15 novembre. Louis XIV refuse son approbation et l’oblige à attendre l’élection de de Boileau, son historiographe, en avril 1684 .Le 2 mai 1684, il est finalement reçut. Il est un excellent académicien, régulièrement présent aux séances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1685, c’est le scandale du Dictionnaire de Furetière. Dans ce conflit entre l’Académie et son ancien ami, La Fontaine prend position pour l’académie. Dans la Querelle des Anciens et des Modernes en 1687, il se range résolument dans le clan des anciens qu’il défend avec acharnement. A l’Académie, il retrouve Boileau, Perrault, Furetière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieillesse et la maladie amenèrent sa conversion en 1692. Il est obligé de renier ses écrits licencieux en recevant l’extrême-onction en février 1693 devant une délégation de l’Académie. Rétabli, il se retire chez son ami d’Hervart, conseiller au parlement de Paris, fils d’un puissant financier qui avait été contrôleur général des Finances sous Mazarin. Il meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les contes, et surtout les fables qui constituent toute sa gloire, La Fontaine s’est essayé dans tous les genres. Il faut citer, et particulièrement les épîtres dans lesquelles il excelle : épître à Huet, Discours à Madame de la Sablière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a laissé une énorme correspondance, notamment des lettres à Madame de La Fontaine (1663) écrites lors de son exil volontaire dans le Limousin, mais aussi une importante série de lettres à son oncle Jannard et à son ami Maucroix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses contes sont divisés en cinq livres publiés en 1664, 1665, 1666, 1668, 1671, 1674 et 1682. Ecrits pour la Duchesse de Bouillon, ils empruntent leurs sujets à Boccace, à l’Arioste et aux nouvellistes italiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses fables, au nombre de 243 restent son chef d’oeuvre. Certains considèrent la Fontaine comme un copieur qui n’a rien inventé, mais il est certain que sans sa contribution, les noms d’Esope et de Phèdre, entre autres, n’auraient pas le retentissement qu’ils ont maintenant. La Fontaine s’est peut-être inspiré de ces fables anciennes, mais il les a considérablement améliorées et écrites dans une langue belle et simple. La fable n’est plus la sèche démonstration d’une morale. C’est un court récit à l’intrigue rapide et vive. La souplesse et le naturel du style sont en réalité le fruit d’un grand travail où le poète a manifesté sa parfaite maitrise de la langue et du vers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sensuel et aimant les chastes bergeries, volage et célébrant la fidélité, courtisan mais ayant le culte de l’amitié, sa vie est l’image même de la variété de son oeuvre, qui unit en une harmonie parfaite : l’art et le naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Des débuts de poète-courtisan:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Château-Thierry, en Champagne, où son père exerce la charge de maître des Eaux et Forêts, Jean de La Fontaine passe toute son enfance dans cette province, milieu rural et champêtre dont son œuvre, dit-on, porte la marque. Après avoir été un moment avocat, il s'installe à Paris, fréquente les salons littéraires et décide de se consacrer à la littérature. Féru d'Antiquité - il se rangera aux côtés des Anciens lors de la querelle des Anciens et des Modernes -, il publie une comédie, l'Eunuque (1654), imitée de Térence, puis un poème héroïque, l'Adonis (1658), inspiré d'Ovide; ce dernier poème lui vaut l'admiration et la protection du surintendant Fouquet, faveur empoisonnée puisqu'en 1661, alors que La Fontaine compose le Songe de Vaux, Fouquet est disgracié, arrêté et enfermé par le roi. La Fontaine se trouve donc privé de son protecteur et poursuivi par la disgrâce royale pour sa fidélité au surintendant (Élégie aux nymphes de Vaux, 1661; Ode au roi pour M. Fouquet, 1663). Il juge alors prudent de s'éloigner de la capitale et part un temps dans le Limousin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le retour en Grèce et la maturité littéraire:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Paris, sa carrière reprend, avec la publication des Contes, de 1664 à 1674, et celle des Fables, à partir de 1668. Pour vivre, il se place sous la protection de la duchesse d'Orléans, de 1664 à 1672, puis, à la mort de celle-ci, s'installe chez son amie Mme de La Sablière, où il restera de 1673 à 1693. Élu à l'Académie française en 1683, il mène une vie mondaine assez brillante, fréquentant les écrivains les plus renommés de son temps: Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Boileau, Molière, Racine, La Rochefoucauld.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, durant les deux dernières années de sa vie, il renonce à la vie mondaine, renie ses Contes, volontiers licencieux et, pour cette raison, frappés par la censure, et se consacre à la méditation. C'est dans cet état d'esprit qu'il meurt en 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les Fables&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses Fables constituent la principale œuvre poétique du classicisme, et l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française. Le tour de force de La Fontaine est de donner par son travail une haute valeur à un genre qui jusque là n'avait aucune dignité littéraire et était réservé aux exercices scolaires de rhétorique et de latin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Fables ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s'agit comme son nom l'indique d'un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettant en scène des animaux anthropomorphes et contenant une morale au début ou à la fin. Ces fables furent écrites dans un but éducatif et étaient adressées au Dauphin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les Contes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fabuliste a éclipsé le conteur. La crispation religieuse de la fin du règne de Louis XIV, et plus tard la pudibonderie du XIXe siècle, ont mis dans l'ombre ces contes licencieux dont le défi poétique consiste à jouer de l'implicite pour (ne pas) nommer la sexualité, à « dire sans dire », dans un jeu de dérobade et de provocation reposant sur la complicité du lecteur. La Fontaine a mené simultanément ces deux activités, jusqu'à joindre des contes à l'ultime recueil de fables de 1693 : bien plus qu'un laboratoire de la narration enjouée des Fables, les Contes pourraient bien participer d'une même entreprise, celle d'une narration poétique sous le signe d'une gaieté sans illusions. L'œuvre de La Fontaine offre la figure, exemplaire, d'une sagesse désabusée : elle choisit, comme le Démocrite de la fable Démocrite et les Abdéritains, la retraite méditative plutôt que la vie de la cité d'Abdère soumise aux pensers du vulgaire, et, face à la violence forcenée du réel elle préfère, contre l'Héraclite de l'Histoire, le rire plutôt que les pleurs.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1654 : L'Eunuque&lt;br /&gt;1658 : Épître à l'Abbesse de Mouzon ; Adonis&lt;br /&gt;1659 : Le Songe de Vaux&lt;br /&gt;1660 : Les Rieurs de Beau-Richard (Farce)&lt;br /&gt;1662 : Élégie aux nymphes de Vaux (publiée sans nom d'auteur)&lt;br /&gt;1663 : Ode du Roi pour M. Fouquet ; La Relation d'un voyage de Paris en Limousin&lt;br /&gt;1665-66 : C ontes et Nouvelles en vers (deux premières parties)&lt;br /&gt;1668 : Fables choisies (Livre de I à VI)&lt;br /&gt;1669 : Les Amours de Psyché et de Cupidon&lt;br /&gt;1671 : Contes et Nouvelles en vers (troisième partie) ; Fables nouvelles&lt;br /&gt;1673 : La Captivité de Saint Malc (poème)&lt;br /&gt;1674 : Les Nouveaux Contes&lt;br /&gt;1675 : Le Florentin (satire contre Lully)&lt;br /&gt;1679 : Fables choisies (Livres de VII à XI)&lt;br /&gt;1682 : Le Quinquina (poème)&lt;br /&gt;1685 : Ouvrage de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de La Fontaine&lt;br /&gt;1687 : Épître à Huet, évêque de Soisson&lt;br /&gt;1691: Astrée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-4963766145804769773?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/4963766145804769773/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=4963766145804769773' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4963766145804769773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/4963766145804769773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/jean-de-la-fontaine-1621-1695-jean-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STkJRpgVxlI/AAAAAAAAAOQ/ytNXaJpIyZA/s72-c/La_Fontaine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-3620721249424533670</id><published>2008-12-04T23:13:00.001-08:00</published><updated>2008-12-04T23:13:42.205-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIe siècle « le siècle classique »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un "Grand siècle"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIle siècle est le siècle de l'ordre, de la grandeur et du classicIsme, sur fond d'autoritarisme gouvernemental et de pauvreté populaire. Pendant la première partie du siècle, la France domIne l'Europe par les lettres, les arts et les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle commence le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.Historiquement il commence en 1610 avec la régence de Marie de Médicis mère de Louis XIII et se termine en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV.Ce siècle est souvent appelé le siècle de Louis XIV en France .L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'avènement de Louis XIV s'établit l'ère la plus resplendissante de la monarchie absolue en France. La cour représente le plus grand centre intellectuel du pays, littérature et arts y sont associés dans le culte de la grandeur royale. La culture de la France (avec son art et sa littérature), ses acquisitions dans le domaine des sciences se trouvent à l'avant-garde de la culture, de la littérature et des arts européens. Tout comme la Pléiade, le XVIIe siècle se propose de rivaliser avec les Anciens mais il le fait avec un dessein réfléchi, avec méthode et non plus guidé uniquement par l'enthousiasme. Pour veiller aux principes, aux usages admis de la pensée et des arts de nombreuses académies sont fondées (l'Académie française — 1635, l'Académie de peinture et de sculpture — 1665, l'Académie des sciences — 1666). Le français devient la langue internationale de l'élite. Spécifiquement français, le classicisme, courant dominant du siècle, exprime le style de la monarchie absolue, nationaliste et centralisatrice. Il se répand peu à peu en Europe et impose un modèle du Beau qui se prolongera jusqu'au XVIIIe siècle. La gamme des écrivains, leur talent, leurs œuvres sont diversifiées et riches au cours du siècle, au sein même du classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin).La religion s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de saint Vincent de Paul… Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansénistes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;le siècle classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long et paneuropéen, est le mouvement baroque, l'autre, plus spécifiquement français et moins long (il ne dure qu'un quart de siècle), c'est le classicisme. Cependant ce courant dominant s'est imposé dans la lutte idéologique contre le baroque. Quelque chose de plus, il ne s'agit pas d'une opposition de façon absolue entre les deux formes de pensée mais plutôt d'interférences, de complémentaires, de continuité. D'ailleurs, les notes de baroque et de classicisme sont utilisées bien plus tard dans la littérature. On ne retrouve jamais la théorie achevée de ces deux courants appliquée dans une seule œuvre. Le baroque et le classicisme coexistent, y compris chez un même auteur. Ces contrastes, cette diversité, cette complexité font le charme du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'héritage humaniste a aussi donné naissance à un mouvement très controversé mais dont l'influence sera importante, le libertinage. le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux courants esthétiques avec deux tendances opposée sont à certains égards contradictoires: traduction privilégiée des émotions, déploiement parfois débridé de l'imaginaire dans le cas du Baroque, priorité à la raison et à la mesure dans les oeuvres marquées par le Classicisme. Néanmoins il est parfois difficile d'établir une frontière entre les deux mouvements.On peut en effet relever dans les deux cas des préoccupations liées au christianisme notamment l'obsession de la mort et du temps qui passe. En France, le baroque est réputé avoir eu peu d'impact. Nous proposons néanmoins à travers ces pages de constater la présence de l'esprit baroque à travers des oeuvres picturales et littéraires dont certaines figurent dans l'anthologie du Classicisme. Ces pages seront progressivement complétées. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le XVIIème est avant tout le siècle classique c’est un siècle qui aime l’ordre et qui a le goût profond de l’indépendance . le classicisme se définit surtout dans la seconde moitié du siècle . car les œuvres publiée dans la première moitié sont d’une diversité bien surprenant , puisque les thème et formes littéraires du siècle précédent persistent&lt;br /&gt;Continuation et révision de la Rennaissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle a absorbé la Renaissance avec toutes les valeurs qu'elle avait accumulées, mais il les a aussi révisées et en a fait un choix. L'humaniste du XVIe siècle est remplacé par l'honnête homme. Danser, converser, savoir briller en société, plaire, séduire, être spirituel, courtois, brave, naturel, simple, avoir une capacité d'adaptation, posséder une élégance extérieure et en même temps une vraie noblesse de cœur sont les qualités de l'honnête homme qui plaisent au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse antique redécouverte par les hommes de la Renaissance continue à exercer son influence au XVIIe siècle mais les esprits éclairés imitent l'Antiquité en appliquant la methode rationnelle et l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;À la recherche de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature est inséparable des courants d'idées de l'époque. Leur importance est très grande sur le développement et l'extension de la pensée en France et sur les courants littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de René Descartes (1596-1650), le cartésianisme, devient celle de la monarchie absolue. Elle est à la base de la littérature classique par son souci d'ordre et de discipline. En érigeant le doute comme principe de son système métaphysique, Descartes arrive à sa célèbre formule «Cogito, ergo sum» (Je pense, donc je suis). De cette façon il affirme la raison comme critère de la connaissance et non pas les sentiments ni l'imagination.&lt;br /&gt;Les Jésuites, de leur côté, contribuent à la formation de la pensée du siècle et à l'élaboration du style classique. Leur philosophie est celle du stoïcisme. Les écoles jésuites apportent deux éléments essentiels dans la formation du classicisme : le goût pour les Anciens comme modèle de beauté et de sagesse (un goût fondé sur l'éducation humaniste) et la psychologie, comme deuxième élément (connaître l'homme, discuter sur lui, mesurer la puissance de ses passions et de sa volonté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jansénisme exerce une influence plutôt indirecte. Selon les Jansénistes, Dieu est une perfection infinie, entièrement maître du destin des hommes, omniprésent et l'homme est d'une impuissance totale, un néant, ce qui les oppose aux Jésuites qui laissent à l'homme une certaine liberté d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'importance idéologique de son œuvre et sa valeur esthétique Blaise Pascal (1623-1662), janséniste, exerce également une influence énorme sur son temps. Aujourd'hui encore, il continue de susciter des discussions et des interprétations très variées. Son apport pour la littérature classique c'est d'y avoir introduit le lyrisme. Quant à son plus grand mérite envers le classicisme et la littérature en général, on le retrouve dans le domaine de l'éloquence. Il a découvert que le premier principe de l'art de bien écrire est l'art de bien penser. Il recommande aux écrivains de «se refermer dans le naturel», une phase qu'on retrouve à plusieurs reprises dans ses "Pensées" et qui représente un mot clef pour l'art classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de Descartes qui luttait contre la scolastique avec les armes de la raison, Pierre Gassendi (1592-1655), matérialiste sensualiste, a choisi d'autres armes - l'expérience. Son esthétique est celle du libertinage, un mouvement de contestation des idées traditionnelles. Les libertins remettent en cause la religion, considèrent que pour comprendre l'univers l'homme doit saisir ses lois exclusivement grâce à sa raison, contestent souvent le pouvoir royal. Ce courant idéologique qui avait adopté les idées de Montaigne et surtout de Charron occupera tout le XVIIe siècle et assurera le lien avec le XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche de la vérité du monde, croyant ou non en Dieu, la raison devient la source de toute connaissance, une arme efficace pour saisir la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Écrivains et public&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand nombre d'écrivains sont issus de la bourgeoisie instruite, fait explicable parce que c'est la classe cultivée par excellence. La laïcisation est pratiquement achevée au XVIIe siècle. Par contre, les nobles, plutôt à l'écart jusque là, font irruption dans le monde littéraire. Le peuple analphabète est en fait exclu de la création ainsi que de la lecture. Le livre est encore un objet de luxe et le nombre de lecture est réduit. A côté du petit monde des «Doctes», érudits descendants des humanistes, se forme un milieu mondain qui devient par son nombre le destinataire principal de la production littéraire. Mais le développement des moyens de diffusion de la culture attire progressivement la petite bourgeoisie des villes à la lecture. Les lecteurs désargentés vont consulter les livres dans les cabinets de lecture, ancêtres des bibliothèques. Parallèlement, les colporteurs (marchands ambulants) diffusent à travers les campagnes la littérature pour le grand nombre, des almanachs et des collections populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Codification du langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relation avec les salons et les cercles littéraires, commence très tôt un mouvement de codification du langage. Le XVIe siècle s'était occupé d'enrichir la langue française pour la rendre rivale des autres langues anciennes. Les auteurs accueillaient volontiers toute invention. Le XVIIe siècle se charge de la rendre plus précieuse, de l'épurer. Il est plus exigeant et fait la différence entre l'exercice de la pensée et la pratique littéraire ainsi que l'écriture à des fins non esthétiques. L'Académie française se propose de codifier le vocabulaire, la syntaxe, la poétique. La Grammaire de Port-Royal, élaborée par les Solitaires de Port-Royal-des-Champs, fixe pour la première fois les règles grammaticales et sert de base, jusqu'à nos jours, à la grammaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la culture subisse les conséquences du centralisme politique, à la fin de la période commence à se sentir la contestation de l'imitation des Anciens et en même temps apparaissent une volonté de modernité et un désir qui tient davantage compte de l'évolution historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un parcours en quatre grandes étapes avec deux parties .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIII( 1598 - 1660 ) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;ordre et prestige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Henri IV (mort en 1610) donne à la France paix et prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, Richelieu (mort en 1642), lucide et intransigeant, puis Mazarin (mort en 1661), diplomate et insinuant, établissent solidement la royauté absolue en bridant les protestants et les nobles, dont la Fronde (1642) est la dernière velléité d'indépendance. Le roi est très puissant : tout le monde a les yeux fixés sur Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les salons s'impose l'idéal de l'honnête homme : à la recherche d'une élégance physique et morale, cultivé, sociable, aimable, il tend par tous les moyens à se perfectionner toujours davantage,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la langue française et sa littérature, Richelieu fonde l'Académie française en 1635. Il organise ainsi en corps constitué une assemblée de bourgeois qui se regroupaient hebdomadairement pour parler littérature et lire leurs productions. Le but de cette assemblée placée sous la protection du Cardinal est de perfectionner la langue française, notamment en composant des instruments de référence : un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique, une poétique. Le besoin d'ordre qui domine tout le siècle apparaît dans un ouvrage de l'académicien Vaugelas (1585-1650), Remarques sur la langue française (1647), destiné à fixer le bon usage (« celui de la plus saine partie de la cour»), en affaiblissant le mauvais usage ou usage populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre, le besoin d'ordre et de rigueur trouve son expression dans une contrainte - le dramaturge doit respecter la règle des trois unités - lieu, temps et action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La période Baroque(1598-1630)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est période historique située entre la Renaissance et le classicisme, période placée sous le signe de l'irrégularité, du spectaculaire, de la métamorphose, de l'éphémère, de l'illusion et de l'identité vacillante. Le baroque est né en réaction contre l'austérité protestante. Il est attaché à une conception d'un monde instable, d'un monde en transformation incessante. Ce courant est avide de liberté et ouvert à la complexité de la vie. c’est un style architectural qui s’est développé du XVI au XVIIème siècle , caractérisé par la liberté des forme et la profusion ornements qui est à l’opposé du classicisme . Le Baroque accompagne ainsi le développement d'une spiritualité nouvelle en France qui se définit à partir du Concile de 30 (1545-1563) en réaction au protestantisme qui prône un art plus sobre, plus sévère et se caractérise par une exubérance au service de la foi catholique. ". Le mouvement baroque cherche à surprendre. Il souligne la liberté de l'imagination, le mouvement et la profusion ornementale caractérisent ce style. L'illusion d'optique, rend incertaines les limites entre la peinture, la sculpture et l'architecture. La réalité humaine, la grandiosité et le clair-obscur sont devenus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les caractéristiques du baroque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n'est définitif. L'univers n'est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change. Il est, par exemple, très sensible à la nature, parce que, pour lui, les modifications qu'elle subit, la succession des saisons, sont des signes palpables de ces transformations incessantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme baroque refuse de s'enfermer à l'intérieur de lui-même. Il est largement ouvert sur l'extérieur. Il aspire à s'emparer de toutes les expériences qui s'offrent à lui, à les utiliser pour son épanouissement comme remèdes à l'aliénation. C'est pourquoi les romans de l'époque sont emplis d'événements et se déroulent dans des lieux multiples et divers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le baroque rejette l'absolu : il ne croit pas en des vérités définitives, mais pense au contraire que tout relève des apparences. Ce qui compte pour lui, n'est pas ce qui est, mais ce qui paraît être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le goût de l'ornement, voire de la surcharge, l'attirance pour le mouve ment et pour la ligne courbe, le culte du lyrisme et du pathétique, la recherche du concret manifeste dans l'emploi des images autant de traits qui donnent à l'expression baroque une grande sensualité.&lt;br /&gt;La pensée libertine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot libertinage ne désigne pas, comme aujourd'hui, la pratique de moeurs dissolues. Il s'applique à un mouvement de contestation qui refuse l'idéologie dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libertins partent d'une conception philosophique, le matérialisme, qui explique tout à partir de la matière. Ils contestent Dieu. Ils remettent ainsi en cause la validité d'une société et d'une monarchie dont le pilier principal est la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La morale des libertins s'inscrit dans cette perspective : Dieu n'existant pas, l'homme doit réaliser son épanouissement sur cette terre, recher cher les plaisirs offerts par la nature, mais avec une certaine modération dictée par la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque et troubles politiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1598 à 1630 à la fin du régne d’Henri IV ( 1598 – 1610 ), puis sous la régence de Marie de Médicis et durant la première partie du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) c’est le temps de l’instablité. La remise en ordre du pays ets longue et difficile . le conflit religieux , qui continue à couver sous la cendre , est sans cesse prét à se rallumer. C’est là une situation propice à l’épansouissement du baroque , au triomphe d’une literature marquee par la démesuré, à l’écoute de la diversité de la vie , telle que la pratiquent le poète Théophile de Viau ( 1590 – 1626 ) , ou les romanciers Honoré d’Urfé ( 1567 -1625 ) et Charles Sorel ( 1602 – 1674 ) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Henri IV meurt assassiné en 1610, et Louis XIII (1610-1643) prend sa succession, après la Régence&lt;br /&gt;-troubles politiques, guerres de religion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Baroque :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;revendication de la liberté de l’art&lt;br /&gt;attirance pour l’excès&lt;br /&gt;expression de la fantaisie et de l’imagination&lt;br /&gt;monde en évolution&lt;br /&gt;refus des absolus&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;en même temps, Malherbe remet en cause le baroque et prône la modération et la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;d’où une autre période qui va se fonder sur le culte de la raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Roman :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Guez de Balzac, Honoré d’Urfé, Charles Sorel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Poésie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Théophile de Viau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du baroque au classicisme (1630-1661)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Vers la normalisation et le classicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1630 – 1661 , à la fin du régne de Louis XIII ( 1610 - 1630 ) et sous la règence d ‘ Anne d ‘Autrriche ( 1643 – 1661 ) , voient la persistance des troubles . Mais , à partir de 1630 , grace à la consolidation du pouvoir du minstre Richelieu, la situation , malgré de nombreux soubresauts , commence à se rétablir , l’autorité de l’état tend à s’affirmer.&lt;br /&gt;Après la mort de Richelieu , en 1642 , son action sera Mazarin , Durant cette période contrastée , le baroque continue à exercer son emprise sur la literature , notamment par le biais de la préciosité et du burlesque . Mais une aspiration à la raison et une recherche de la perfection cautionnée par la vérité , qui étaient déjà sensibles chez François de Malherbe ( 1555 - 1628 ), se développent , en particulier , dans les oeuvres de René Descartes ( 1596 – 1650 ) , de Blaise Pascal ( 1623 - 1662 ) et de Pierre Corneille ( 1606 - 1684 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : cette volonté de normalisation se précise avec la volonté d’unification de la France ; moins de troubles, la monarchie absolue s’installe de plus en plus : fin du règne de Louis XIII (1630-1643)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les nobles cherchent à retrouver le pouvoir&lt;br /&gt;-le pouvoir royal s’appuie sur la bourgeoisie et le développement économique de la France&lt;br /&gt;-après 1643 : la Régence d’Anne d’Autriche (mère de Louis XIV) dure jusqu’en 1661 ; le pouvoir est affaibli par la Fronde notamment (1648-1652)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité est une mode née en 1654, qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes.&lt;br /&gt;Il existe quatre formes de la Préciosité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. la Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. la Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d'un tour original, métaphores, périphrases...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. La Préciosité du goût ; mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "précieux" existe dès le XIIème siècle dans son sens actuel de « valeur, rareté ». Dès le XIVème, il se double d'un autre sens, et désigne certains manèges de la féminité « les manières affectées ». Disons que strictu sensu, ce terme doit être réservé à un phénomène social et littéraire qui émerge entre 1650 et 1660. La principale caractéristique - qui sera développée ci-dessous - est : La volonté d'épuration des mœurs, de la vie amoureuse et du langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;-littérature pré-classique : 2 types d’écrivains :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;exhubérants : Scarron, le Roman Comique&lt;br /&gt;rationnels : Pascal, Descartes : en quête de vérités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance du Baroque : Scarron, Voiture (poésie précieuse dans les salons) et le roman réaliste : Cyrano de Bergerac&lt;br /&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;d’où pré-classicisme qui annonce la période classique qui va suivre avec le théâtre (Corneille qui va établir la régularité classique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;L’ÂGE DE LOUIS XIV( 1661 - 1685 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;étonnement et éblouissement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Louis XV étonne l'Europe et l'éblouit de l'éclat de sa cour, une architecture grandiose et imposante voit le jour, En 1665, sur les plans de Mansart, on achève le Val-de-Grâce, à ParisHarcicuin- Mansart, à qui on doit les Invalides, dirige les agrandissements du palais de Versailles, dont Le Nôtre dessine les jardins, En peinture, c'est le règne de Lebrun, Poussin et Philippe de Champaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;mouvements d'idées au XVIle Siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le jansénisme. Mouvement intellectuel et religieux, le jansénisme a une bible, publiée en 1640 - un ouvrage posthume de Jansénius (ou Jansen), évêque d'Ypres. Dans l'Augustinus, Jansénius avance la thèse que la volonté humaine n'est jamais libre, et que la grâce du salut n'est accordée par Dieu qu'à un petit nombre d'élus : les prédestinés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lieu d'élection du jansénisme en France est un couvent de femmes situé aux environs de Paris, dans la vallée de Chevreuse, Port-Royal. L'abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld et son frère, surnommé le grand Arnauld, propagèrent la doctrine et accueillirent des religieux et des laïcs désireux de suivre l'enseignement janséniste, et de vivre conformément à ses règles : les « Solitaires » ou les « Messieurs» de Port-Royal. Les Jésuites s'opposèrent à cette doctrine et l'histoire de Port-Royal est entrecoupée de querelles et de persécutions : emprisonnement en 1638 d'une haute figure du jansénisme, Saint-Cyran, surveillance policière des religieuses qui ont refusé de signer un document désavouant Jansénius, etc. En 1705, la situation se dégrade ' elle aboutira en 1709 à la dispersion définitive des religieuses, et, en 1712, à la destruction des bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La pensée janséniste eut une influence profonde sur la littérature : elle domine l’œuvre de Pascal, elle marque celle de Racine et laisse son empreinte dans les oeuvres de Madame de La Fayette, Boileau et La Bruyère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mouvement libertin. Ce courant est lié à une crise d'incrédulité qui éclate au début du XVI le siècle, le poète Théophile de Viau, par exemple, appartient à ces esprits qui avancent que 1 univers n'est pas régi par Dieu mais par une force inconnue, Théophile de Viau sera banni puis emprisonné Autre penseur libertin célèbre, Gassendi (1592-1655) ressuscite le courant épicuriste, la doctrine du philosophe Épicure, né à Athènes (ou s 8~n0s) en 341 et mort à Athènes en 270 av J -C Il réunit autour de lui des lettrés épris de philosophie qui pourchassent la sottise et la superstition et se réunissent chez les frères Dupuy. Quand le cercle des frères Dupuy disparaît en 1655, la pensée libertine apparaît dans le cercle de grands seigneurs comme Conti, Condé, Gaston d'Orléans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le quiétisme. Le quiétisme est une doctrine qui interprète le catholicisme dans un sens mystique. Cette doctrine se fonde sur l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila. C'est Madame Guyon, auteur d'ouvrages de dévotion, qui propagea le quiétisme dans un texte qu'elle publia en 1689 - Le Moyen court et très facile de faire oraison, vive louange de l'oraison,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amie de Madame de Maintenon et de Fénelon, Madame GuVon fit du prosélytisme, et des prélats hostiles à sa doctrine procédèrent à une analyse minutieuse de son oeuvre Madame Guyon fui mise en état d'arrestation et Fénelon, partisan de Madame Guyon, s opposa à Bossuet qui avait été son MaÎtre et son ami&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;La période Classique (1661-1680)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le classicisme est un mouvement à la fois typiquement français et très court. Le but premier de ce mouvement est de concevoir une harmonie dans les approches esthétiques. Le style classiciste a une conception de l'"honnête homme", qui brille par son esprit et domine ses passions. Les peintures sur l'histoire pendent leur inspiration dans l'Antiquité, la Bible, la mythologie, la poésie et la littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un homme soumis à la fatalité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monde classique est donc un monde qui dépend de règles de fonctionnement très strictes. Il en est de même de l'homme qui apparaît profondément aliéné, soumis à son destin imposé par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étroitement subordonné à la fatalité qui, inexorablement, malgré ses efforts, le conduit à sa perte : tels se révèlent les personnages du théâtre de Racine qui sont dans l'incapacité de faire un choix, d'imposer leur volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie : la décadence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En accordant une place prépondérante à la raison, la période précédente mettait déjà gravement en danger la poésie. La décadence s'accentue. La volonté d'instruire l'emporte sur l'inspiration lyrique; la véritable poésie cède au prosaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman : la remise en cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman subit lui aussi, une grave crise d'identité. Le rejet de l'idéalisme, la remise en cause du roman historique débouchent sur une tendance à la parodie des thèmes traditionnels et sur une conception réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre : la stagnation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période est caractérisée par le maintien de la tradition théâtrale précédemment établie. Les efforts d'innovation ne sont guère impor tants. Le genre comique accentue encore sa prééminence au détriment de la tragédie qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du règne de Louis XIV, marquée par l'austérité des moeurs et par les attaques contre les spectacles, n'est pas propice au développement du théâtre qui ne se renouvellera que plus tard, avec Marivaux et Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle hérite des tensions politiques et religieuses issues du XVIe siècle. Le pouvoir monarchique cherche à les endiguer en imposant un autoritarisme qui va croissant tout au long du siècle, et qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édit de Nantes du 13 avril 1598 met un terme aux guerres de Religion. Mais l'assassinat d'Henri IV, en 1610, montre à quel point cette paix est fragile. De plus, il conduit Marie de Médicis à assurer la régence jusqu'à ce que le Dauphin, Louis XIII, soit en âge de gouverner. Le pouvoir monarchique doit alors affronter la noblesse qui, sentant ses prérogatives et ses privilèges remis en cause, conteste son autorité. Il doit également lutter contre les coalitions des protestants qui, en 1627, veulent faire de La Rochelle un État indépendant. En réponse à ces troubles, Richelieu mène une politique de répression devant conduire à la restauration de l'autorité royale. Toutefois, les tensions perdurent et elles conduisent à la Fronde de la noblesse qui fait paraître au grand jour les oppositions au système monarchique. Cette période coïncide avec un moment où le régime est affaibli. Louis XIV, âgé de cinq ans lorsque meurt Louis XIII, ne peut régner. C'est donc sa mère, Anne d'Autriche, qui assure la régence. L'impopularité de la politique menée par Mazarin, le successeur de Richelieu, cristallise les mécontentements. En 1648, l'insurrection du Parlement contre de nouvelles taxes entraîne dans son sillage une véritable guerre civile qui ne cessera véritablement qu'en 1652. Mais la Fronde se solde par la victoire du parti du roi et, contrairement à ce qu'elle visait, renforce l'autorité monarchique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis XIV commence véritablement à régner à partir de 1661. La politique qu'il mène jusqu'à sa mort, en 1715, a pour objectif la centralisation du pouvoir. Pour y parvenir, il restreint les prérogatives du Parlement ainsi que les privilèges du clergé. Mais il domestique également la noblesse en la rassemblant autour de lui. L'esthétique classique, qui se développe alors, est étroitement liée à ce projet. Les pensions royales accordées aux artistes s'inscrivent dans cette stratégie qui impose bientôt la norme du bon goût. La littérature de la seconde moitié du XVIIe siècle est donc fortement influencée par les options politiques de ce roi qui prend le soleil comme symbole de son autorité. Ainsi, les "privilèges du roi", nécessaires à toute publication sous peine de poursuite, agissent comme un organe de censure. Mais la vie littéraire est également marquée par les tensions religieuses qui persistent. Une politique de plus en plus répressive est menée à l'égard des protestants. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, leur interdit d'exercer leur religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume de discerner durant le XVIIe siècle le développement de deux tendances opposées : le baroque et le classicisme. Cette opposition suscite des imprécisions dans les cas de certains auteurs comme Corneille ou Molière, mais elle est néanmoins éclairante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle baroque l'esthétique du début du XVIIe siècle. Emprunté au vocabulaire de la joaillerie, où il désigne une pierre aux contours irréguliers, cette notion imprécise est caractérisée par le goût du mouvement, de l'abondance décorative, du fragment, du possible, de la ligne courbe, du mystère, du tragique, voire du morbide. En littérature, il regroupe des auteurs aujourd'hui peu lus comme Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, ou Racan, mais aussi le Corneille des comédies. Ce courant rencontre un grand succès auprès des lecteurs qui y trouvent peut-être un exutoire aux troubles et aux incertitudes de leur époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En architecture et en musique, le baroque bénéficie de la Contre-Réforme que l'Église met en place pour lutter contre la propagation du protestantisme. L'art religieux devient à cette occasion fastueux et édifiant. Mais, en littérature, il est surtout influencé par les grandes découvertes qui remettent en cause tout ce qui était jusqu'à présent admis comme des vérités. La place accordée à l'individu lui-même, la relativité des coutumes et des mœurs en fonction des pays, et les découvertes astrologiques sont autant d'éléments qui trouvent un écho dans la littérature baroque. Le courant libertin, qui rassemble les libres penseurs et ceux qui s'opposent à l'Église, s'inscrit dans cette perspective. Il attire ceux qui, comme Théophile de Viau ou Cyrano de Bergerac, défient les croyances et les certitudes. Cette littérature, qui tend à devenir une littérature d'idées, annonce celle du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au désordre baroque succède un mouvement de réaction qui, accompagnant la reprise en main politique qui suit la période de la Fronde, témoigne d'un souci d'épurement. On a pris l'habitude, depuis le XIXe siècle, de désigner cette réaction qui triomphe avec le pouvoir absolu du Roi-Soleil, sous le nom de classicisme littéraire. Il rassemble ce qui relève du respect de l'ordre, d'une valorisation de l'esprit rationnel, de l'idéal de beauté, de la construction régulière, de l'harmonie, et de la transparence. Il correspond à la volonté d'édifier des règles de l'art, de codifier la poésie, et de perfectionner l'usage de la langue grâce à des instruments comme le Dictionnaire, dont la réalisation est confiée à l'Académie française que Richelieu fonda en 1635. Ce courant bénéficie de la politique fédératrice de Louis XIV, et regroupe des écrivains comme Malherbe, Madame de Lafayette, Bossuet, La Fontaine, Boileau, Racine, ou encore Fénelon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir des années 1660, la littérature développe de plus en plus une tendance moralisatrice. Les Satires (1665) de Boileau font preuve, derrière l'acidité de certaines descriptions, d'une portée moralisatrice évidente. Son Art poétique, publié en 1674, témoigne de cette propension du classicisme à lier morale et codification de la littérature. Cette tendance moralisatrice, qui trouve son expression la plus achevée dans l'œuvre d'un La Rochefoucauld, est à rapprocher du mouvement intellectuel et religieux que fut le jansénisme. L'œuvre dont le jansénisme s'inspire est l'Augustinus (1640) de Jansénius, où sont développées deux thèses principales : la volonté humaine n'est plus jamais libre de tout tenter pour obtenir le salut (liberté perdue depuis le péché originel, qui inflige à chaque être humain, dès sa naissance, la damnation éternelle), et ce salut est seulement accordé, arbitrairement par Dieu, à un petit nombre d'élus, contrairement à ce que soutiennent les jésuites, autres catholiques aux yeux de qui un comportement d'une piété exemplaire permet d'obtenir le salut. Établi à Port-Royal, l'influence de ce courant est manifeste dans l'œuvre de Pascal ou de Racine. D'une manière générale, le jansénisme fut essentiel au développement de la littérature "classique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de préciosité qui connaît un grand succès auprès de l'aristocratie, relève également de cet esprit classique. Il engendre l'idéal de la finesse de l'esprit, de la maxime habilement tournée, de l'élégance et de la distinction du langage, et permet aux femmes de rentrer dans la vie littéraire grâce au phénomène social que sont les salons, comme par exemple, celui de la marquise de Rambouillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La génération classique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1661 à 1685, se construit la monarchie absolue . Louis XIV , après la mort Mazarin ( 1661 ) , gouverne par lui-méme et élabore un systeme fondé sur l’ordre et la concentration des pouvoirs . c’est alors que fleurit toute une génération d ‘écrivains – Molière ( 1622 – 1673 ) , Jean Racine ( 1639 – 1699 ) , Madame de la Fayette ( 1634 – 1693 ) , Nicolas Boileau ( 1636 – 1711 ) , etc – qui , sous leur diversité , ont en commun le goût pour une littérature tempérée , équilibrée , reposant sur des règles précises de construction . c’est le triomphe des norms , l’affirmation de ce qu’on appelle le classicism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; monarchie absolue : 1ère partie du règne de Louis XIV&lt;br /&gt;-littérature classique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-le pouvoir renforce son regard sur la culture par la création de l’Académie française et par l’attribution de pensions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-traits communs : ils ont des règles d’écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;absolu&lt;br /&gt;idéal&lt;br /&gt;vérité&lt;br /&gt;richesse d’idées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Corneille, Racine, Molière&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roman&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Guilleragues, Furetière, Mme de la Fayette&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Fontaine , Boileau&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; La Rochefoucauld , Bossuet, Mme de Sévigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;CORNEILLE (Pierre), 1606-1684&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille est né en 1606 à Rouen dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fait ses études au collège des jésuites puis, entre 1622 et 1624, reçoit un formation juridique qui lui permet d'obtenir deux offices d'avocat du roi qu'il conservera jusqu'en 1650. À l'occasion d'une aventure sentimentale, il écrit Mélite ou les fausses lettres, comédie qui sera jouée au théâtre du Marais en 1629, et dont le succès l'incitera à poursuivre dans cette voie. En 1633, il est introduit par Richelieu auprès d'un groupe de cinq dramaturges, mais, de nature indépendante, il s'en détourne et écrit en 1635 sa première tragédie, Médée, qui ne remporte guère de succès. Aussi revient-il à la comédie en écrivant en 1636 L'Illusion comique. La même année, la lecture de Las Mocedades del Cid, comédie espagnol de Guilhem de Castro, lui inspire le sujet du Cid, pièce qui connaît un incroyable succès et engendre une querelle entre partisans et détracteurs de la pièce. À l'issue de celle-ci, Corneille s'écarte du théâtre pendant trois ans. En 1640, il présente Horace, puis en 1642 Cinna, tragédies respectueuses des règles de l'art dramatique dont on lui avait reproché de faire l'économie dans ses œuvres précédentes. Entre 1643 et 1650, Corneille explore de nouvelles voies et renouvelle son théâtre avec des œuvres comme Polyeucte (1643), Le Menteur (1644), Rodogune (1645), ou Don Sanchez d'Aragon (1650). Il est élu à l'Académie française en 1647. En 1651, il remporte un grand succès avec Nicomède, mais l'échec de Pertharite, l'année suivante, lui fait abandonner pour un temps l'écriture dramatique pour se tourner vers la composition d'œuvres de piété, et d'écrits théoriques comme les Discours sur l'art dramatique. En 1658, Fouquet, surintendant des Finances, lui octroie une pension et lui commande une œuvre, Œdipe, qui met fin à sa retraite. De 1659 à 1674, il compose onze nouvelles pièces dont Attila en 1667, et Suréna en 1674. Mais la faveur du public se tourne vers Racine, et, en 1674, Corneille quitte définitivement le théâtre alors que ses dernières œuvres connaissent un regain d'estime. Il meurt à Paris en 1684.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abondante production de Corneille (trente-trois pièces en tout) explore plusieurs veines dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie tout d'abord, avec des œuvres comme Mélite ou l'Illusion comique. C'est par elle qu'il se fit connaître en renouvelant un genre auparavant inexploité. Il y montre un souci de réalisme qui, associé à la fantaisie baroque de certains passages, donne à ces œuvres un ton jusque là absent de la scène théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la tragi-comédie, avec en particulier Le Cid qui marque un tournant dans la carrière de Corneille. En effet, dans Le Cid se dévoile le goût de Corneille pour l'étude des conflits de sentiments humains, thème qui caractérisera toutes les tragédies du XVIIe siècle. Corneille emprunte la trame narrative tragique de l'amour rendu impossible pour des raisons d'honneur, mais en propose un dénouement heureux. Chimène et Rodrigue s'opposent et s'aiment dans un même élan, permettant au récit de multiplier les retournements dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la tragédie, qui fut le genre de prédilection de Corneille. Le thème du pouvoir ou de la faiblesse de la volonté de l'homme dans sa quête de la gloire est présent dans la plupart d'entre elles. Dans les scènes les plus intenses, le héros cornélien est face à un choix : laisser ses passions devenir maîtresses de sa raison, ou, au contraire, parvenir à s'imposer la conduite correspondant à son rang et à ses devoirs. Chez Corneille, les personnages décident toujours de leur destin. Dès Le Cid, Rodrigue et Chimène souffrent avant de se résoudre à obéir à la raison. Dans les tragédies suivantes, ces dilemmes s'intensifient. Pourtant, tous les personnages ne sont pas en proie à ces souffrances : Horace ou Don Diègue sont, par exemple, animés d'une froideur aveugle à tout sentiment. Enfin, d'autres, comme Prusias dans Nicomède, s'abandonnent à leurs sentiments les plus vils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corneille oppose ainsi aux valeurs nobles que sont la gloire, le devoir et le mérite, les travers que sont l'ambition et la haine. La portée morale de cette opposition thématique est donc l'un des aspects d'une œuvre qui cherche autant à plaire qu'à instruire. Par ailleurs, le recours à de grands événements historiques permet à Corneille de traiter des problèmes politiques de son temps de façon détournée. Le tragique cornélien aborde ainsi en filigrane les droits et les devoirs du roi et de ses sujets. Ses dernières tragédies auront une portée de plus en plus en plus pessimiste : les personnages qui luttent pour le pouvoir absolu ne peuvent susciter aucune admiration, et ce sont pourtant eux qui triomphent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Mélite ou les Fausses Lettres (1629).&lt;br /&gt;• La Place Royale (1634).&lt;br /&gt;• L'Illusion comique (1636)&lt;br /&gt;• Le Cid (1636).&lt;br /&gt;• Horace (1640).&lt;br /&gt;• Cinna (1642).&lt;br /&gt;• Polyeucte (1643).&lt;br /&gt;• Le Menteur (1644).&lt;br /&gt;• Rodogune (1645).&lt;br /&gt;• Don Sanchez d'Aragon (1650).&lt;br /&gt;• Nicomède (1651).&lt;br /&gt;• Attila (1667).&lt;br /&gt;• Suréna (1674)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;MOLIÈRE (Jean-Baptiste Poquelin dit), 1622-1673&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1622 à Paris, dans une famille bourgeoise, Jean-Baptiste Poquelin fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). En 1642, il obtient une licence de droit à Orléans, mais sa vocation de comédien lui fait abandonner son milieu social pour fonder en 1643, avec la famille Béjart, l'Illustre théâtre. La troupe ne tarde pas à faire faillite face à la concurrence du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et du théâtre du Marais. De 1646 à 1658, Molière part faire des tournées en province. Il écrit ses premières farces en s'inspirant des principes de la commedia dell'arte italienne. À partir de 1650, la troupe de Molière est protégée par le prince de Conti. Molière compose ses deux premières comédies en cinq actes et en vers : L'Étourdi (1654) et Le Dépit amoureux (1656). En 1658, il retourne à Paris où il joue devant le roi Nicomède de Corneille, suivi de l'une de ses farces, Le Docteur amoureux. Celle-ci connaît un vif succès, et Molière obtient la salle du Petit-Bourbon. L'année suivante, il présente Les Précieuses ridicules dont le très bon accueil lui vaut ses premiers ennemis. En 1661, la "troupe de Monsieur" s'installe au Palais-Royal. Après l'échec de sa comédie héroïque, Dom Garcie de Navarre, Molière présente L'École des maris qui lui permet de regagner l'estime du public. La même année, il répond à une commande de Fouquet en composant Les Fâcheux. Mais c'est en 1662 qu'il obtient son plus grand triomphe avec L'École des femmes. Le roi lui accorde alors une pension. Les attaques contre lui s'intensifient et il y répond en 1663 par L'Impromptu de Versailles. En 1664, Le Tartuffe, ainsi que Dom Juan, font l'objet d'une "cabale" des dévots de la Compagnie du Saint-Sacrement. Malgré le soutien de Louis XIV, il doit sans cesse lutter pour que ses pièces puissent être jouées. En 1666, il présente Le Misanthrope qui n'obtient pas les faveurs du grand public. Entre 1666 et 1668, Molière compose plusieurs fantaisies poétiques comme Amphitryon ou George Dandin. Nommé intendant des spectacles royaux, Molière compose sur commande plusieurs comédies-ballets dont Le Bourgeois gentilhomme et Psyché, qu'il écrit en collaboration avec Corneille, sur une musique de Lulli. En 1671, il renoue avec la farce en composant Les Fourberies de Scapin, et compose, l'année suivante, Les Femmes savantes qui reçoit un accueil chaleureux. Mais la santé de Molière, déjà mise à l'épreuve depuis plusieurs années, se dégrade, et il meurt en 1673 lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Molière témoigne d'une grande continuité. Une pièce tardive comme Les Fourberies de Scapin, par exemple, adapte les registres de la farce française et de la commedia dell'arte qui caractérisaient ses premières œuvres. Toujours soucieux des goûts du public, Molière cherche l'efficacité avant tout. Il utilise donc tour à tour différents registres dramatiques : il peut tout aussi bien faire rire, que rentrer dans des polémiques pour défendre son style, ou encore peindre les mœurs de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais son œuvre s'attache surtout au genre de la comédie et lui apporte ses lettres de noblesse. Ses comédies sont riches d'une vérité qui jusqu'alors faisait défaut à ce genre théâtral. Elles témoignent d'un sens de l'observation que Molière a pu aiguiser aussi bien au contact de bourgeois ou des "petits marquis" de province, qu'à la Cour de Louis XIV. Cette réutilisation de tout ce que la vie peut lui apporter se retrouve également sur le plan proprement littéraire : Molière puise partout, aussi bien chez les Latins que chez d'autres auteurs, comme Rotrou, Scarron, ou Cyrano de Bergerac. Cela lui a parfois valu le reproche de plagiat. Par ailleurs, il privilégie les trames narratives simples, et ne se soucie guère du dénouement. Le déroulement de l'intrigue de ses comédies recourt à des procédés comiques qui peuvent porter aussi bien sur les actions de ses personnages, que sur leur manière de s'exprimer, ou encore sur des situations burlesques. Même des pièces plus graves comme Dom Juan, ou Le Misanthrope, contiennent des passages drôles utilisant de tels procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de Molière sont des êtres à mi-chemin entre le personnage-type du théâtre comique et la peinture de caractère. Harpagon correspond au type de l'avare, et Tartuffe à celui du faux-dévot. Toutefois, la démesure d'Alceste, et l'égoïsme de Dom Juan, sont quant à eux associés à un art de la nuance qui leur confère une réelle densité psychologique. Ainsi, les personnages se rapprochent plus ou moins de la vie réelle en fonction de la portée générale que Molière veut donner à ses pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée que la nature est à la fois bonne et raisonnable traverse toute l'œuvre de Molière. C'est là une morale du bon sens et du juste milieu qui va de paire avec une condamnation des artifices. Molière reprend à son compte la devise latine, mais tardive de la comédie : "Elle corrige les mœurs par le rire" (castigat ridendo mores). Il conçoit ainsi la comédie comme un art capable de lutter contre les travers de l'homme. Mais le portrait de personnages en proie à une obsession, et qui, à cause d'elle, perdent toute lucidité, ne conduit pas pour autant à une morale édifiante. Au contraire, cette portée morale témoigne d'une volonté farouche de défendre l'esprit libre de la jeunesse contre l'ordre autoritaire et sclérosant de leurs aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Médecin volant (1645-1650).&lt;br /&gt;• La Jalousie du Barbouillé (1645-1650).&lt;br /&gt;• L'Étourdi (1654).&lt;br /&gt;• Le Dépit amoureux (1656).&lt;br /&gt;• Les Précieuses ridicules (1659).&lt;br /&gt;• L'École des maris (1661).&lt;br /&gt;• Les Fâcheux (1661).&lt;br /&gt;• L'École des femmes (1662).&lt;br /&gt;• L'Impromptu de Versailles (1663).&lt;br /&gt;• Le Tartuffe ou l'Imposteur (1664-1669).&lt;br /&gt;• Dom Juan ou le Festin de Pierre (1664).&lt;br /&gt;• Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666).&lt;br /&gt;• Le Médecin malgré lui (1666).&lt;br /&gt;• L'Avare (1668).&lt;br /&gt;• Le Bourgeois gentilhomme (1670).&lt;br /&gt;• Les Fourberies de Scapin (1671).&lt;br /&gt;• Les Femmes savantes (1672).&lt;br /&gt;• Le Malade imaginaire (1673).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;PASCAL (Blaise), 1623-1662&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal fut à la fois savant, philosophe et écrivain. À l'âge de 19 ans, il inventa une machine arithmétique avant d'entreprendre des études sur le vide et la pesanteur de l'air, sur le calcul des probabilités, sur le calcul infinitésimal, et sur l'analyse combinatoire. Après avoir été tenté par la vie "mondaine", c'est-à-dire ancrée dans le monde quotidien, il se tourne vers la religion à la suite de l'expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654. Il prend le parti des jansénistes dans la querelle qui les oppose aux jésuites à propos de la condamnation d'Antoine Arnauld par la Sorbonne. Ce dernier est accusé d'hérésie pour avoir nié la présence (question de fait) des cinq propositions condamnés par le pape et extraites de l'Augustinus de Jansénius. Il avait cependant reconnu le caractère condamnable (question de droit) de ces propositions. Pascal publie, entre janvier 1656 et mars 1657, les dix-huit Lettres provinciales sous le pseudonyme de Louis Montalte. À partir de 1656, il entreprend le grand projet d'une "Apologie de la religion chrétienne", mais meurt le 19 août 1662 en laissant cet ouvrage inachevé. Une publication posthume de ces fragments est établie en 1670.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son activité scientifique (Traité des sons en 1634-1635, Essai sur les coniques en 1640, Traité du vide en 1651), Pascal est l'auteur de textes parfois polémiques où se mêlent son "esprit de géométrie" et son "esprit de finesse". Les lettres dites Provinciales témoignent de sa maîtrise parfaite de l'art de la polémique. Sa verve s'illustre ici dans la controverse religieuse opposant jansénistes et jésuites, notamment sur le problème de la casuistique, partie de la morale chrétienne portant sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur la question de savoir si la rémission des péchés est, ou non, indépendante des remords. Mais, par-delà cette polémique sur des questions théologiques précises, Pascal reprend à son compte l'enjeu du jansénisme qu'est l'articulation entre trois notions fondamentales : la prédestination, le libre arbitre, et la grâce. Déchu de son libre arbitre depuis le péché originel, l'homme ne peut espérer le salut que par la grâce arbitraire de Dieu (prédestination gratuite). C'est en abordant ces questions soit de façon directe, soit détournée, que Pascal s'oppose aux jésuites pour qui les fidèles sont en mesure de gagner la grâce divine en témoignant d'une ferveur religieuse suffisante. Mais Pascal ne répond pas par un traitement théologique. Ses attaques contre les jésuites, qu'il déclare hérétiques, procèdent d'une manière tour à tour philosophique, ironique, et rhétorique. Certaines formules sont frappantes, et il ne craint pas de tronquer parfois des citations afin de renforcer son argumentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa mort, la famille de Pascal a conservé tous les textes portant sur la religion. En 1710-1711, l'abbé Louis Perier a rassemblé l'ensemble composite de ce projet d'une "Apologie" et établi le Recueil original des Pensées, recueil de 958 fragments aux longueurs très inégales. Le désordre de ces feuillets a donné lieu à plusieurs éditions où les fragments sont agencés de manières différentes (éditions Brunshvig, Chevalier, Michaut, Lafuma). Toutefois, nous admettons que les Pensées sont composées de deux parties qui se succèdent selon une logique argumentative simple : "Misère de l'homme sans Dieu", et "Félicité de l'homme avec Dieu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette œuvre s'adresse à un libertin, c'est-à-dire à un impie. Elle se caractérise par un style qui n'est plus polémiste, comme dans les Provinciales, mais apologiste, voire mystique lorsque Pascal succombe à l'élan de sa foi. Elle a pour objet de susciter une inquiétude chez l'homme en évoquant toutes les questions auxquelles il est, par nature, incapable de répondre. Car son imagination, sa vanité, ses opinions ou ses coutumes l'égarent et le font se détourner de sa condition. Plutôt que de s'en détacher et revenir au problème de son existence, il se "divertit" afin d'oublier sa misère. Cette situation tragique ne nous laisse plus d'autre choix que de parier sur l'existence de Dieu. Nous sommes obligés de parier puisque nous sommes "embarqués". Mais ce n'est la qu'un premier pas. La raison doit nous conduire jusqu'à la religion elle-même, jusqu'à l'orthodoxie catholique, puis céder la place à la foi, à l'adhésion du cœur, qui "a ses raisons que la raison ne connaît pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et sur Montaigne (1655).&lt;br /&gt;• Les Provinciales (1656-1657).&lt;br /&gt;• Pensées (édition posthume, 1670).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;RACINE (Jean), 1639-1699&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orphelin dès son plus jeune âge, Racine fait ses études aux "Petites Écoles" de Port-Royal, où il subit profondément l'influence des idées jansénistes. En 1661, il tente en vain d'épouser une carrière ecclésiastique. Il s'installe deux ans plus tard à Paris, où il rencontre La Fontaine. En 1664, il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière, et confie l'année suivante, Alexandre aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. En 1666, il rompt avec Port-Royal qui voit d'un mauvais œil les débuts de sa carrière littéraire. Commence alors une période de dix ans où il compose de nombreux chefs-d'œuvre comme Andromaque en 1667, qui fut un triomphe, Les Plaideurs en 1668, sa seule comédie, puis Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, et Bajazet en 1672. En 1673, il est reçu à l'Académie française et anobli. Il compose, la même année, Mithridate. En 1674, il noue une solide amitié avec Boileau et compose Iphigénie. Il épouse Catherine Romanet en 1677 et compose Phèdre. Cette dernière pièce fit l'objet d'une cabale, mais qui ne parvint pas à porter ombrage à la gloire de son auteur. Malgré son succès aussi bien à la Cour qu'auprès du public, Racine prend ses distances avec le théâtre pour se consacrer à la charge d'historiographe du roi. Réconcilié avec ses maîtres de Port-Royal, il mène une vie pieuse. À la demande de Mme de Maintenon, il compose deux pièces à thème biblique : Esther en 1689, et Athalie en 1691. En 1698, il publie l'Abrégé de l'histoire de&lt;br /&gt;Port -Royal et meurt l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tragédie racinienne s'inspire du modèle grec. La fatalité y joue un rôle prépondérant, et enferme le héros dans une situation inextricable qui, dès le premier acte, annonce un dénouement tragique. L'univers cruel dans lequel les personnages évoluent est marqué par la fatalité et le pessimisme. Les tragédies portent généralement le nom de la principale victime. Le personnage racinien n'est donc pas héroïque comme dans les tragédies de Corneille. Même s'il est roi, il est faible : il hésite longuement quant à ce qu'il doit faire et nous laisse l'image d'une créature subissant l'ordre d'une fatalité émanant soit d'une puissance humaine ou surnaturelle, soit de l'empire d'une passion. Le théâtre racinien met en scène la force dévastatrice de la passion : elle gouverne l'action et détermine les événements jusqu'à s'imposer comme la raison suprême du drame qui se déroule sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concentrée sur les sentiments, l'action des tragédies de Racine est inséparable de la puissance évocatrice du langage. La forme poétique élaborée et la préciosité de la langue sont autant d'éléments qui imposent une distance entre ces œuvres et nous. Pourtant, les périphrases, les allusions, les métaphores, ou les euphémismes sont le véritable théâtre où se noue et se dénoue l'intrigue. Car toute la force de l'action des tragédies raciniennes réside dans l'expression des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en témoigne le ton général de ses œuvres, il y a une incontestable influence du jansénisme chez Racine. À cela s'ajoute le respect de la règle des trois unités : l'action est simple, se déroule dans un lieu unique, et s'étale sur moins de vingt-quatre heures. De même, Racine respecte la règle de bienséance du théâtre classique en ne présentant jamais sur scène les crimes et les horreurs, qui se déroulent dans les coulisses, à l'abri du regard des spectateurs. La fidélité à ces règles d'écriture contribue à créer la sobriété d'une œuvre qui est au plus près des goûts esthétiques de son époque. Racine l'indique dans la préface de Bérénice : "La principale règle est de plaire et de toucher".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, il épouse les règles d'expression et les codes littéraires en vigueur dans la société mondaine du XVIIe siècle. Ainsi, le choix des sujets, empruntés à l'Antiquité gréco-latine, à l'Histoire, ou à la Bible, participe de cette grandeur et de cette gravité chères au classicisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Andromaque (1667).&lt;br /&gt;• Les Plaideurs (1668).&lt;br /&gt;• Britannicus (1669).&lt;br /&gt;• Bérénice (1670).&lt;br /&gt;• Bajazet (1672).&lt;br /&gt;• Mithridate (1673).&lt;br /&gt;• Iphigénie (1674).&lt;br /&gt;• Phèdre (1677).&lt;br /&gt;• Esther (1689).&lt;br /&gt;• Athalie (1691).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LA FONTAINE (Jean de), 1621-1695&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine naît en 1621 à Château-Thierry. Sa famille y possède la charge de Maître des Eaux et Forêts, qu'il occupera à partir de 1652. Après des études classiques, il obtient le titre d'avocat au Parlement. En 1647, il épouse une parente éloignée de Racine, Marie Héricart. Le mariage échoue : la jeune femme est une Précieuse, La Fontaine un mari volage. En 1658, La Fontaine s'établit seul à Paris. Il y fréquente le cercle des Chevaliers de la Table Ronde, où il rencontre Furetière et Tallemant des Réaux. Admirateur de Malherbe et de Voiture, il complète sa formation par de multiples lectures. Rabelais, Marot, Boccace, mais aussi Homère, Platon, Horace, Virgile et Ovide lui fournissent des modèles dont l'influence se retrouve dans ses écrits ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1657, il est présenté au ministre des Finances de Louis XIV, Fouquet,&lt;br /&gt;et en obtient une pension. La Fontaine côtoie notamment Mlle de Scudéry, Scarron, Perrault, Corneille et Molière, qui bénéficient du mécénat&lt;br /&gt;du ministre. Il exprime sa reconnaissance dans des pièces comme&lt;br /&gt;Le Songe de Vaux (1658), qui exalte la splendeur (entrevue en rêve)&lt;br /&gt;du château de Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Jaloux du prestige et des&lt;br /&gt;richesses accumulés par son ministre, Louis XIV le fait arrêter en 1661.&lt;br /&gt;Le cercle des admirateurs se disperse, mais La Fontaine manifeste à son ancien protecteur une fidélité qu'il exprime dans des textes (Elégie aux nymphes de Vaux, 1661) où il sollicite la clémence royale. Célèbre mais sans fortune, il cherche de nouveaux protecteurs aristocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduit dans les salons parisiens, chez la duchesse d'Orléans au Palais du Luxembourg, chez Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de la Sablière,&lt;br /&gt;il obtient aussi la protection de Marie-Anne Mancini (nièce de Mazarin).&lt;br /&gt;Ses textes rencontrent une large audience, avec la publication des premiers recueils de Contes et Nouvelles en vers, inspirés de Boccace et de l'Arioste (1665-1666). En 1668, il publie le premier recueil des Fables.&lt;br /&gt;Auteur reconnu, La Fontaine pratique aussi bien des genres légers qu'une littérature à vocation moralisatrice (Recueil de Poésies chrétiennes, 1671).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1672, à la mort de la duchesse d'Orléans, il trouve une nouvelle protectrice en la personne de Mme de la Sablière. Férue de science et de culture, elle permet à La Fontaine de pratiquer ses dons de "papillon du Parnasse" aux inspirations multiples. La Fontaine s'essaie à l'opéra avant de se brouiller avec Lulli. Il publie d'autres Contes (1675). Ses poésies de circonstance (Ode à la Paix, 1674), ses poésies didactiques (Le Quinquina, 1682), mais aussi et surtout le Second recueil des Fables (1678-1679) illustrent son talent de touche-à-tout. Ses succès lui ouvrent les portes de l'Académie Française en 1684. Il prend le parti des Anciens dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Sentant l'âge venir, La Fontaine renonce solennellement à sa vie mondaine et se convertit au christianisme sous l'influence retrouvée de Mme de la Sablière (1692). Il passe les dernières années de sa vie chez M. et Mme d'Hervart à Bois-le-Vicomte, où il compose le Livre XII des Fables, et meurt le 13 avril 1695.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fontaine laisse une œuvre aux multiples facettes, dont la physionomie s'explique par les conditions de sa rédaction. Il laisse des textes de circonstances, et exerce son talent dans des genres (comme la poésie didactique et descriptive) dont la postérité n'a pas toujours retenu les manifestations. Il demeure donc à nos yeux l'homme d'une grande œuvre, ses Fables imitées des auteurs antiques (Esope et Phèdre). A la différence de ces derniers qui plaçaient la narration au service exclusif de la moralité,La Fontaine l'enrichit de dimensions nouvelles. Un sens aigu de la dramatisation, une grande finesse psychologique, une large faculté d'observation mise au service de valeurs humanistes (derrière les masques animaliers, le fabuliste n'hésite pas à aborder des questions sociales et à dresser le portrait satirique des injustices du temps) permettent au poète de renouveler durablement le genre. Destinées dès l'origine à l'édification de la jeunesse, les Fables connaissent depuis trois siècles auprès de toutes les classes d'âge un succès qui ne s'est jamais démenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le Songe de Vaux (1658)&lt;br /&gt;* Elégie aux nymphes de Vaux (1662)&lt;br /&gt;* Contes et Nouvelles en vers : Premier recueil en 1665, Deuxième recueil en 1666, Troisième recueil en 1671. Nouveaux Contes (1675).&lt;br /&gt;* Epître à Huet (1687), contenant les prises de positions de La Fontaine dans la querelle des Anciens et des Modernes.&lt;br /&gt;* Fables : Premier recueil (Livres I à VI) en 1668, Deuxième recueil (Livres VII à XI) en 1678, Troisième recueil (Livre XII) en 1694.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du classicisme au siecle des lumières( 1685 -1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Querelle des Anciens et des Modernes. C'est la rédaction en français, et non en latin, des inscriptions des tableaux de Lebrun exposés dans la galerie de Versailles qui ouvrit la Querelle. Partisans des auteurs modernes dont ils apprécient le talent et les productions, un certain nombre d'écrivains, dont le conteur Charles Perrault (1628-1703) et le philosophe Fontenelle (16571757), s'opposent à certains de leurs contemporains, comme Boileau ou Racine, convaincus de la supériorité des auteurs de l'Antiquité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le postclassicisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1685 à 1715 , Louis XIV consolid son édifice , mais il n’évite pas la rigidité. Elle apparaît . dès le dèbut de la période , avec la révocation de l’édit de Nantes . Elle marque la fin de ce long règne , qui s’achève dans la sclérose . Dans le domaine littéraire , les solutions classiques commencent, elles aussi , à s’user .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman , la poésie et le théâtre sont en crise .mais certains écrivains essaient de faire souffler un vent nouveau : le romancier Robert Challe ( 1658 – 1720 ) remet en cause l’écriture romanesque traditionnelle, tandis que jean de la Bruyère ( 1645 – 1696 ) , pierre Bayle ( 1647 – 1706 ) ou Fontenelle ( 1657- 1757 ) soulignent la nécessité de réformes politiques et sociales : le XVIIIeme siècle se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;contexte :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 2e partie du règne de Louis XIV : sclérose de la monarchie absolue (désenchantement, guerres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-post-classicisme : à l’orée du siècle des Lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-querelle des Anciens et les Modernes : C. Perrault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-persistance de la littérature d’idées : P. Bayle, Fontenelle, La Bruyère, Fénelon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-romanciers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Challe :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; nouveauté, multiplication des ruptures dans le récit ; le narrateur est moins apparent ; roman proche de la fiction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B : &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lesage :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; idéalisme, roman picaresque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Vers le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du siècle la littérature perd de son éclat. La querelle des Anciens et des Modernes s'engage. Ce sont des discussions à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle qui portent sur la notion du progrès dans le domaine artistique. Les Anciens dont La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, prétendent que tout est découvert, tout est inventé, donc il n'y a pas de progrès dans l'art. Les Modernes de leur côté et surtout Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des «Contes de la mère l'oie» (1697), affirment qu'il reste beaucoup à trouver et à améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuté, contesté, mis en cause, avec tout cela le XVIIe siècle occupe une place très importante dans la littérature française et s'impose durablement aux écrivains des générations futures. Le XVIIIe siècle s'inspirera aussi de cet héritage et ajoutera son propre apport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIe siècle est une époque contrastée qui a connu beaucoup de problèmes religieux et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est découpé en 4 grandes périodes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A : Les excès du baroque (1598-1630) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B : Avant le classicisme, vers la normalisation (1630-1661)&lt;br /&gt;C : Le classicisme (1661-1680)&lt;br /&gt;D : Après le classicisme (1680-1715)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( Azadunifr )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-3620721249424533670?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/3620721249424533670/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=3620721249424533670' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3620721249424533670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/3620721249424533670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/le-xviie-sicle-le-sicle-classique-un_9910.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-8580599819832196923</id><published>2008-12-04T22:57:00.000-08:00</published><updated>2008-12-04T23:01:50.415-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La Princesse de Clèves&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Princesse de Clèves est un roman publié anonymement par Marie-Madeleine de La Fayette en 1678. Cette œuvre est considérée comme le premier roman moderne de la littérature française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Préciosité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa jeunesse, Madame de La Fayette fréquente les salons précieux de l’hôtel de Rambouillet et de Madeleine de Scudéry. La préciosité marque encore le siècle, et l’influence de l’ouvrage phare du courant, l'Astrée d’Honoré d'Urfé, se fait toujours sentir dans la littérature. Madame de la Fayette n’est donc pas exempte de préciosité, lorsqu’elle écrit la Princesse de Clèves.&lt;br /&gt;Le premier aspect de préciosité est donc extérieur à l’œuvre, puisqu’il concerne Madame de Lafayette elle-même. En effet, étant une femme écrivain, elle s’inscrit dans la lignée de ces précieuses lettrées, symbolisées par Madeleine de Scudéry. Une œuvre issue de la fréquentation des salons précieux et écrit par une femme porte alors la marque de la préciosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première et la plus évidente des marques de préciosité dans la nouvelle est l’importance accordée au thème de l’amour, et la forme que ce dernier prend. Les salons précieux, en effet, se nourrissent de discussions sur l’amour, dans le but de résoudre des cas typiques (Une femme doit-elle céder à son amant ?). L’amour est un thème central du mouvement précieux. Ce type de problèmes se retrouvent dans l’ensemble de l’œuvre, de manière plus ou moins explicite. Par exemple, l’aveu que Madame de Clèves fait de son amour pour Monsieur de Nemours à son mari est un cas typique de question précieuse : une femme doit-elle avouer qu’elle a un amant à son mari ? De la même façon, le comportement de Madame de Tournon pose certaines questions d’amour : une femme doit-elle promettre un mariage ? Une femme doit-elle épouser l’homme qu’elle aime ? Enfin, la situation la plus explicite de conversation précieuse est celle qui fait discuter la reine Dauphine et le Prince de Condé de l’opinion de Monsieur de Nemours, qui ne veut pas que sa maitresse aille au bal.&lt;br /&gt;Autre manifestation de la préciosité, la Princesse de Clèves et le Duc de Nemours, qui représentent en quelque sorte l’idéal précieux : beaux, intelligents et gracieux. Ils sont appelés à être au-dessus des autres humains. En somme, ils concentrent en eux toutes les qualités nécessaires à l’amour idéal, l’amour pur. Cela dit, l’amour précieux demeure généralement malheureux, comme celui qui unit la princesse et le duc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l’amour est toujours teinté de jalousie, de tromperies. L’idéal précieux demeure un idéal, c’est-à-dire qu’il ne peut se réaliser que dans un cadre utopique semblable à celui de l’Astrée. Or, Madame de Clèves demeure irrémédiablement ancrée dans la réalité historique ; elle ne peut échapper à la jalousie. « Mais elle se trompait elle-même ; et ce mal, qu’elle trouvait si insupportable, était la jalousie avec toutes les horreurs dont elle peut être accompagnée. » (Deuxième Partie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conception de l’amour précieux s’illustre par ailleurs dans les valeurs défendues, au fil de la nouvelle, par divers personnages. De façon assez générale, ces valeurs reprennent celles qui sont modélisées par la Carte de Tendre. Elles constituent l’idéal amoureux précieux, idéal bien entendu inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poids de la préciosité dans la Princesse de Clèves se remarque également par l’emploi continu d’un vocabulaire précieux, vocabulaire éthéré, termes vagues, et néologismes précieux sous la forme d’adverbes. Deux exemples de cet emploi du vocabulaire précieux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• « [...] elle loua Monsieur de Nemours avec un certain air qui donna à Madame de Chartres la même pensée qu’avait eue le chevalier de Guise » (Première Partie)&lt;br /&gt;• « Je crois devoir à votre attachement la faible récompense de nous cacher aucun de mes sentiments et de vous les laisser voir tels qu’ils sont. » (Quatrième Partie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé de La Princesse de Clèves&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Princesse de Clèves est un roman écrit par Marie-Madeleine de La Fayette en 1678. Il est considéré comme le premier véritable roman français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'histoire :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette fin du règne de Henri II, la cour de France brille d’un éclat insurpassable. Autour du roi, de sa favorite Mme de Valentinois (titre porté par Diane de Poitiers) que tolère la reine Catherine de Médicis, toute une humanité d’élite vit dans une fête perpétuelle. Une galerie de rois et de princes s’offre à nous, parmi lesquels se détachent le prince de Clèves, homme de bravoure et de modération, et le duc de Nemours, ''chef-d’œuvre de la nature'' aux innombrables succès féminins. De féroces luttes d’ambition, arbitrées par Mme de Valentinois, divisent par ailleurs cette cour, et se révèlent surtout lors des mariages princiers. On apprend qu’Elisabeth, nouvelle reine d’Angleterre, éblouie par la réputation du duc de Nemours, songe à l’épouser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une princesse d’une exceptionnelle beauté fait alors son apparition à la cour, Mlle de Chartres, un des plus riches partis du royaume. Sa mère, Mme de Chartres, lui a enseigné les mérites de la fidélité conjugale et songe à la marier. En visite chez un joaillier, la jeune fille éblouit par sa beauté le prince de Clèves. Celui-ci cherche à revoir la belle inconnue. Devenu passionnément amoureux, il souhaite l’épouser, en dépit de nombreux rivaux. Heureusement pour lui, l’intrigue de cour fait échouer un premier projet de mariage de Mlle de Chartres, puis un second, plus brillant encore. Libéré par la mort de son père, opposé à ce mariage, le prince de Clèves peut faire sa déclaration à Mlle de Chartres : celle-ci accueille cette proposition sans répugnance ni joie particulière ; et le mariage se trouve conclu. M. de Clèves sent bien que la jeune fille n’a choisi qu’une union de convenance, et lui avoue son amertume. Mme de Chartres, tout aussi lucide, recommande à sa fille une fidélité à toute épreuve. On célèbre au Louvre une cérémonie magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage ne change rien aux sentiments de Mme de Clèves envers son époux ; celui-ci se ronge d’inquiétude. Pendant ce temps, M. de Nemours se prépare à se rendre à la Cour d’Angleterre, en équipage magnifique, pour épouser la reine Élisabeth. Il revient à Paris pour le bal de fiançailles de la fille du roi. La princesse de Clèves - informée par ailleurs de son éclatante réputation - danse alors avec lui, mais sans connaître son identité. Le couple qu’ils forment attire tous les regards. M. de Nemours est subjugué ; la princesse, troublée, affecte de ne pas deviner qui il est. Mme de Chartres devine aisément les menaces qui pèsent sur sa fille. Les jours suivants, la princesse n’a d’yeux que pour M. de Nemours, et celui-ci conçoit pour elle une passion violente. Mme de Chartres raconte à sa fille la carrière tumultueuse de Mme de Valentinois, maîtresse jalouse du roi Henri II, après l’avoir été du père de celui-ci, François 1er ; cette rivalité du père et du fils, au sujet d’une même femme, eut de graves conséquences pour l’État. Cependant, Nemours est transformé par la passion : maîtresses, amis, projet de mariage royal, il oublie tout, sans avouer ses raisons à personne. A quelque temps de là, le maréchal de Saint-André, autre soupirant de Mme de Clèves, donne un grand bal. Il compte ainsi éblouir la princesse, mais Mme de Clèves apprend que M. de Nemours ne peut se rendre à ce bal et qu’il regrette son éventuelle présence à cette fête. Aussitôt, prétextant une maladie, elle refuse l’invitation au bal. Mme de Chartres, une fois de plus, perce le jeu de sa fille, Dans son désir de la détromper au sujet de M. de Nemours, elle éveille en fait sa jalousie. Mme de Clèves découvre en elle-même un sentiment nouveau, l’amour, et son mari n’en est pas l’objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme de Chartres tombe malade. M. de Nemours, par tous les moyens, cherche à revoir la princesse, laquelle ne peut s’empêcher d’être charmée de sa vue. Mourante, Mme de Chartres adresse à sa fille des recommandations solennelles : elle a deviné sa passion, et l’adjure de ne pas y succomber. Mieux vaut à ses yeux un départ héroïque de la cour qu’une réputation perdue. A la mort d’une mère qui lui aurait été d’une grande aide, Mme de Clèves mesure son irrémédiable solitude. Elle part pour la campagne avec son époux. Celui-ci, bouleversé par une nouvelle qu’il vient d’apprendre, travaillé peut-être par une inquiétude secrète, va lui montrer les conséquences d’un amour coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. de Clèves raconte à sa femme la surprenante histoire de Mme de Tournon. Cette veuve inconsolable affichait aux yeux de tous une vertu austère. Or, M. de Clèves vient d’apprendre que son ami Sancerre l’aimait en secret depuis deux ans et qu’il en était aimé. Une récente froideur de Mme de Tournon avait pu donner quelque inquiétude à Sancerre ; M. de Clèves lui avait conseillé de tout accueillir avec égalité d’âme... Voilà que Mme de Tournon vient de mourir subitement, et Sancerre apprend peu après qu’elle aimait en secret un autre homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme de Clèves reste perturbée par ce récit. Elle retourne à Paris, sûre de dominer ses sentiments à l’égard du duc de Nemours. A la cour, on ne parle que de la mystérieuse passion de celui-ci, qui lui fait négliger l’amour que lui porte la reine d’Angleterre. Mme de Clèves sent à nouveau un trouble s’emparer d’elle, involontairement attisé par la dauphine, qui s’imagine être cette femme aimée en secret. Lors d’une visite, M. de Nemours, à mots couverts, déclare sa passion à Mme de Clèves ; celle-ci ne sait que répondre et regrette aussitôt son silence. Elle se résout à n’avouer jamais à M. de Nemours la passion qu’elle lui porte, à fuir sa présence, cependant que l’idée de tout avouer à son mari traverse son esprit. Mais cette résolution se révèle difficile à exécuter. La dauphine lui conte l’histoire d’Anne de Boulen, mère d’Élisabeth : par ambition, cette femme a contribué à détacher le roi Henri VIII de Rome, et de ce fait, de la religion catholique. Après son mariage avec le roi, elle a vite été victime de sa jalousie, comme en témoigne sa fin tragique (condamnée à mort pour adultère).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profitant d’une séance de pose, où se font peindre Mme de Clèves et d’autres dames de la cour, le duc de Nemours dérobe adroitement un portrait de cette princesse, propriété de son mari : l’amour, et la jalousie envers M. de Clèves, lui ont dicté ce geste peu délicat. Seule Mme de Clèves a pu le voir et ne sait quel parti adopter. Par une déclaration brûlante, le duc pousse son avantage. La princesse reste en proie aux remords les plus vifs et pense une nouvelle fois tout avouer à son mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On prépare un grand tournoi à l’occasion du mariage d’une fille du roi. En essayant un cheval, M. de Nemours fait une chute et se blesse. Mme de Clèves ne peut alors lui cacher son émotion. Radieux, M. de Nemours se remet vite. Mme de Clèves souffre de sentir qu’elle n’est plus maîtresse d’elle-même. Un détail fortuit va enflammer sa jalousie : la dauphine lui remet une lettre, tombée paraît-il de la poche de M. de Nemours : une femme folle de passion y accuse son amant d’infidélité et de dissimulation. La jalousie mène Mme de Clèves au désespoir. Elle regrette de n’avoir pas écouté sa mère, qui lui conseillait de quitter la cour. Elle songe encore à tout dire à un mari si généreux. La lettre, en fait, a été perdue par le vidame de Chartres (oncle de Mme de Clèves), qui cherche par tous les moyens à retrouver ce document compromettant. Le vidame conte à M. de Nemours son amour secret pour Mme de Thémines, auteur véritable de la lettre, et son engagement auprès de la reine Catherine de Médicis : celle-ci lui a proposé de devenir son confident, à condition qu’il s’abstienne de toute aventure sentimentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous aucun prétexte, Catherine de Médicis ne doit avoir connaissance de la lettre écrite par Mme de Thémines : elle retirerait sa confiance au vidame de Chartres. Celui-ci presse donc M. de Nemours de dire à tous que la lettre lui a été adressée. M. de Nemours accepte, à condition de pouvoir fournir à Mme de Clèves une preuve secrète de la vérité. Il se rend ensuite chez elle, et peut ainsi la détromper. La dauphine alors, sur ordre de la reine Catherine de Médicis, redemande à Mme de Clèves la lettre qu’elle lui a confiée la veille, mais que celle-ci, par malheur, a déjà rendue à son véritable destinataire, le vidame de Chartres. Fort embarrassée, la princesse reconstitue de mémoire, aidée de M. de Nemours, le contenu de cette lettre : en un délicieux tête-à-tête, l’héroïne, grisée, joue avec le feu. La reine n’est pas dupe : elle retire sa confiance au vidame, et poursuit la dauphine de sa haine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La princesse de Clèves revoit avec effroi la passion qu’elle a marquée envers M. de Nemours. La honte la saisit de manquer à un homme aussi droit que son mari, tout comme la crainte d’aimer un inconstant. Pleine d’incertitude, elle part pour le château de Coulommiers, sa résidence de campagne. M. de Nemours s’y rend en secret à son tour et, caché dans un pavillon du parc, surprend une conversation entre les deux époux. M. de Clèves, intrigué par le goût soudain de sa femme pour la solitude, la presse de questions. Celle-ci finit par lui avouer, sans autre précision, qu’elle a des raisons graves de s’éloigner de la cour ; jamais cependant elle n’a manqué à la fidélité conjugale. Elle implore la compréhension de son mari. D’abord bouleversé par une telle preuve de fidélité, M. de Clèves insiste pour apprendre de sa femme le nom de celui qu’elle aime. Comme elle refuse, il laisse éclater sa jalousie. L’aveu, incomplet, a creusé un fossé entre les époux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restée seule, Mme de Clèves regrette son aveu ; elle a bien du mal à retrouver sa sérénité. M. de Nemours, tout à la joie de ce qu’il vient d’entendre, rentre à Paris et, sous des noms imaginaires, raconte partout cette scène hors du commun. M. de Clèves, lui, cherche à tout prix à connaître l’identité de son rival. Utilisant auprès de sa femme un subterfuge, il acquiert la certitude qu’il s’agit de M. de Nemours. Il lui redit cependant toute la confiance qu’il met en elle. Une tristesse muette gagne les deux époux. Entre-temps, la scène de l’aveu, imprudemment répétée par M. de Nemours, a fait sensation à la cour. La dauphine, de bonne foi, la rapporte à la princesse de Clèves et, devant elle, demande à M. de Nemours s’il n’est pas lui-même le rival mystérieux. Celui-ci se tire d’embarras avec adresse. Mme de Clèves, à cent lieues de penser que M. de Nemours a assisté à l’entretien, soupçonne son mari de l’avoir divulgué par jalousie. Elle lui en fait le reproche que celui-ci, travaillé par le soupçon inverse, repousse avec indignation. Aucune issue ne s’offre aux époux. De son côté, M. de Nemours regrette d’avoir parlé ; il pense avoir perdu Mme de Clèves à tout jamais. Des fêtes splendides s’organisent à l’occasion du mariage de la fille de Henri II avec le roi d’Espagne Philippe II. Mme de Clèves y tient son rang, sans rien laisser paraître. Au tournoi, M. de Nemours porte du jaune sur ses armes, en secret hommage au goût de la princesse. Le roi est tué accidentellement d’un coup de lance, et la cour connaît alors la fièvre d’un changement de règne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François II succède à Henri II. Il chasse aussitôt Mme de Valentinois, la maîtresse de son père. Mme de Clèves obtient de ne pas assister au sacre du nouveau roi, afin de ne pas rencontrer M. de Nemours. Désespéré, celui-ci se présente chez elle, sans succès. M. de Clèves est informé de cette visite tardive. Il éclate contre sa femme en reproches contradictoires : depuis la scène de Coulommiers, avoue-t-il, sa vie n’est plus qu’un enfer. Une lettre de Mme de Clèves, le lendemain, lui rend quelque sérénité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme de Clèves part pour Coulommiers, accompagnée de Mme de Martigues, sœur du duc de Nemours, avec qui elle a de longues conversations nocturnes. Cette dernière rejoint la cour à Chambord, et évoque devant M. de Nemours ces soirées délicieuses en lisière de forêt... M. de Nemours, aussitôt, décide de partir pour Coulommiers, cependant que M. de Clèves attache un espion à ses traces. A la nuit tombée, M. de Nemours s’approche du pavillon où se trouve Mme de Clèves. Il la voit rêver, nouer des rubans sur une canne qui fui jadis à lui, admirer avec passion un tableau où il figure. Comment manifester sa présence ? Il se trahit involontairement. Mme de Clèves, folle de confusion, se retire auprès de ses femmes. S’agirait-il d’une illusion ? Egaré, M. de Nemours quitte le parc, et s’abandonne à des émotions contradictoires. La nuit suivante, il s’approche à nouveau du pavillon, mais Mme de Clèves a préféré, par prudence, rester au château. Le lendemain, le duc profite de la présence de sa sœur, Mme de Martigues, pour rendre au grand jour une visite à Mme de Clèves. En dépit de son trouble, celle-ci parvient à éluder un tête-à-tête périlleux. L’espion de M. de Clèves a tout vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le rapport - pourtant ambigu - de l’espion, M. de Clèves se persuade que sa femme l’a trompé. Une fièvre le saisit, qui donne les plus grandes craintes. Ravagée d’inquiétude, Mme de Clèves se précipite au chevet de son mari. Il lui apprend qu’il meurt par sa faute. Pourquoi cet aveu incomplet de Coulommiers, qu’il n’a pu supporter ? La vie désormais lui fait horreur. Bientôt veuve, Mme de Clèves pourra bien épouser M. de Nemours ; elle regrettera un jour l’amour fidèle et désintéressé que lui portait son premier époux. Comme la jeune femme proteste de son innocence, M. de Clèves l’accuse amèrement d’infidélité, puis accepte de se laisser détromper, avant de rendre le dernier soupir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme de Clèves éprouve une douleur sans bornes. Torturée par le remords, elle se refuse à toute vie sociale. Après quelques mois, elle apprend que M. de Nemours a loué une pièce dans la maison située en face de sa résidence, guettant sa moindre apparition ; peu après, une rencontre fortuite de M. de Nemours achève de réveiller en elle une passion violente, quoique combattue par le remords. De son côté, M. de Nemours estime que plus aucun obstacle ne s’oppose à son amour pour la princesse. Il obtient enfin avec elle une rencontre décisive. En présence de l’homme qu’elle aime, Mme de Clèves ne songe pas à cacher ses sentiments ; elle annonce à M. de Nemours une sincérité entière. Celui-ci révèle alors sa présence lors de la scène de l’aveu, et elle avoue l’amour très ardent qu’elle a pour lui. La joie de M. de Nemours tourne court, car Mme de Clèves ajoute aussitôt que jamais elle ne l’épousera : son devoir (entendons la fidélité à l’époux disparu) s’y oppose. Devant la stupeur de M. de Nemours, elle ajoute une autre raison, également insurmontable : la peur d’être trompée, car les hommes sont inconstants. La scène s’achève dans un désarroi partagé : la princesse ne peut cacher à M. de Nemours qu’elle continuera à l’aimer ; elle lui laisse un timide espoir pour l’avenir, mais demeure ferme dans sa résolution présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de rester fidèle à elle-même, Mme de Clèves part pour un long voyage. Elle fait retraite dans les Pyrénées, où elle tombe bientôt malade, au grand désespoir de M. de Nemours. L’approche de la mort la confirme dans sa résolution. Elle revient à Paris sans renouer avec le monde, et refuse une ultime entrevue avec M. de Nemours dont la passion, par la suite, s’éteint avec les années. La fin de la vie de Mme de Clèves est consacrée à des oeuvres de charité.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/La_Princesse_de_Cl%C3%A8ves"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;La Princesse de Clèves [ sur le net ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-8580599819832196923?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/8580599819832196923/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=8580599819832196923' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8580599819832196923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8580599819832196923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/la-princesse-de-clves-la-princesse-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-8363608894259208715</id><published>2008-12-04T22:48:00.000-08:00</published><updated>2008-12-04T22:52:19.650-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Femme de lettres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme femme de lettres désigne une écrivaine ; c’est la forme féminisée de l’expression française « homme de lettres ». Ce terme se popularise au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, de par le rôle joué par certaines femmes cultivées et d’influence, dans les salons littéraires qu’elles organisent et qui servent de lieu de rencontre et de débats dans le milieu intellectuel parisien, et jouent ainsi un rôle prédominant à l’époque classique puis à celle des Lumières. Ces femmes jouèrent également un rôle de pionnières dans la conceptualisation de la pensée féministe, qui conduisit plus tard à la création des premiers mouvements féministes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son ouvrage Une chambre à soi, Virginia Woolf analyse l’influence de la condition féminine sur le travail artistique des écrivaines. Découragé, bridé[1], le talent de certaines femmes de lettres ne put être que le pâle reflet de ce qu’il aurait pu être en des circonstances sociales et financières plus propices à l’exercice de leur art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les femmes dans la littérature de la fin de l’époque moderne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’activité littéraire des femmes fut souvent bridée par les conceptions sexistes et la structure sociale des sociétés occidentales des époques moderne et contemporaine. Leurs travaux sont souvent critiqués, minimisés, par leurs contemporains masculins et féminins. L’activité littéraire des femmes empreinte donc souvent à cette époque et plus tard des voies détournées, comme la publication anonyme (Jane Austen) ou l’usage de pseudonymes masculins : les sœurs Brontë, George Sand, George Eliot, y ont par exemple eu recours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir du XVIe siècle, des femmes de la noblesse, influentes et cultivées, organisent des salons littéraires qui deviennent au cours des deux siècles suivant des hauts lieux de la vie culturelle. Leurs contributions à l’élaboration et la transmission des idées des Lumières et la vie intellectuelle parisienne et européenne est donc majeure. Des femmes de lettres comme Madeleine de Scudéry, mieux connue sous son pseudonyme de « Sappho », s’y illustrent, et ont une carrière littéraire très dense, même si dans le cas de Sappho, une partie de ses œuvres est publiée sous le nom de son frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échange de correspondance est également une activité littéraire qu’elles exercent, certaines devenant des témoignages célèbres d’une époque, et évoluent vers un véritable genre littéraire caractérisant les romans épistolaires. Le cas des correspondances de l’épistolière Marie de Sévigné est à ce titre exemplaire : rédigées au XVIIe siècle, ses lettres sont publiées de façon clandestines en 1725, puis publié officiellement part sa petite fille en 1734-1737 et en 1754, et rencontrent une grande popularité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écrits de ces femmes apportent souvent à la littérature une vision féminine particulière, allant de simples badinages, à des critiques piquantes de personnalités ou des structures sociales de leur époque. Avec ces écrits émergent également les premières conceptualisations de l’ère contemporaine qui donneront naissance au féminisme. La femme de lettres Olympe de Gouges emprunte ainsi une carrière politique et de polémiste, dont les écrits portent en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs : elle est notamment l’auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Les idées révolutionnaires françaises se répandant en Europe, l’institutrice anglaise Mary Wollstonecraft publie en 1792 son pamphlet révolutionnaire et féministe, Défense des droits de la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces femmes de lettres et leurs écrits sont parfois vivement critiqués, par les deux sexes, à cause de leur statut de femme : le critique littéraire Samuel Johnson compare ainsi les femmes prédicateurs à « un chien en train de danser : vous êtes étonné de le voir réaliser un tour, mais sa danse demeure boiteuse et mal exécutée. » Toutefois, cette critique-ci s’inscrit dans le contexte particulier de la société anglaise du XVIIIe siècle. D’autres sont mieux accueillies et font l’objet d’une véritable reconnaissance sociale et littéraire. Malgré l’aspect parfois subversif de ses écrits vis à vis de la société patriarcale et machiste de son époque, Madeleine de Scudéry devient la première femme à recevoir le prix de l’éloquence de l’Académie française.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-8363608894259208715?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/8363608894259208715/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=8363608894259208715' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8363608894259208715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/8363608894259208715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/femme-de-lettres-le-terme-femme-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-7876595579811947487</id><published>2008-12-04T22:43:00.000-08:00</published><updated>2008-12-04T22:48:25.900-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STjN7garh9I/AAAAAAAAAN4/a6jgczhFSsk/s1600-h/La-Fayette.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 135px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276193385662351314" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STjN7garh9I/AAAAAAAAAN4/a6jgczhFSsk/s200/La-Fayette.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Marie-madeleine de LA FAYETTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( 1621 -1695 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette, plus connue sous le nom de Madame de La Fayette, est une femme de lettres française. Elle est née le 18 mars 1634 à Paris, morte le 25 mai 1693. Elle a écrit le premier roman historique français, La Princesse de Clèves, souvent considéré comme le premier roman moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Madeleine Pioche de La Vergne naît à Paris en 1634. Son père est écuyer et appartient à l'entourage de Richelieu. Sa mère, fille d'un médecin du roi est au service de Mme de Combalet, nièce du cardinal de Richelieu. La future Mme de La Fayette est de petite noblesse mais son érudition, sa beauté et la richesse de sa famille, lui ouvrent vite les portes des salons parisiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père meurt alors qu'elle n'a que quinze ans. L'année suivante sa mère se remarie avec le chevalier Renaud de Sévigné, l'oncle de la Marquise de Sévigné. Celle-ci devient l'amie intime de Marie-Madeleine . Elles resteront amies toute leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A seize ans, Marie-Madeleine fréquente les salons de Mlle de Scudéry et l'hôtel de Rambouillet. Elle devient demoiselle d'honneur de la régente Anne d'Autriche. Elle se retrouve ainsi au cœur des intrigues de la Cour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq ans plus tard, en 1655, elle épouse le comte de La Fayette, le frère d'une favorite de Louis XIII. M. de La Fayette, officier en retraite de 38 ans, et qui est veuf est d'une grande noblesse, mais il est sans argent. Ce mariage de raison ( il a 17 ans de plus qu'elle) vaut à Marie-Madeleine une vie sans passion mais sans tragédie. Les époux adopteront un mode de vie les satisfaisant tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d'Auvergne. Mme de La Fayette se fixe dans son prestigieux hôtel de la rue Vaugirard et y ouvre son propre salon. Ses amies les pus proches sont sa cousine , Mme de Sévigné, et Henriette d'Angleterre, la belle-sœur du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1660, Mme de La Fayette noue une relation d'amitié avec La Rochefoucauld. Leur amitié durera jusqu'à la mort de La Rochefoucauld en 1680. Grâce à La Rochefoucauld , Mme de la Fayette qui aime les livres et qui a beaucoup lu rencontre Racine, le vieux Corneille, Boileau et beaucoup d'autres auteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rochefoucauld et plusieurs de ses amis la poussent à écrire et collaborent avec elle. Elle refuse de signer sous son propre nom ou de prendre un pseudonyme . Elle publie donc des œuvres anonymes ou choisit le nom de l'un de ses amis (notamment Segrais, académicien). Dès 1662, elle publie une nouvelle historique : La Princesse de Montpensier, puis Zaïde, un livre en deux tomes qui connaît un grand succès .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1678, parait la Princesse de Clèves, qui connaît un immense succès. Comme l'indique Henriette Levillain : ''Le livre déborde largement les frontières des salons mondains et devient un sujet de conversation général et un objet de débat sans fin, notamment en raison de la scène de l'aveu par Mme de Clèves à son mari de sa passion pour le duc de Nemours , écoutée par celui-ci en cachette.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans après la parution de la Princesse de Clèves , en 1680, La Rochefoucauld meurt . Cette disparition laisse Mme de La Fayette inconsolable. Mme de Sévigné confiera : ''je crois que nulle passion ne peut dépasser une telle liaison ''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis trois ans plus tard, c'est la mort de son mari, le Comte de La Fayette. Mme de la Fayette se retire pour se consacrer à la religion. Elle meurt en 1693.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La princesse de Monpensier (1662)&lt;br /&gt;La princesse de Clèves (1689)&lt;br /&gt;Romans et nouvelles (1989)&lt;br /&gt;Zayde (1671)&lt;br /&gt;Histoire de Madame Henriette d'Angleterre (1720)&lt;br /&gt;Mémoires de la cour de France pour les années 1688 et 1689 (1828)&lt;br /&gt;La Comtesse de Tende (posthume, 1&lt;br /&gt;718)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-7876595579811947487?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/7876595579811947487/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=7876595579811947487' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/7876595579811947487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/7876595579811947487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/marie-madeleine-de-la-fayette-1621-1695.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/STjN7garh9I/AAAAAAAAAN4/a6jgczhFSsk/s72-c/La-Fayette.jpg' height='72' 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گذاشتن به چندین ویژگی مشترک هنری و ادبی به وجود آمد و هنرمندان، نویسندگان و شعرا آن را تحت عنوان «سبک باروک» نامگذاری کردند.&lt;br /&gt;جهان بینی و خصوصیات سبک باروک&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;۱ـ بی ثباتی دنیا: یکی از اساسی ترین تفکرات باروک این است که شناخت و دانش بشر از جهان پیرامون خود کامل و صد در صد نیست، چون دنیا بی وقفه در حال تحول، دگرگونی و بازسازی است و هیچ چیز ثابت و قطعی نیست. به عنوان مثال، این تغییر و تحول در طبیعت کاملاً محسوس است. توالی فصلها، نشانه هایی ملموس از این تغییر شکل بی وقفه دنیا است.&lt;br /&gt;۲&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ـ انسان آزاد: انسان محکوم به سرنوشت نیست، بلکه حاکم بر تقدیر خود است، چون این دنیا ثابت و بدون تغییر و تحول و قوانین حاکم بر آن نیز قطعی و غیر قابل نقض نیست، بودن انسان در چنین شرایطی، آزادی عمل، قدرت انتخاب و توانایی تصمیم گیری با تمام آگاهی را برای او به دنبال دارد.&lt;br /&gt;۳ـ نپذیرفتن چیزی بطور قطعی و مسلم: باروک به واقعیتهای قطعی و صد درصد ایمان ندارد، بلکه عقیده دارد که همه چیز در ظاهر نمودار می شود. باروک به آنچه که در «ظاهر وجود دارد» اهمیت می دهد نه به آنچه که «واقعاً هست.»&lt;br /&gt;۴ـ واقعیت و توهم: پیروان سبک باروک معتقد هستند که بین حقیقت و خیال، ظاهر و باطن مرز مشخصی وجود ندارد و کاملاً از هم قابل تفکیک نیستند. شاید آنچه را که خیالی می دانیم، عین واقعیت باشد و شاید هم برعکس، تمام واقعیتهای ذهنی ما همه خیالی بیش نباشد.&lt;br /&gt;۵ دنیا صحنه نمایش است: زندگی تئاتری توأم با خواب و بیداری، عشق و عقل، جنون و شیفتگی، خیال و حقیقت است. انسان باید دراین صحنه زندگی بانقابی بر چهره نقش بازی کند یعنی باید بازیگر صحنه زندگی خودباشد. و بازیگر این صحنه، انسان، باید با گذاشتن نقاب، واقعیت را پنهان کند که این کتمان و بازیگری نوعی خودسازی است زیرا با تظاهر به خوب و شریف بودن، واقعاً می توان خوب و شریف شد.&lt;br /&gt;۶ باید مدرن بود: درعصر باروک دیگر از قدما تقلید و پیروی نمی شود، بلکه بیشتر به دنبال چیزهای نو و جدید و خلاف روال معمول هستند.&lt;br /&gt;۷ مخاطبان متمدن: مخاطبان باروک مردمان با فرهنگ و متمدن هستند ولی الزاماً دانشمند و فاضل نیستند.&lt;br /&gt;۸ افراط: هنرمندان سبک باروک در خلق آثار خود گاهی زیاده روی می کنند و ازنظر آنان هر افراطی به نام «آزادی خلاق» مجازاست.&lt;br /&gt;قالبهای ادبی و هنری: سبک باروک در همه هنرها منجمله: نقاشی، معماری، سینما، موسیقی، تئاتر، شعر و هنرهای تجسمی راه پیداکرد.&lt;br /&gt;معمولاً درقالبهای ادبی باروک به صنایع ادبی بویژه تضاد، مجاز و استعاره توجه خاصی می شود.&lt;br /&gt;۱ تئاترهای تراژدی ـ کمیک و نمایشنامه های روستایی (Pastoral) که از یک عشق ساده در دل طبیعت ناشی می شود دراین دوران بسیار موردتوجه است.&lt;br /&gt;۲ شعر باروک نیز بیشتر اشعار شخصی با تصویرسازی های بسیاردرخشان و گاهی هم با سخنان نامفهوم ارائه می شود.&lt;br /&gt;۳ رمانهای این دوره نیز پر از حوادث و اتفاقهایی است که در مکانها و زمانهای مختلف برای قهرمان باروک روی می دهد. قهرمان باروک خود را در عشق خود حبس نمی کند و پایبند به آن نیست. به همین دلیل اغلب عشقهای باروک بی ثبات و ناپایدار هستند.&lt;br /&gt;۴ معماری نیز از قالبهای بسیارموردتوجه این سبک است. سمبل معماری باروک خطوط منحنی، کج و ناموزون است. تزئینات و نمای ظاهری در معماری سبک باروک بسیاراهمیت دارد.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23564926-2758838388229219127?l=rahxvii2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahxvii2.blogspot.com/feeds/2758838388229219127/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23564926&amp;postID=2758838388229219127' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/2758838388229219127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23564926/posts/default/2758838388229219127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahxvii2.blogspot.com/2008/12/blog-post.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23564926.post-2601039288435054687</id><published>2008-12-04T02:17:00.000-08:00</published><updated>2008-12-04T02:56:52.993-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.c
